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Mercredi 2 octobre 2013

Greenpeace : Des activistes inculpés en Russie pour piraterie

Inculpés pour piraterie en Russie, c’est le sort réservé à sept activistes de l’O.N.G. Greenpeace qui ont participé, le 18 septembre, à une action pour dénoncer le forage en Arctique de l’entreprise russe Gazprom. Partis du bateau de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, en zodiac pour atteindre et escalader la plate-forme de forage de Gazprom, le Prirazlomnaya, les 30 activistes ayant participé à l’opération a ensuite été arrêtés par les autorités russes et placés en détention provisoire dans les villes de Murmansk et Apatity, à 2000 km au Nord de Moscou, au-delà du cercle polaire.

Si l’accusation de piraterie est confirmée, les activistes encourent jusqu’à 15 ans de prison. Ce chef d’accusation est énoncé alors que la semaine dernière, le Président russe, Vladimir Poutine, avait déclaré à leur propos : “Ce ne sont bien sûr pas des pirates.”

Greenpeace International a réagi à l’annonce de ces chefs d’inculpation en disant : “C’est un scandale, et rien moins qu’une atteinte au droit même de manifester pacifiquement”. L’O.N.G. accuse l’entreprise d’avoir illégalement amarré sa plate-forme dans les eaux internationales.

Les activistes viennent de 18 pays différents. Seuls quatre d’entre eux sont russes. Ils ont a plusieurs reprises dénoncé leurs conditions de détention.

Volte-face de Berlusconi et vote de confiance à Letta

Silvio Berlusconi, le milliardaire magnat de presse et ancien Premier Ministre condamné pour fraude fiscale, a opéré une volte-face en appelant à voter la confiance au gouvernement du Premier Ministre italien Enrico Letta. Ce changement soudain, alors que le leader du Parti du Peuple de la Liberté (P.D.L.) avait annoncé samedi la démission de cinq des ministres de son parti du gouvernement, s’explique par la mutinerie qui a eu lieu au sein du parti. Plusieurs sénateurs ont annoncé qu’ils voteraient la confiance au gouvernement – Letta avait appelé un vote de confiance après l’annonce du retrait des ministres -, y compris Angelino Alfano, le secrétaire général du P.D.L., longtemps vu comme l’héritier du Cavaliere. Il avait pourtant lui-même démissionné du poste de Ministre de l’Intérieur samedi.

Cette défection d’une partie des sénateurs du P.D.L. vis-à-vis de leur leader, parce qu’elle est inédite, ouvre un nouveau chapitre dans la vie politique italienne. Mais, même si le Premier Ministre Enrico Letta a obtenu le vote de confiance, la question de la stabilité du gouvernement reste entière.

Iran : Le Parlement approuve l’action de Rouhani

Les gestes du Président iranien Hassan Rouhani pour affirmer la volonté de son pays d’arriver à un accord avec les Etats-Unis sur le nucléaire ont été salués par les parlementaires iraniens. 230 parlementaires, sur les 290 de l’assemblée, ont signé une déclaration exprimant leur soutien à l’image d’un Iran “puissant et pacifique qui cherche à discuter et échanger sur les questions régionales et internationales” que Rouhani a donnée. Or l’assemblée est composée de factions politiques extrêmement loyales au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, la figure la plus puissante d’Iran. Celui-ci ne s’est pourtant pas encore exprimé sur le geste de Rouhani.

Lors de sa visite à New York, la semaine dernière, Rouhani a mis fin à dix ans d’une ligne inflexible de son pays sur la question du nucléaire. Le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu a dénoncé cette nouvelle posture diplomatique comme celle du “loup dans la bergerie”, ce que l’Iran récuse en reprochant à l’Etat hébreu de chercher à saper les efforts de paix.

Roms en France : Hollande appelle ses ministres à la retenue

Alors que le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a tenu la semaine dernière des propos stigmatisant les Roms, en indiquant que la majorité d’entre eux ne pouvaient pas s’intégrer à la société française, et que la Ministre du Logement, Cécile Duflot, a réagi en dénonçant une rupture du pacte républicain, le Président de la République François Hollande a appelé ses deux ministres à faire taire leurs dissensions s’ils voulaient rester au gouvernement.

Hollande, qui a voulu montrer qu’il se démarquait de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, a néanmoins accepté une politique qui a déjà conduit à l’expulsion de 13 000 Roms de campements illégaux, sans solution de réhébergement. La France a par ailleurs réitéré son opposition à ce que la Roumanie et la Bulgarie, dont sont originaires une partie des Roms qui vivent en France, rejoignent l’espace Schengen, qui garantit la libre circulation des personnes dans la zone. Les restrictions aux mouvements de population devaient prendre fin en janvier 2014 pour la Roumanie et la Bulgarie.

L’extrême-droite n’a pas caché sa volonté de faire de la stigmatisation des Roms l’un de ses thèmes de campagne pour les élections municipales qui se tiennent en mars prochain.

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