Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

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Jeudi 5 décembre 2013

Yémen : Attentat-suicide contre le Ministère de la Défense

Une double attaque a eu lieu à Sanaa, la capitale, contre le Ministère de la Défense yéménite : une voiture piégée a explosé tandis que des assaillants ouvraient le feu sur le bâtiment. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais certains estiment qu’il est le fait d’un groupe terroriste affilié à Al Qaïda, Al Qaïda dans la Péninsule arabique. Selon les responsables politiques officiels au Yémen, Al Qaïda dans la Péninsule arabique a infiltré les services de sécurité, et certains des assaillants ont été repérés portant des uniformes militaires. L’un des membres du gouvernement a imputé la responsabilité de l’attentat à des proches de l’ancien Président, Ali Abdullah Saleh.

Le nombre de morts reporté est contradictoire : certains media parlent de 20 morts et plusieurs dizaines de blessés, tandis que d’autres suggèrent un chiffre bien plus élevé. Il s’agit de l’une des pires attaques qui ait eu lieu depuis 18 mois.

Depuis l’éviction du Président Ali Abdullah Saleh en 2011 sous l’effet des manifestations populaires, un gouvernement intérimaire est en place, qui est chargé d’organiser des élections l’an prochain. Mais le pays est surtout la proie de violents affrontements et une base puissance pour Al Qaïda dans la Péninsule arabique. Des sécessionnistes sont actifs dans le Sud, tandis que des musulmans chiites rebelles occupent le Nord du pays.

Bangui : Attaque de partisans de Bozizé

Des affrontements ont lieu au petit matin à Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Au moins 16 personnes sont mortes. L’attaque est imputée à des partisans de l’ancien Président, François Bozizé, chassé du pouvoir par Michel Djotodia en mars dernier, qui s’est installé à la tête du pays comme le premier dirigeant musulman dans un pays majoritairement chrétien.

Depuis son arrivée au pouvoir, Djotodia a officiellement dispersé ses troupes rebelles du mouvement Seleka et en a intégré une partie dans l’armée, mais selon les observateurs, il n’est pas toujours aisé de savoir qui est en charge de quoi.

L’attaque intervient alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) doit voter une résolution autorisant les troupes françaises à venir rejoindre la mission de l’Union Africaine (U.A.), forte de 2500 troupes, et y ajouter 1000 troupes. L’A.U. peine à restaurer la stabilité dans le pays de 4,6 millions d’habitants, où 10% de la population a été déplacée ces dernières années.

Pour le correspondant de la BBC à Bangui, l’attaque menée par les partisans de Bozizé est une tentative pour faire changer le rapport de force juste avant l’arrivée des troupes françaises.

100 000 Ethiopiens rapatriés d’Arabie Saoudite

L’Ethiopie a rapatrié 100 000 citoyens éthiopiens à la suite de violents affrontements entre policiers et immigrés illégaux. Le rapatriement a commencé il y a un mois, après l’expiration d’un délai d’amnistie de sept mois pour les immigrés sans-papiers. La fin de l’amnistie avait déclenché de violentes hostilités entre immigrés et policiers. Aujourd’hui, “tous les immigrés détenus dans des camps de rétention de Riyadh ont été rapatriés”, a affirmé le Ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom.

L’Ethiopie a affirmé que trois de ses ressortissants étaient morts au cours de ces affrontements. L’ONG Human Rights Watch a demandé à l’Arabie Saoudite l’ouverture d’une enquête sur ces violences et mis en garde contre une catastrophe humanitaire dans les camps de rétention.

L’opération de rapatriement devrait prendre encore une à deux semaines, et concerner 50 000 personnes supplémentaires. Avec 91 millions d’habitants, l’Ethiopie est le deuxième pays le plus peuplé du continent africain et l’un des plus pauvres : la majorité de la population vit avec moins de 2$ par jour.

USA : Grève dans les fast-foods

Dans 100 villes du pays, des travailleurs de fast-foods appellent à une grève générale aujourd’hui pour protester contre les salaires trop bas. Le salaire minimum actuel, de $7,25/h, a été établi en 2009. Les travailleurs demandent son augmentation à $15/h. De son côté, le Président américain Barack Obama a promis de pousser devant le Sénat une augmentation du salaire minimal à $10,10/h. Les Démocrates, qui contrôlent le Sénat, pourraient inscrire le vote à l’ordre du jour ce mois-ci, mais même si la mesure est votée par la Chambre haute, elle pourrait ne pas l’être par la Chambre des Représentants, dominée par les Républicains.

Cette grève est la dernière d’une série. L’industrie du fast-food a fait l’objet de critiques récurrentes, notamment que, depuis la crise de 2008, elle s’est surtout appuyée sur des temps partiels imposés à ses employés. On ignore encore combien de fast-foods seront affectés par la grève. En août dernier, certains ont continué à fonctionner normalement tandis que d’autres étaient complètement bloqués.

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