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Mercredi 25 septembre 2013

Kenya : début de l’enquête suite au massacre du Westgate

Alors que le siège meurtrier du centre commercial de Nairobi touche à sa fin, les autorités ont lancé l’enquête pour tenter de comprendre ce qui s’est exactement passé pendant ces quatre jours. Le gouvernement annonce un bilan 60 morts. Environ 60 personnes sont toujours portées disparues. Alors que des chiens renifleurs sont déployés pour tenter de retrouver des victimes, des démineurs, hommes et robots, tentent de localiser d’éventuels exposifs disséminés avant la fin du siège. Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, a déclaré un deuil national de trois jours. “La phase suivante est de savoir ce qui se trouve sous les décombres” a expliqué un porte-parle du gouvernement, Manoah Esipisu, pour qui “les équipes scientifiques doivent comprendre et examiner les preuves” contenues dans le bâtiment en partie écroulé. Des experts israéliens, américains et anglais ont été envoyés pour renforcer les équipes kenyanes et passer le centre commercial au peigne fin.

Pakistan : tremblement de terre meurtrier au Balouchistan

L’armée et les secours pakistanais sont mobilisés dans la province située au sud-ouest du pays touchée par un séisme d’une magnitude de 7,7 sur l’échelle de Richter. Très peu densément peuplée, le Balouchistan est la province la plus grande du Pakistan. La région avait, en avril dernier, déjà été frappée par une secousse ayant fait 35 victimes. Ressentie dans la capitale Karachi et sur les territoires indiens et en iraniens frontaliers, la secousse a détruit des villages entiers. Environ 90% des habitations du district ont été démolies, notamment les maisons en boue nombreuses dans le pays selon un haut responsable du district d’Awaran. Le dernier bilan fait état de 328  morts selon la BBC. “Notre priorité est de transporter les blessés dans les hôpitaux le plus vite possible” a annoncé Azad Gilani, ministre provincial de l’intérieur, à l’AFP. Des témoins rapportent l’apparition d’une petite île de 100 mètres de long aperçue au large du port de la ville de Gwadar selon le chef de la police locale. L’état d’urgence a été décrété dans le district.

Côte d’Ivoire : les autorités refusent de transférér Simone Gbagbo à la C.P.I.

Les autorités ivoiriennes ont annoncé, vendredi 20 septembre, refuser de livrer Simone, la femme de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo au tribunal de la Haye. Cette dernière est poursuivie pour crime contre l’humanité après les violences postéléctorales ayant frappé le pays en 2010-2011. La crise, causée par le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir au gagnant du scrutin reconnu par l’O.N.U., Alassane Ouattara, a fait près de 3000 morts. Un communiqué gouvernemental explique la décision du conseil des ministres “de juger Madame Gbagbo en Côte d’Ivoire, par la justice ivoirienne qui a été restaurée et est à même de garantir à la plaignante un procès”. De nombreux mandats d’arrêt ont été issu par la Cours Pénale Internationale à l’encontre de la famille de l’ancien président, lui-même détenu à La Haye depuis décembre 2012. Soupçonné d’être le “coauteur indirect” de crimes contre l’humanité, il attend son procès. En août dernier, 14 proches de l’ancien président, dont son fils, ont été remis en liberté provisoire par la justice ivoirienne.

Russie : équipage de Greenpeace arrêté dans la mer de Pechora

Les membres de l’équipage du navire Arctic Sunrise de Greenpeace ont été placés en détention provisoire par la justice russe selon l’ONG. Le navire est maintenu à quai dans le port de Mourmansk, au nord-ouest du pays. Les activistes ont été arrêtés la semaine dernière après une tentative d’intrusion sur une plateforme pétrolière offshore de la compagnie russe Gazprom. Ces derniers protestent contre les forages dans l’Arctique. Dans un premier temps accusés de piraterie, ils sont à présent poursuivis pour violation de loi. “Il est absolument évident qu’ils ne sont pas des pirates… mais il est évident qu’ils ont violé une loi internationale” a expliqué Vladimir Poutine. Le porte-parole du bureau des investigations russes, Vladimir Markin, a précisé que “tous ceux qui ont pris d’assaut la plateforme seront poursuivis et ce quelque soit leur nationalité”. Selon le coordinateur de la campagne de Greenpeace menée contre Gazprom, “la raison de cette protestation est d’attirer l’attention sur une catastrophe environnementale”. Selon la BBC, 6 britanniques font partie de l’équipage qui compte 30 activistes originaires de 18 pays. Vladimir Markin a décrit cet évènement comme une “tentative de prise de contrôle d’une plateforme de forage par la force” en évoquant “des doutes légitimes quant à leurs intentions”.

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