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Jeudi 28 novembre 2013

Berlusconi chassé du Sénat italien

C’est la conséquence de sa condamnation pour fraude fiscale : le Sénat italien a voté hier l’éviction de l’ancien Premier Ministre et figure notoire de la vie politique italienne, Silvio Berlusconi, de ses rangs. Ce vote est surtout le fait des sénateurs de gauche et du Mouvement 5 Etoiles (M5S), dit “populiste”. Le parti de Berlusconi, Forza Italia, s’était retiré du gouvernement de coalition d’Enrico Letta (centre-gauche) la veille.

Berlusconi n’était pas présent au moment du vote, mais a immédiatement fait un discours après, dénonçant avec la grandiloquence qui lui est coutumière “un jour de deuil pour la démocratie”, entonnant le couplet du complot mené contre lui par des juges “de gauche”. Âgé de 77 ans, il a promis que cette exclusion ne signifiait pas son départ de la vie politique italienne.

NSA : Le Canada a autorisé la surveillance électronique pendant les G8 et G20 en 2009 et 2010

Selon les derniers documents livrés par le lanceur d’alerte américain Edward Snowden et étudiés par la Canadian Broadcasting Corporation, le gouvernement du Premier Ministre conservateur Stephen Harper a autorisé l’Agence Nationale de Sécurité américaine (N.S.A.) à mettre en place une surveillance généralisée à Toronto, au Canada en juin 2010, pendant le sommet du G8. L’opération de surveillance de six jours a eu lieu en coopération avec l’homologue canadien de la N.S.A.

Les deux agences de renseignement ont aussi travaillé en coopération avec leur homologue britannique pour surveiller les emails et les appels téléphoniques des diplomates étrangers présents au Royaume-Uni lors du sommet du G20 en 2009.

L’espionnage mis en place pendant les sommets n’a pas seulement permis d’éviter que les personnalités politiques réunies soient la cible d’attaques terroristes, mais a aussi servi la mise en oeuvre de négociations économiques et politiques.

Nouvelles manifestations contre un viol collectif en Inde

L’affaire qui s’est produite vendredi dernier dans l’Etat d’Assam, au Nord-Est de l’Inde, rappelle celle de décembre dernier : une étudiante en médecine avait subi un viol collectif et était morte quelques semaines plus tard des suites de ses blessures. L’événement avait déclenché d’innombrables manifestations dénonçant l’impunité qui prévaut en faveur des violeurs en Inde.

Cette fois, il s’agit d’une femme qui a été jetée d’un rickshaw à trois roues et est morte le lendemain à l’hôpital. Selon des témoins, elle a été violée par trois hommes dans le véhicule, qu’elle empruntait pour aller chercher sa fille à l’école, et battue. La police affirme être en attente de l’autopsie pour déterminer si le viol est avéré.

La nouvelle a provoqué de nombreuses mobilisations, notamment à l’initiatives d’associations étudiantes et d’associations féministes.

Le Japon et la Corée du Sud défient l’espace aérien chinois

Japon et Corée du Sud sont tous deux passés outre de nouvelles règles mises en place par le pouvoir chinois en pénétrant la nouvelle zone aérienne de défense, instaurée samedi. Les nouvelles règles impliquent que les avions qui veulent traverser cette zone, qui recouvre des territoires que réclament Tokyo, Séoul et Taipei, comme les îles Senkaku/Diaoyu, doivent en faire la demande écrite.

Le Japon et les Etats-Unis ont dénoncé la mise en place de ces règles, les Etats-Unis y voyant “une tentative déstabilisante pour altérer le statu quo dans la région”.

Nucléaire iranien : L’AIEA invitée à inspecter le site d’Arak

C’est la première invitation de l’Iran à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (A.I.E.A.) depuis deux ans : ses inspecteurs sont invités à venir visiter le site d’Arak, soupçonné d’être un lieu d’élaboration du programme nucléaire militaire iranien, le 8 décembre. Cette invitation fait partie d’un accord distinct de celui signé dimanche par Téhéran et les P5+1.

Hier, le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a semé la confusion en affirmant que son pays poursuivrait la construction d’un réacteur à Arak, alors que l’accord signé dimanche stipule que les travaux sur le réacteur du site doivent être arrêtés.

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