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Lundi 21 octobre 2013

NSA : L’ambassadeur américain convoqué au Quai d’Orsay

A la suite de la publication dans le quotidien Le Monde d’un article révélant l’ampleur de l’espionnage exercé par l’Agence Nationale de Sécurité américaine (N.S.A.) sur les citoyens français, le Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a convoqué l’ambassadeur américain à Paris. “Si un pays allié espionne la France, c’est totalement inacceptable”, a déclaré de son côté le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.
Selon Le Monde, qui s’appuie sur les documents livrés par le lanceur d’alerte Edward Snowden, la N.S.A. a espionné 70,3 millions de conversations téléphoniques en France en 30 jours, entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013, ainsi que des millions de textos. On ignore encore si le contenu des conversations a été conservé ou seulement les métadonnées (qui parle à qui).
L’article du Monde suggère que la France est considérée en termes d’espionnage par les Etats-Unis comme appartenant à la “troisième partie”, qui regroupe des pays alliés de Washington comme la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche ou la Pologne. Le Royaume-Uni, lui, relève de la “deuxième partie”, qui regroupe les pays anglo-saxons historiquement proches des Etats-Unis, tandis que la “première partie” concerne les 16 services secrets américains.

Un couple de Roms suspecté d’avoir enlevé une fillette

En Grèce, un couple de Roms doit comparaître devant un tribunal : l’homme et la femme, âgés de 40 et 39 ans, sont soupçonnés d’avoir enlevé une fillette âgée de quatre ans et d’avoir fabriqué de faux papiers. La communauté Rom où la fillette a été découverte s’est ralliée derrière le couple mis en cause qui nie tout enlèvement. Ils prétendent s’être vu confier la fillette par sa mère qui ne pouvait pas l’élever, se plaçant dans le cadre de l’adoption tout en reconnaissant qu’ils n’ont pas respecté la procédure officielle.
La fillette a été découverte dans un camp Rom en Grèce centrale par la police qui y faisait une descente à la recherche de drogues et d’armes, et a été frappée par le contraste entre l’apparence de l’enfant, blonde aux yeux bleus, et ses parents. Procédant à des fouilles, la police a découvert des faux papiers.
Vraie ou fausse, l’accusation est susceptible de renforcer encore le racisme anti-Roms qui sévit actuellement en Europe, et tout particulièrement en Grèce où les crimes xénophobes se sont multipliés ces derniers mois.

Egypte : Le Premier Ministre condamne l’attaque contre une église copte

“Un acte cruel et impitoyable” : c’est par ces termes que le Premier Ministre égyptien par intérim, Hazem Beblawi, a condamné l’attaque contre une église copte du Caire qui a fait quatre morts hier, dont une fillette, et 17 blessés. “Des actes si terribles ne parviendront pas à diviser chrétiens et musulmans”, a-t-il déclaré. Il a aussi indiqué que les forces de sécurité menaient l’enquête pour découvrir les auteurs de l’attentat.
Hier, deux hommes encagoulés sont arrivés à moto et ont ouvert le feu sur la foule qui sortait de l’église après un mariage, dans le quartier de Waraa.
Depuis l’éviction du Président Mohamed Morsi, le 3 juillet, les attaques contre les églises coptes se sont multipliées : au mois d’août, 40 églises ont été détruites après que les forces de sécurité eurent dispersé par la force deux camps des partisans de Morsi, faisant plus de 100 morts. Des islamistes extrémistes ont accusé les coptes d’avoir comploté pour chasser Morsi du pouvoir. Lorsque le chef des armées, le général Abdul Fattah al-Sisi, était apparu à la télévision pour annoncer que Morsi avait été démis, le Pape copte Théodore II d’Alexandrie était apparu à ses côtés.
Depuis et en raison des attaques contre leurs églises, les activistes coptes accusent Beblawi de ne pas les protéger.

Le Hamas revendique la construction d’un tunnel le long de la bande de Gaza

L’annonce a été faite hier par un porte-parole du mouvement, sur le site d’une radio du Hamas : le mouvement reconnaît “avoir creusé le tunnel, il en est responsable”, a déclaré le porte-parole, en faisant référence au tunnel de Khan Younis. Le tunnel a été creusé dans le but de faire pression sur Israël pour qu’il relâche des prisonniers palestiniens, a fait savoir le Hamas. En 2011, l’Etat hébreu avait libéré 1400 prisonniers palestiniens en échange du retour du soldat Gilad Shalit, enlevé à la frontière de la bande de Gaza en 2006 via un tunnel.
Israël a indiqué que le tunnel, creusé dans du sable, avait été renforcé par des constructions en béton. Il a réagi en arrêtant le transfert de matériaux de construction vers la bande de Gaza (béton et ciment), qu’il avait repris il y a un mois. Pendant longtemps, l’Etat hébreu avait refusé toute livraison au prétexte que les matériaux pouvaient être utilisés pour fabriquer des armes. En 2010, critiqué pour le blocus imposé à la bande de Gaza, il avait donné son feu vert à la livraison par des organismes étrangers de matériaux de construction pour des travaux publics.

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