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Lundi 2 décembre 2013

Ukraine : Les manifestants bloquent les principaux bâtiments officiels

Après une grève générale où des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre la décision du gouvernement de ne pas signer d’accord d’association avec l’Union Européenne (U.E.), 350 000 personnes – la plus grande manifestation depuis la Révolution orange en 2004 – se sont rassemblées ce week-end pour appeler au départ du Premier Ministre Viktor Yanukovich, et des affrontements violents ont éclaté avec la police. Aujourd’hui, les manifestants bloquent les principaux bâtiments officiels à Kiev.

Le pays reste divisé entre ceux qui souhaitent un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine, et les partisans d’un rapprochement avec l’U.E. Même parmi les soutiens de Yanukovich, certains ont été choqués de la brutalité avec laquelle il a annoncé la fin des travaux sur l’accord d’association, qui aurait dû être signé la semaine dernière. La participation élevée aux manifestations a donné aux opposants à Yanukovich l’espoir de changer les choses. Le champion de boxe entré en politique Vitaly Klitschko a ainsi prédit un nouveau gouvernement.

Thaïlande : Affrontements et appel au dialogue

Les manifestations en Thaïlande s’étaient jusque là déroulées dans le calme. Mais des balles en caoutchouc ont été utilisées par des policiers contre des manifestants qui se dirigeaient vers la résidence de la Première Ministre Yingluck Shinawatra. Ce week-end déjà, la police avait fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène contre des manifestants qui tentaient de détruire les barricades qu’ils avaient installées.

Yingluck Shinawatra avait indiqué qu’elle n’autoriserait pas l’usage de la force contre les manifestants. “Je crois que personne ne veut voir l’Histoire se répéter, où les gens ont souffert et perdu la vie”, a-t-elle déclaré notamment en allusion aux manifestations de 2010. Elle a aussi souligné que l’armée s’était positionnée comme “neutre”. Les commandants militaires ont accepté de déployer des troupes pour protéger les policiers à condition qu’ils ne portent pas d’armes.

Alors que les manifestants ont demandé hier à Yingluck Shinawatra de démissionner dans les deux jours et de mettre en place un Conseil du Peuple – car ils accusent le gouvernement d’être en fait dirigé par le frère de Yingluck, en exil -, elle a rejeté cette demande tout en affirmant qu’elle ouvrirait “toutes les portes” au dialogue.

L’ONU met en cause Assad dans les crimes contre l’humanité

C’est la première fois que l’agence des droits humains des Nations Unies met en cause le Président syrien Bachar el Assad si directement dans les crimes contre l’humanité. La Commissaire de l’O.N.U. en charge des droits humains a indiqué que la commission d’enquête sur la Syrie a trouvé “des preuves massives (…) de crimes très graves, crimes de guerre, crimes contre l’humanité” et que ces preuves témoignent d’une responsabilité “au plus haut niveau de gouvernement, y compris au niveau du chef de l’Etat”.

Karzai accuse les Etats-Unis de diminuer leur aide pour faire pression

Le Président afghan Hamid Karzai a accusé hier les Etats-Unis de diminuer l’aide qu’ils apportent à son pays – essence, soutien logistique à la police et à l’armée – pour faire pression sur lui et le contraindre à accepter un accord bilatéral de sécurité dont il a repoussé la signature la semaine dernière, suggérant qu’elle interviendrait après les élections présidentielles afghanes, en avril 2014. Cet accord définit les modalités de la présence américaine en Afghanistan après le départ de la majorité des troupes étrangères en 2014. Les Etats-Unis ont déclaré qu’à moins que l’accord ne soit signé, ils retireront leurs troupes rapidement, comme ils l’ont fait en Irak il y a deux ans.

Mais Washington a aussi immédiatement nié les accusations portées par Karzai.

Somalie : Le Parlement démet le Premier Ministre

Le Parlement somalien a voté par 184 voix contre 65 pour démettre le Premier Ministre Abdi Farah Shirdon. Ce vote intervient dans le contexte d’un affrontement qui l’oppose au Président Hassan Sheikh Mohamud, menaçant un pays qui tente de se remettre de la guerre. Le conflit entre les deux hommes a porté sur la composition du gouvernement et est survenu juste après un scandale sur la corruption à la Banque Centrale. Ces deux événements ont inquiété les bailleurs internationaux de la Somalie, qui craignent le retour en force de militants d’al Shabab, qui contrôlent encore des zones entières du pays.

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