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Jeudi 14 novembre 2013

Bangladesh : Augmentation de salaires mais les manifestations continuent

Les propriétaires des usines textiles au Bangladesh ont accepté le principe d’une augmentation du salaire minimal de 77%, de $38 (€28) à $68 (€50,5) par mois, ce qui reste le plus bas salaire minimal dans l’industrie textile au monde. Mais les manifestations ont continué pour demander une augmentation plus élevée, de $100 par mois. La police a utilisé du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour disperser la foule. Plus de 50 personnes ont été blessées selon la police.

L’augmentation du salaire minimal intervient alors que plusieurs accidents dans des usines textiles ont remis sur le devant de la scène la dangerosité des conditions de travail et la faible rémunération des ouvriers fabriquant des vêtements pour les plus grandes marques distribuées dans les pays occidentaux (H&M, Wal Mart). En avril dernier, l’effondrement d’un bâtiment avait causé la mort de près de 1130 ouvriers.

Depuis une semaine, les manifestations ont provoqué la fermeture de plusieurs dizaines d’usines textile : 200 usines étaient fermées aujourd’hui. Les manifestations ont coïncidé avec d’autres, anti-gouvernementales, et des grèves à l’initative du principal parti d’opposition demandant à ce que les élections l’an prochain aient lieu sous un gouvernement non partisan. L’impasse entre parti au pouvoir et opposition sur les règles électorales est une menace supplémentaire pour l’industrie textile du pays, deuxième exportateur mondial de vêtements après la Chine. L’exportation textile représente €16mds ($22mds), et le secteur emploie 4 des 160 millions d’habitants, principalement des femmes.

Discussions historiques entre Egyptiens et Russes

C’est le niveau de délégation le plus important envoyé par la Russie en Egypte depuis des années. Sont présents à la fois les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Cette rencontre fait suite à l’annonce faite par les Etats-Unis de couper l’aide financière apportée au Caire à la suite de l’éviction du Président Mohamed Morsi, le 3 juillet. Mais l’Egypte ne cherche pas “un substitut à qui que ce soit”, s’est empressé de préciser le Ministre des Affaires étrangères égyptien, Nabil Fahmy. Les relations entre Moscou et Le Caire s’étaient raffraîchies il y a des années, mais elles connaissent avec cette rencontre un tournant qui pourrait donner un visage différent à la politique étrangère égyptienne.

Les discussions portent notamment sur la vente d’armes russes aux Egyptiens, officiellement qualifiée de “coopération technique et militaire”. Le montant envisagé pourrait s’élever à €1,5mds ($2mds). Il semble cependant peu probable que l’Egypte puisse passer rapidement des Etats-Unis à la Russie comme principal fournisseur d’armes, en raison de la compatibilité entre les équipements militaires.

Nasrallah : Le Hezbollah restera en Syrie

“Aussi longtemps que les raisons de combattre en Syrie demeureront, nous resterons présents”, a déclaré le chef du Hezbollah, un mouvement islamiste chiite libanais, Hassan Nasrallah. Le leader s’exprimait devant des milliers de musulmans chiites à l’occasion des cérémonies de l’Achoura, une célébration importante pour les Chiites qui symbolise la lutte contre les injustices.

En Syrie, les combattants du Hezbollah sont intervenus aux côtés des forces de l’armée syrienne obéissant au Président Bachar el-Assad et ont contribué a changé le cours de la guerre civile qui dure maintenant depuis deux ans et demi. Le Hezbollah s’est notamment illustré dans la reprise de la ville de Qusayr, mais aussi dans les combats au Sud de Damas et à Alep, au Nord du pays.

L’engagement du mouvement islamiste en Syrie a eu des répercussions sur l’équilibre politique libanais. Le Premier Ministre Najib Mikati a démissionné en mars, mais son successeur désigné n’a pas réussi à former un nouveau gouvernement. Nasrallah a mis en garde contre toute tentative de conditionner la formation d’un gouvernement au retrait du Hezbollah de Syrie (le gouvernement de Mikati comptait deux membres du mouvement islamiste).

C’est la deuxième intervention de Nasrallah en 24 heures : hier soir déjà, il avait pris la parole pour dénoncer l’attitude de certains pays arabes, les accusant de soutenir Israël pour faire échec aux négociations sur le nucléaire iranien.

L’Irlande sort du plan d’aide EU-FMI

Le Premier Ministre irlandais (taoiseach), Enda Kenny, a confirmé que son pays allait quitter le plan d’aide de l’Union Européenne (U.E.) et du Fonds Monétaire International (F.M.I.) de €67,5mds ($91mds) le 15 décembre. Cette sortie se fait sans ligne de crédit de précaution, un dispositif recommandé par certains analystes comme filet de sécurité en cas d’instabilité future des marchés financiers. Le recours à une ligne de crédit de précaution, permettant à l’Irlande de solliciter le programme OMT (Outright Monetary Transactions, ou transactions monétaires fermes) de la Banque Centrale Européenne, se serait accompagné du maintien d’une supervision forte des décisions du pays.

Kenny a souligné que l’Irlande, le premier des quatre pays européens à sortir du plan d’aide, se trouvait ainsi “dans un position forte”, même si des décisions difficiles restent à venir.

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