Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

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Vendredi 18 octobre 2013

4 Chiliens reconnus coupables du meurtre d’un homosexuel

4 Chiliens ont été reconnus coupables d’avoir battu à mort et scarifié le corps d’un homosexuel en y dessinant des croix gamées. Le meurtre avait eu lieu le 3 mars 2012 dans un parc à Santiago et déclenché un débat national.
Le Président chilien Sebastián Pinera avait alors accéléré l’adoption par le Parlement d’une loi contre les discriminations, en préparation depuis sept ans.
Le juge a considéré que les quatre hommes, Patricio Ahumada Garay, Alejandro Angulo Tapia, Raul Lopez Fuentes et Fabian Mora Mora, étaient coupables d’un crime “d’une extrême cruauté” et “d’un mépris total pour la vie humaine”.
Le verdict sera annoncé publiquement le 28 octobre. Les procureurs ont demandé des peines qui vont de huit ans à la prison à vie.

Arabie Saoudite : Refus de siéger au CSNU

Quelques heures après avoir été élue comme l’un des dix membres non permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.), l’Arabie Saoudite a fait savoir qu’elle refusait de prendre son siège. “Le Royaume considère que les méthodes, les mécanismes de travail et le deux poids deux mesures au C.S.N.U. l’empêche d’assumer convenablement ses responsabilités pour la paix mondiale”, a fait savoir Riyad.
L’Arabie Saoudite a cité la Syrie et l’incapacité du C.S.N.U. à prévenir des frappes du Président syrien Bachar el-Assad contre son peuple, y compris celles à l’arme chimique, mais aussi l’échec à résoudre le conflit israélo-palestinien.
L’Arabie Saoudite a été élue jeudi, avec le Tchad et le Nigeria pour remplir un mandat de deux ans au C.S.N.U., au moment même où des groupes de défense des droits humains dénonçaient le piètre record de ces pays en matière de droits humains.
C’est la deuxième fois dans le mois que l’Arabie Saoudite critique l’action du C.S.N.U. : le Ministre saoudien des Affaires étrangères avait déjà annulé un discours qu’il devait tenir devant l’Assemblée Générale des Nations Unies pour dénoncer l’inaction internationale en Syrie et sur la question palestinienne.

Kenya : Les attaquants du centre commercial identifiés ?

La police kenyanne a identifié au moins deux des attaquants qui ont participé au massacre du centre commercial de Nairobi le 21 septembre, et qui a fait 67 morts. Deux des corps retrouvés sont soupçonnés d’être ceux de combattants islamistes d’al-Shabab, qui a revendiqué l’attaque en représailles contre l’intervention militaire kenyanne en Somalie, en raison des fusils AK47 retrouvés à leurs côtés. L’armée kenyanne n’utilise pas ces armes.
Les autorités kenyannes avaient d’abord annoncé qu’il y avait entre 10 et 15 attaquants, mais les caméras de vidéosurveillance semblent n’en avoir identifié que quatre.
Dans le même temps, les autorités du pays voisin, l’Ouganda, ont émis un message d’alerte et élevé le niveau de sécurité. L’ambassade des Etats-Unis a prévenu d’une éventuelle attaque “dans le style de ce qui s’est passé à Westgate”, le centre commercial de Nairobi, à Kampala. Al-Shabab se bat pour mettre en place un Etat islamiste en Somalie. Il est considéré comme un groupe terroriste par les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Mario Monti quitte le parti qu’il a créé

L’ancien Premier Ministre et Président de la Commission européenne, Mario Monti, a annoncé sa démission du parti qu’il a créé il y a moins d’un an, le Choix Civique. Ce parti est membre de la coalition d’Enrico Letta, et compte trois ministres au gouvernement. Officiellement, la cause alléguée du départ de Monti est son désaccord sur le projet de budget 2014 du Premier Ministre Enrico Letta.
En réalité, Monti était sur le point d’être exclu de son propre parti en raison d’une manoeuvre d’un des membres du parti, Mario Mauro, qui cherche à capitaliser sur une scission du parti de Silvio Berlusconi, divisé entre la fidélité au Cavaliere, pour les plus conservateurs, et la volonté de rester dans la coalition emmenée par le parti d’Enrico Letta, pour les plus modérés.
Concrètement, Mario Monti continuera de siéger au Sénat où il a été nommé à vie en 2011 par le Président Giorgio Napolitano. Mais sa critique du budget de Letta est suscpetible d’alimenter les critiques au sein d’une coalition au pouvoir déjà divisée.

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