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Vendredi 22 novembre 2013

Chine : Explosion d’un oléoduc

L’explosion d’un oléoduc dans l’Est de la Chine a fait au moins 35 morts et contaminé l’eau de la mer. L’oléoduc, détenu par Sinopec, le plus grand raffineur chinois, fuyait dans la ville de Qingdao et dans la mer lorsqu’il a été fermé. Quelques heures plus tard, il a pris feu et explosé à deux endroits.

Sinopec a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le Bureau de la protection environnementale à Qingdao a indiqué que des barrages avaient été mis en place pour empêcher le pétrole de s’échapper dans la mer, mais plus de 3000 mètres carrés ont déjà été contaminés. Le terminal de pétrole de Qingdao, l’un des plus importants du pays pour l’importation de pétrole brut, a été fermé.

Syrie : Des rebelles annoncent la formation d’un nouveau front

Sept groupes rebelles syriens ont annoncé qu’ils unissaient leurs forces pour former un nouveau front de lutte contre le régime du Président Bachar al-Assad. Ahrar al-Sham, Jaysh al-Islam, Suqour al-Sham, Liwa al-Tawhid, Liwa al-Haqq, Ansar al-Sham et le Front Kurde Islamiste se sont mis d’accord sur une “fusion progressive” de trois mois pour constituer “une formation indépendante politiquement, militairement et socialement”, renverser le régime en place et construire un Etat islamique.

Cette annonce intervient alors que, ces derniers mois, le gouvernement a repris plusieurs villes dans la banlieue de Damas et près d’Alep, la deuxième ville du pays, et lancé une offensive dans les montagnes Qalamoun, entraînant un nouvel afflux de réfugiés au Liban.

La direction sera partagée entre les leaders des différents mouvements. A sa tête se trouvera Ahmed Issa al-Sheikh du groupe Suqour al-Sham. Il était jusque là le président du Front de Libération Islamique Syrien, une coalition de factions islamistes alignées sur le Conseil Militaire Suprême de l’Armée Syrienne Libre.

Conférence sur le climat à Varsovie : Des écologistes quittent la conférence

C’est la première fois que cela se produit depuis les premières négociations en 1992 : quelque 800 membres d’ONG, de syndicats et de mouvements sociaux ont quitté hier la conférence sur le climat des Nations Unies qui se tient actuellement à Varsovie. Le but des discussions est de trouver un accord contraignant effectif à partir de 2020 pour faire face au réchauffement climatique. Des membres de Greenpeace, Oxfam, WWF, 350.org ou Les Amis de la Terre ont rendu leur badge et quitté le stade national où se déroulent les négociations. Ils dénoncent des avancées trop lentes et un manque d’ambition.

Les blocages sont survenus sur des points techniques et des questions de compensation financière entre pays pauvres et pays riches. La colère s’est également exprimée contre la proximité perçue entre gouvernements occidentaux et lobbies industriels.

Hier, le Ministre polonais de l’Environnement, Marcin Korolec, a été renvoyé à l’occasion d’un remaniement ministériel, afin, semble-t-il, d’accélérer l’exploitation des gaz de schiste en Pologne.

Zimbabwe : Pas d’entreprises étrangères

“L’indigénisation” de l’économie était l’un des thèmes de campagne du Président Robert Mugabe lors de l’élection en mars dernier. Cet axe de politique économique devrait entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2014 dans certains secteurs, comme l’a annoncé le Secrétaire à l’Empowerment Economique, George Magosvongwe, cité par le journal d’Etat, Herald.

L’agriculture, la boulangerie et la coiffure sont concernées, ainsi que la vente en gros et en détail, les salons de beauté, le transport, les agences immobilières, les agences d’intérim et les agences de publicité. Les restaurants étrangers ne servant pas de cuisine locale ne sont pas concernés, selon le journal.

Les propriétaires de commerce ne possédant par des certificat indigène à compter du 1er janvier seront punis d’amende ou d’emprisonnement. Selon le correspondant de la BBC à Harare, les commerçants venus du Nigeria ou de Chine qui cassent les prix sont un sujet de préoccupation de plus en plus important. Le Président Mugabe a, lui, justifié ces mesures en soulignant que, durant la période coloniale, de nombreux secteurs de l’économie étaient réservés aux Blancs. Ses détracteurs l’accusent d’avoir ruiné une économie florissante en expropriant les fermiers blancs.

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