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Vendredi 4 octobre 2013

Emeutes à Mombasa, une église mise à feu

Des émeutiers musulmans ont mis le feu à une église de l’armée du salut, à Mombasa, la grande ville portuaire de l’Est kenyan, pour protester contre la mort du dignitaire musulman Ibrahim “Rogo” Omar. Certains accusent les forces de sécurité de l’avoir tué, ce qu’elles nient. Omar et trois autres personnes ont été tuées hier soir à Mombasa alors qu’ils rentraient chez eux en voiture après un prêche.
Rogo Omar était soupçonné d’avoir des liens avec les combattants al-Shabab, ce groupe d’islamistes somaliens affilié à al-Qaïda. Le groupe a revendiqué la prise d’otages qui a fait 67 morts il y a deux semaines, dans le Westgate, un centre commercial de Nairobi.
Les affrontements ont commencé entre les émeutiers et la police après la prière du vendredi. Les imams locaux de Majengo, un quartier majoritairement musulman habité par la classe moyenne, ont appelé au calme, alors que la tension est à son comble.

Assad : La Turquie va payer pour son soutien aux rebelles

Dans une interview avec la chaîne de télévision turque Halk TV, réputée proche de l’opposition, le Président syrien Bachar el-Assad accuse le régime du Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan de soutenir et d’héberger des terroristes et le met en garde pour son soutien aux rebelles syriens.
“Dans un futur proche, ces terroristes auront un impact en Turquie, et la Turquie va payer un prix élevé pour ça”, a-t-il déclaré dans l’échange qui doit être diffusé plus tard dans la journée.
La Turquie, qui partage avec la Syrie une frontière de 900 km de long, est l’une des voix critiques les plus virulentes à l’égard du régime d’Assad, bien qu’elle nie armer les groupes rebelles. Le pays abrite près d’un quart des deux millions de réfugiés syriens. Il a aussi permis aux rebelles syriens de venir son territoire mais, comme nombre de pays occidentaux, Ankara s’est récemment inquiété des divisions croissantes entre les groupes rebelles.

Violents affrontements au Caire et à Alexandrie

De violents affrontements ont éclaté au Caire et à Alexandrie, après la prière du vendredi, entre partisans du Président évincé, Mohamed Morsi, opposants et forces de sécurité. Au Caire, des tirs et des explosions ont retenti dans le centre de la ville. Dans le quartier d’Agouza, des partisans de Morsi et des Frères musulmans scandaient “Rabaa, Rabaa”, en référence au square près de la mosquée Rabaa al-Adawiya où avaient été organisés des sits-in de protestation cet été.
Des milliers de membres de la confrérie des Frères musulmans, dont le chef du mouvement, Mohammed Badie, sont détenus depuis deux mois. Ils sont accusés d’avoir incité à la violence et au meurtre. Les autorités qui se sont ensuite mises en place ont tenté de venir à bout de l’opposition pro-Morsi en incarcérant nombre des membres des Frères musulmans. Elles ont présenté la répression comme une lutte contre les “terroristes”.

Afrique du Sud : La grève se poursuit à Amplats

Voilà une semaine que les travailleurs de la mine d’Amplats, productrice de platine, sont en grève. Ils protestent contre un plan de réduction de 3300 emplois. Amplats argue que ces suppressions sont nécessaires pour sa compétitivité à long terme. L’entreprise, qui produit près de 40% du platine dans le monde, avait initialement prévu une suppression de 14 000 emplois, mais a dû faire marche arrière sous la pression du gouvernement et des syndicats.
Selon le cours du platine ($1380 l’once, soit environ 1000€), la grève fait perdre à l’entreprise près de €3,1m ($4,3m) par jour. L’année dernière, Amplats a estimé avoir perdu un total de 6,3mds rands (€522m) en raison d’une baisse de sa production à la mine de Rustenburg, au Nord-Ouest de Johannesbourg, frappée par des mouvements de grève.

USA : Le “shutdown” freine les sanctions contre l’Iran

“Laissez-moi vous dire que nous continuerons à appliquer vigoureusement les sanctions en place tout en discutant avec l’Iran ; nous serons particulièrement attentifs aux moyens d’échapper aux sanctions et aux efforts faits par les Iraniens pour alléger la pression.” C’est en ces termes que la Secrétaire d’Etat adjointe aux Affaires politiques, Wendy Sherman, s’est exprimée devant le Comité des relations extérieurs du Sénat. Mais, a-t-elle ajouté, “notre capacité à maintenir ces sanctions, à les mettre en oeuvre et à arrêter ceux qui veulent y échapper est ralentie de manière significative par la fermeture de l’administration fédérale.”
A minuit, lundi, le gouvernement fédéral américain a dû annoncer la fermeture partielle de ces services, les parlementaires n’ayant pas réussi à voter un budget pour l’an prochain.
Shermand dirige la délégation américaine dans les discussions entre les négociateurs occidentaux et les représentants iraniens. Les 15 et 16 octobre prochains, une rencontre doit avoir lieu à Genève, qui constitue un premier test de la ligne d’ouverture proposée par le Président iranien nouvellement élu, Hassan Rohani.

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