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Lundi 7 octobre 2013

Egypte : Vers une insurrection des islamistes ?

Hier en Egypte, au moins 53 personnes sont mortes et 271 ont été blessées lors d’affrontements entre les partisans du Président évincé, Mohamed Morsi, proche des Frères musulmans, et l’armée. Il s’agit d’une des journées les plus violentes depuis le 3 juillet, date où Morsi a été démis de ses fonctions par l’armée du Général al-Sisi dans ce que les partisans de l’ancien chef de l’Etat qualifient de “coup d’Etat”. La journée de dimanche marquait le 40e anniversaire de la guerre israélo-arabe de 1973. Les autorités égyptiennes avaient prévenu que tout manifestant protestant contre l’armée serait considéré comme un agent étranger et non un activiste, ce qui marque un durcissement de ton.
Aujourd’hui, des militants islamistes ont tué six soldats près du canal de Suez et tiré une grenade au Caire. Un analyste cité par l’agence d’information Reuters explique que les attaques des militants basés au Sinaï se sont multipliés depuis l’éviction de Morsi. Soit ces groupes sont de plus en plus présents au Nord du pays, soit leurs technologies se répandent auprès d’autres groupes, qui ne sont pas nécessairement proches des Frères musulmans, a-t-il expliqué.

La Libye demande des comptes aux Etats-Unis

Le Premier Ministre libyen, Ali Zeidan, a suggéré hier que son gouvernement ignorait tout du plan américain mis en oeuvre la veille pour capturer Nazih Abdul-Hamed al-Ruqai, plus connu sous le nom d’Anas al-Liby, un citoyen libyen accusé par Washington d’avoir participé aux attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998.
Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré aujourd’hui que cette capture était “appropriée et légale”, ajoutant que son pays “ne donne pas de détails” à des gouvernements étrangers pour des opérations comme celles-ci.

Démantèlement de l’arsenal chimique syrien : Débuts encourageants

“C’était un excellent premier jour, et j’insiste sur “premier”", a déclaré à l’agence d’information Reuters l’un des membres de la mission de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (O.I.A.C.). Dans les opérations qui ont eu lieu hier, conformément à la résolution votée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les autorités syriennes ont endommagé les têtes de missile et les bombes de façon à les rendre inutilisables. Le travail de démantèlement doit durer jusqu’à la mi-2014 et nécessite une coopération de part et d’autre.
Il a été décidé rapidement après l’acceptation, par les Etats-Unis, d’une proposition faite par la Russie pour empêcher une attaque armée, initialement voulue par Washington, Londres et Paris. Cette proposition russe l’a emporté, à la fois en raison du vote du Parlement britannique, défavorable à une intervention militaire, et au manque de soutien des opinions publiques à une intervention.
L’opposition syrienne au Président Bachar el-Assad a critiqué cette résolution de l’O.N.U. Hier encore, un activiste a souligné qu’elle permettait à Bachar de “gagner du temps” car il continue de tuer des civils avec des armes conventionnelles.

Station de ski en Corée du Nord

Une station de ski de luxe doit ouvrir jeudi en Corée du Nord, à Masik Pass. Il s’agit du dernier projet d’envergure de Pyongyang et il est le résultat d’un travail intensif de dix mois destiné à montrer au reste du monde que le pays, connu pour sa pauvreté et son isolement, est aussi riche que n’importe quel pays dit occidental. Cette entreprise de communication s’inscrit aussi dans le contexte d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 2018, à Pyeongchang, en Corée du Sud.
Kim Jong-un, le nouveau dictateur, a la réputation d’être amateur de ski, un sport qu’il a pu pratiquer lors de ses études en Suisse. Selon les estimations officielles, il y a 5500 Nord-Coréens amateurs de ski, sur une population de 24 millions, soit 0,02% de la population.

Affaire Bettencourt : Non-lieu pour Sarkozy

Les juges d’instruction bordelais chargés de l’affaire Bettencourt ont conclu à un non-lieu en faveur de l’ancien Président, Nicolas Sarkozy. Celui-ci avait été mis en examen pour “abus de faiblesse” à l’encontre de Liliane Bettencourt. Il était soupçonné d’avoir organisé un système permettant de soutirer à l’héritière de L’Oréal une partie de sa fortune pour financer sa campagne électorale de 2007. Alors que les contributions individuelles ne peuvent excéder 4600€ annuels, la comptable de la milliardaire avait soutenu que celle-ci avait fait passer à Nicolas Sarkozy 150 000€ en liquide.
Les juges ont fait la distinction entre les indices – même graves et concordants – et les charges. Seules ces dernières permettent de renvoyer un mis en examen devant un tribunal. Si les juges avaient renvoyé Nicolas Sarkozy devant un tribunal et que l’ancien Président avait bénéficié d’une relaxe, cela aurait fait mauvais effet, donnant l’image d’une justice politisée.
Dix autres mis en examen – dont l’ancien Ministre du travail, Eric Woerth – sont renvoyés devant le tribunal correctionnel.

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