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Lundi 30 septembre 2013

US : Vers une fermeture de l’administration américaine ?

L’année budgétaire américaine se termine ce soir à minuit. La loi américaine prévoit qu’une nouvelle loi doit être adoptée, qui requiert l’approbation de la Chambre des Représentants – où dominent des Républicains -, du Sénat – où les Démocrates sont majoritaires -, et du Président, Barack Obama. Or les Républicains n’acceptent de voter le budget de l’an prochain que s’il prévoit des coupes dans la loi sur la santé d’Obama (“Obamacare”). En principe, l’Affordable Care Act devient applicable dès demain : pour les Républicains, il s’agit donc d’une ultime tentative.
Dimanche matin, les membres de la Chambre des Représentants ont approuvé un délai d’un an dans l’application de l’Obamacare, mais les Sénateurs ont refusé d’examiner cette nouvelle législation. D’où la situation de blocage actuelle.
La fermeture de l’administration américaine signifie en pratique la fermeture de certains services, mais pas ceux jugés essentiels. Les versements dans la cadre du programme Medicare doivent se poursuivre, mais les rangers des parcs nationaux ou des employés du Pentagone se verront demander de prendre des congés sans traitement.

Crise politique italienne

L’ancien Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a annoncé samedi la démission des cinq ministres membres de son parti, le Parti du Peuple de la Liberté (droite), du gouvernement. Le prétexte en est l’incapacité de l’actuel gouvernement à empêcher une augmentation de la T.V.A. à 22%.
Depuis l’arrangement trouvé à la suite des élections législatives de février dernier, le parti de Berlusconi faisait partie de la coalition au pouvoir, emmenée par le parti de centre-gauche d’Enrico Letta.
Berlusconi a récemment été condamné par la Cour Suprême italienne pour évasion fiscale. Cette semaine, un comité du Sénat doit statuer sur son expulsion. Berlusconi a toujours contesté ce jugement. Letta a réagi avec colère à l’annonce du retrait des ministres samedi, jugeant que Berlusconi utilisait l’augmentation de la T.V.A. comme un “alibi” pour servir ses intérêts personnels.
Depuis samedi, les cinq ministres annoncés comme démissionnaires ont pris leur distance avec cette annonce, déclarant par exemple : “Nous voulons continuer à soutenir Berlusconi, mais pas ses mauvais conseillers.” Letta cherche à s’assurer du soutien du Parlement : il a annoncé un vote de confiance pour mercredi.

Nouvelle vague d’attentats à la voiture piégée à Baghdad

Ce matin, Baghdad a été frappée par une série d’attentats à la voiture piégée : 13 voitures ont explosé dans des quartiers chiites. Au moins 47 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées.
Aucun groupe n’a revendiqué ces attaques. Des groupes insurgés sunnites avaient revendiqué les précédentes. Le Ministre de l’Intérieur a accusé les rebelles liés à Al-Qaïda d’exploiter les divisions politiques et les conflits régionaux pour nourrir la violence.
En 2013, les attentats contre la population civile risquent de dépasser ceux de 2008, année la plus sanglante où 6787 personnes étaient mortes. Entre janvier et août cette année, 4853 personnes ont trouvé la mort dans des attentats. Le dernier attentat le plus violent a eu lieu à Sadr, le 21 septembre, lors d’un enterrement : il a fait plus de 60 morts.

Israël-US : Mise en garde réitérée contre l’Iran

Alors qu’un coup de fil historique a eu lieu vendredi soir entre le Président américain, Barack Obama, et son homologue iranien, Hassan Rouhani – le premier échange téléphonique entre les présidents de ces deux pays depuis 1979 -, le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu va mettre en garde Obama tout à l’heure contre l’Iran, lors de discussions à la Maison Blanche.
Netanyahu doit, selon l’agence d’information Reuters, souligner qu’il faut se méfier de la rhétorique rassurante de Rouhani sur le nucléaire iranien, et rappeler que la politique de sanctions économiques a été une stratégie efficace qui a porté ses fruits pour empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire. Obama, lui, doit tenter de rassurer Netanyahu sur le fait qu’il ne lèvera pas trop facilement les sanctions contre l’Iran, mais il doit aussi enjoindre au Premier Ministre israélien de tester la détermination de l’Iran.
L’administration Obama a été jusque là vague sur les concessions qu’elle attend de l’Iran. Netanyahu doit aussi s’exprimer demain à la tribune des Nations Unies.

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