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Lundi 11 novembre 2013

Arabie-Saoudite : des milliers de clandestins se rendent à la police suite aux émeutes

La chasse aux clandestins se poursuit dans le pays entraînant la réédition de milliers de sans-papiers. Les autorités ont commencé à expulser les individus détenteurs de papiers expirés suite au délai de sept mois fixé pour quitter le pays ou régulariser leur situation. Des émeutes ont éclaté samedi dernier dans la capitale, Ryad. Deux personnes, dont un saoudien, ont été tuées et 68 autres blessés dans le quartier de Manfouha, lieu de résidence d’immigrés originaires d’Ethiopie et de la Corne de l’Afrique. Dans un communiqué, la police qui annonce avoir “repris le contrôle de la situation” fait état de l’arrestation de “561 personnes parmi les instigateurs des troubles”. Des milliers d’immigrés continuent de se rendre, de leur plein gré, aux autorités saoudiennes selon des témoins. Ils sont pris en charge par des centres d’accueil en attendant leur expulsion. Faute de pouvoir régulariser leur situation, d’autres se terrent pour échapper aux peines pour séjour irrégulier pouvant aller jusqu’à deux ans prison ou à une amende de $US 27 000.  Depuis le début de l’année, près de 900 000 sans-papiers ont quitté le royaume dont l’économie dépend en partie de la main-d’oeuvre originaire d’Afrique de l’est. Le nombre d’immigrés de l’émirat qui compte 27 millions d’habitants est estimé à 9 millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Alors que selon les autorités, la campagne contre l’immigration clandestine va avoir des conséquences bénéfiques sur le long terme, la pénurie de main d’oeuvre bon marché commence à se faire sentir dans le pays dont le taux de chômage atteint 12,5%.

Espagne : arrestation de membres d’un réseau de trafic d’être humains

La police espagnole a annoncé l’arrestation de 25 membres présumés d’un réseau de trafic d’êtres humains crée en 1990 au Nigeria. Recrutées dans le pays par le biais de fausses promesses d’embauche en Europe, les femmes se voyaient confier un faux passeport, un visa de transit et un billet d’avion. Une fois en France, ces dernières étaient convoyées en Espagne et dans d’autres pays d’Europe où elles étaient contraintes de se prostituer. Cinq victimes de ce réseau ont déjà recouvré la liberté lors de raids menés par la police. Les arrestations ont, entre autre, eu lieu à Madrid, Tolède et Palma de Majorque selon un communiqué de la police. Plus de 100 véhicules chargés de transporter des biens de luxe de l’Espagne vers le Nigeria ont aussi été saisis. Le montants des biens, des télévisions et de l’alcool, est estimé à €5m. Les “principaux dirigeants de la branche espagnole de cette organisation criminelle internationale dont les origines se trouvent dans les universités nigérianes” font partie des suspects arrêtés selon la police.

France/Mali : l’enquête sur le meurtre des journalistes de RFI avance

L’enquête sur l’assassinat des deux journalistes français tués au Mali avance “rapidement” selon le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian. Même si les suspects “ne sont pas identifiés, les chemins de l’identification sont ouverts” a t-il confié à la chaîne RMC-BFMTV. Sur place au Mali, les services de police français sont “accompagnés du soutien des Maliens” toujours selon le ministre. Le propriétaire du véhicule qui a servi au rapt, Bayes Ag Bakabo, reste toujours “très soupçonné d’avoir planifié les enlèvements” pour le compte de l’organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb islamique. Revendiqués par l’Aqmi  pour qui, les meurtres de Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans sont une “réponse aux crimes commis par la France contre les Maliens et à l’oeuvre des forces africaines et internationales contre les musulmans de l’Azawad” selon le texte transmis par Aqmi à l’agence mauritanienne Sahara Medias.

Philippines : premier bilan suite au passage du supertyphon

Le premier bilan du typhon Haiyan qui a dévasté avant d’inonder villes et villages dans le centre du pays fait état de 10 000 morts. Les autorités évoquent d’ores et déjà un nombre de victimes bien plus élevé suite au drame considéré comme la catastrophe naturelle la plus dévastatrice de l’histoire du pays. Selon le chef de la police de la province de Leyte, 10 000 personnes ont mortes dans cette seule île. Selon un journaliste d’Al Jazeera présent dans la ville de Tacloban “les gens cherchent toujours des amis ou des membres de leur famille disparus”. Trois jours après la catastrophe, les secours arrivent au compte-gouttes sur les lieux. L’absence de routes et d’aéroports détruits ou inaccessibles complique le déploiement de sauveteurs laissant les populations sans eau courante, sans nourriture ni soins. Des soldats et 469 policiers ont été déployés à Tacloban, ville de 220 000 habitants en proie aux pillages. Des magasins ont été dévastés et un convoi de la Croix-Rouge pillé. Selon le porte-parole de la défense civile, Reynaldo Balido, la restauration de l’ordre dans la ville est “l’une des priorités” des autorités. Confronté à l’une des plus graves crises depuis son arrivée au pouvoir il y a trois ans, le président philippin Benigno Aquino a exprimé “l’inquiétude majeure” de son gouvernement face à ces pillages.

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