Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

Nous faisons le point sur les 18 derniers mois et le modèle actuel d'Evening Edition. Merci de votre soutien.

Mardi 3 décembre 2013

RDC : L’ONU lance des drones de surveillance

C’est la première fois qu’une mission de l’O.N.U. déploie des drones, ces engins volants sans pilote. Il s’agit de drones non armés destinés à surveiller l’activité des rebelles près des frontières de la République Démocratique du Congo (R.D.C.), du Rwanda et de l’Ouganda. Cette surveillance s’explique par les soupçons qu’a l’O.N.U. que les groupes rebelles au Nord Kivu reçoivent leurs armes et approvisionnements des pays voisins, ce que le Rwanda et l’Ouganda nient tous deux.

Deux drones ont été déployés à partir de la ville de Goma, à l’Est du pays. Ils ont une portée de 250 km à partir de leur base. Trois autres drones doivent être déployés dans les mois qui viennent.

La mission des Nations Unies, forte de 22 000 troupes – la plus grande mission de l’O.N.U. – a joué un rôle clé le mois dernier dans la défaite du mouvement rebelle M23, mais d’autres groupes opèrent dans la région. “Nous avons besoin d’une image plus claire de ce qui se passe” au sol, a déclaré le chef de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous. Les drones doivent permettre de renseigner sur les activités des groupes armés, mais aussi sur les mouvements des populations civiles.

Thaïlande : Les policiers laissent passer les manifestants

En Thaïlande, où les manifestations ont commencé depuis un mois, les policiers ont laissé les manifestants franchir les barrages en béton qu’ils avaient formés, et atteindre les bureaux de la Première Ministre, Yingluck Shinawatra. Cette nouvelle tournure prise par les événements, alors que des affrontements ont eu lieu entre policiers et manifestants ces trois derniers jours, fait retomber la tension.

“Le siège de la police appartient au public”, a déclaré son chef, le lieutenant général Kamronwit Thoopkrajang. “Il n’y aura pas de gaz lacrymogène aujourd’hui. La nuit dernière, un policier a été blessé par un tir, donc si nous résistons, il y aura d’autres blessés, alors que nous sommes tous Thaïlandais”, a-t-il ajouté.

La police a utilisé des grues pour enlever les barricades et les barrages qu’elle avait formés.

Yingluck Shinawatra a annoncé que le gouvernement avait abandonné l’idée de faire passer la loi d’amnistie controversée, qui avait déclenché les premières manifestations il y a plusieurs semaines.

Ukraine : Echec de la motion de défiance présentée par l’opposition au Parlement

Alors que les manifestations se sont multipliées depuis la semaine dernière en Ukraine, après la décision soudaine du gouvernement de ne pas signer l’accord d’association avec l’Union Européenne (U.E.), une motion de défiance présentée par l’opposition n’a pas obtenu un nombre de voix suffisant pour faire tomber le gouvernement. La motion a recueilli 186 voix, là où 226 auraient été nécessaires.

Avant le vote, le Premier Ministre Mykola Azarov a pris la parole pour s’excuser de l’usage de la force qui a été fait contre les manifestants, en référence aux affrontements du week-end sur la place de l’Indépendance.

De son côté, le Président Viktor Yanukovich a demandé à la Commission Européenne de l’autoriser à envoyer une délégation ukrainienne pour discuter de certains des aspects de l’accord d’association, rejeté sous la pression de Moscou. Le Président de la Commission Jose Manuel Barroso a donné son accord tout en précisant qu’il ne s’agissait pas pour l’U.E. de rouvrir des négociations sur un accord dont les termes avaient déjà été discutés.

Le Président russe Vladimir Poutine a imputé l’organisation des manifestations à des “acteurs extérieurs” qui tentent de déstabiliser le gouvernement légitime au pouvoir en Ukraine.

Allemagne : Les régions tentent d’interdire le parti néo-nazi NPD

Les 16 Länder allemands ont lancé une offensive pour faire interdire le Parti National Démocrate (N.P.D.), parti d’extrême-droite néo-nazi. Ils ont présenté une pétition à la Cour Constitutionnelle où ils ont cité des extraits de pamphlets du mouvement comme “On est soit Allemand de naissance, soit pas Allemand”. Les renseignements intérieurs ont qualifié le N.P.D. de parti “raciste, antisémite et révisionniste”. Il y a une décennie, le gouvernement fédéral avait échoué à le faire interdire, et la Chancelière allemande Angela Merkel, qui craint une autre défaite devant la Cour Constitutionnelle, a choisi de ne pas apporter son soutien. Ce refus a été critiqué par les institutions représentatives des communautés turques et Rom, et par le Conseil Central Juif.

En 2011, les appels à l’interdiction du N.P.D. avaient été renouvelés après la révélation qu’une cellule néo-nazie avait procédé à des meurtres racistes pendant une décennie. Le N.P.D. avait nié tout lien.

L’incertitude demeure sur la réussite de l’interdiction : les affinités avec l’idéologie nazie sont faciles à établir, mais il risque d’être plus difficile de prouver que le N.P.D. travaille à miner les principes de droits humains et de liberté. Les opposants à l’interdiction estiment qu’un bannissement rendrait le parti plus difficile à surveiller et lui ferait une publicité gratuite.

Share on Twitter    Share on Facebook