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Mardi 1 octobre 2013

Armes chimiques syriennes : Début du désarmement

Une équipe de l’Organisation d’Interdiction des Armes Chimiques (O.I.A.C.) est arrivée ce matin en Syrie, de Beyrouth, pour appliquer l’accord conclu entre les Etats-Unis et la Russie et approuvé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien. C’est la première fois que l’O.I.A.C. intervient dans un pays en guerre.
La tâche s’annonce extrêmement difficile et dangereuse : selon le Ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Muallem, sept des 19 sites déclarés le mois dernier par le gouvernement syrien comme sites d’armes chimiques se trouvent placés dans des zones de combat. Leur accès par les inspecteurs pourra nécessiter la négociation de trèves locales.
Le mois dernier, le gouvernement du Président Bachar el-Assad a soumis à l’O.I.A.C. l’inventaire de son arsenal d’armes chimiques, dont plus de 1000 tonnes de gaz sarin. “A ce stade, nous n’avons aucune raison de douter des informations transmises par le régime syrien”, a déclaré l’un des agents de l’institution internationale.
L’O.I.A.C. doit détruire les équipements utilisés pour préparer les armes chimiques et les munitions utilisées, tâche qui devrait être accomplie d’ici la mi-novembre. Des stocks de produits chimiques seront, pour certains d’entre eux, emmenés hors du pays et détruits à l’étranger, tandis que d’autres le seront sur place. L’échéance fixée est la mi-2014.

Nouvelles violences contre les musulmans dans l’Etat Rakhine

La dernière éruption de violence contre les musulmans Rohingya remonte au 29 septembre, dans cet Etat situé à l’Ouest de la Birmanie. Le prétexte en est une place de parking : un chauffeur boudhiste s’étant garé devant le magasin d’un musulman, il a déclaré avoir été insulté. Des affrontements ont par la suite éclaté. Une femme musulmane a été tuée et plusieurs maisons appartenant à des musulmans, incendiées.
Selon Abu Tahay, Président d’un parti représentant les Rohingyas, les membres d’organisations bouddhistes ultra-nationalistes ont été vues dans la ville [de Thandwe, où les affrontements se sont déroulés], en train d’attiser la haine : “Ils prétendent être un groupe religieux, mais sont un groupe raciste.”
Les tensions demeurent élevées dans le pays. Depuis que les violences ont éclaté entre les deux groupes, en juillet 2012, plus de 200 personnes sont mortes, et 150 000 sont désormais sans logement. Les Rohingya sont considérés par les Nations Unies comme l’une des populations les plus discriminées du monde.

Bahreïn : 50 opposants chiites condamnés à 15 ans de prison

Le verdict, rendu par un tribunal bahreïni, est susceptible d’attiser les tensions dans ce pays du Golfe Persique où les mouvements de révolte de la population se sont multipliés depuis février 2011. Trente des 50 personnes condamnées ont prévu de faire appel. Vingt ont été condamnées in absentia, pour leur participation au Mouvement du 14 Février, un réseau d’activistes ayant protesté à plusieurs reprises en ligne et organisé des manifestations. La Coalition du 14 Février est accusée de terrorisme par l’Etat, dominé par la famille royale sunnite. Les condamnés ont aussi été accusés de vouloir renverser la famille royale.
Parmi les condamnés se trouve Naji Fateel, un activiste des droits humains dont l’Association de la Jeunesse Bahreïni pour les Droits Humains affirme qu’il a été torturé pendant son incarcération.
D’autres verdicts de même accabit pourraient être rendus prochainement. Il y a deux semaines, les autorités ont arrêté Khalil Marzook, l’un des leaders du mouvement d’opposition chiite, Wefaq. Il a été accusé de terrorisme. Wefaq et d’autres groupes politiques avaient répondu en suspendant leur participation à un dialogue national pour surmonter les divisions.
Le Bahreïn est perçu par les pays occidentaux comme un allié stratégique dans le Golfe. Il abrite la 5e Flotte navale américaine.

Fermeture partielle de l’administration américaine

Après l’échec des deux chambres du Congrès à se mettre d’accord sur un budget pour l’année prochaine, le gouvernement a dû se résoudre à la fermeture partielle de l’administration : “Ils l’ont fait ! Un groupe de Républicains à la Chambre des Représentants vient de forcer le gouvernement à la fermeture en prenant prétexte de l’Obamacare, au lieu de voter un budget digne de ce nom”, a tweeté le Président américain, Barack Obama. Plus de 700 000 employés de l’administration fédérale risquent de devoir prendre un congé sans solde, sans aucune garantie d’un rappel de salaire une fois le budget voté.
La dernière fermeture de l’administration pour cause d’achoppement sur le budget remonte à 1996 et avait duré 21 jours. La fermeture n’affecte pas les services jugés essentiels, mais a des conséquences, par exemple pour les touristes.
Une autre échéance arrive à grand pas pour le gouvernement : celle du plafond de la dette. Le 17 octobre, le gouvernement aura atteint le plafond de dettes qu’il n’est pas autorisé à dépasser. Une augmentation de ce plafond peut être votée par le Congrès, mais une partie des Républicains demandait, en échange de ce vote, des concessions sur l’Obamacare.

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