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Vendredi 13 septembre 2013

Les armes chimiques dispersées par une unité d’élite de l’armée syrienne

L’information est révélée par le Wall Street Journal : une unité d’élite de l’armée syrienne, l’unité 450, s’attache depuis un an à disperser les stocks d’armes chimiques détenus par le régime de Damas, qui se trouvent maintenant répartis sur une cinquantaine de sites. Cette situation complique la planification de frappes aériennes américaines, à la fois parce que les renseignements américains et israéliens ont moins d’information qu’il y a quelques mois sur la localisation des stocks, et parce que les frappes aériennes risquent de libérer les armes chimiques et de blesser la population civile. “Nous en savons beaucoup moins qu’il y a six mois sur la localisation des armes chimiques”, a indiqué un responsable américain. Les Etats-Unis ne veulent pas non plus frapper l’unité 450 car toute déstabilisation risquerait de faire tomber aux mains des rebelles les armes chimiques.
Washington estime à au moins 1000 tonnes les réserves d’agents chimiques et biologiques.
Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, rencontre aujourd’hui son homologue russe, Sergei Lavrov, à Genève pour discuter de la mise sous contrôle de l’arsenal chimique syrien. Les défis sont immenses, a estimé John Kerry. Lundi, la Russie a proposé que soient placées sous contrôle internationale les armes chimiques détenues par le régime de Damas, pour éviter le déclenchement de frappes aériennes occidentales voulues par les Etats-Unis et la France.

Viol collectif en Inde : les coupables condamnés à la peine de mort

Dans l’affaire du viol collectif d’une étudiante en physiothérapie le 16 décembre 2012, le tribunal indien a rendu son verdict et condamné à la peine de mort quatre des auteurs du crime. Le cinquième violeur s’était pendu dans sa cellule en mars, tandis que le sixième, mineur, a été condamné à trois ans en maison de correction. La jeune femme avait été violée à plusieurs reprises l’an dernier à New Delhi alors qu’elle rentrait chez elle, et était morte des suites de ses blessures dans un hôpital à Singapour, quelques jours plus tard.
Le crime avait provoqué une vague d’indignation sur le sort que subissent les femmes, en Inde et dans le monde. Pourtant, selon les chiffres officiels, le nombre de viols à New Delhi pendant le premier semestre 2013 s’élevait à 806, contre 330 pour le premier semestre 2012. Et pour la même période (2013), 1780 agressions sexuelles ont été rapportées, contre 270 au premier semestre 2012. La police de New Delhi impute cette augmentation des plaintes à une meilleure sensibilisation des victimes, qui osent franchir la porte du commissariat, et à une meilleure formation des policiers.
Le père de la jeune femme s’est félicité du verdict rendu : “Nous sommes très heureux”, a-t-il dit. D’autres soulignent que la condamnation à la peine de mort ne réduit pas leur sentiment d’insécurité. Les avocats des condamnés ont annoncé leur intention de faire appel.

Nucléaire iranien : Rouhani pour une résolution rapide, mais à certaines conditions

En marge d’un sommet avec le Président russe, Vladimir Poutine, sur la sécurité régionale au Kyrgyzstan, le Président iranien, Hassan Rouhani, a déclaré : “En ce qui concerne le nucléaire iranien, nous sommes favorables à une solution, la plus rapide possible, dans le cadre du droit international”. Il a salué les efforts de la Russie en ce sens.
Depuis son élection en juin, le nouveau Président iranien a souhaité se démarquer du ton donné par son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, en affichant une volonté de transparence et une posture moins frontale avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne.
Mais Rouhani a également affiché les limites qu’il n’était pas prêt à franchir, soulignant que l’Iran n’était pas prêt à abandonner son programme d’enrichissement d’uranium : “J’affirme que c’est seulement s’il y a une volonté politique, un respect et un intérêt mutuels, et que les droits du peuple iranien sont respectés, que nous pouvons garantir le caractère pacifique du programme nucléaire iranien”.
Plusieurs diplomates occidentaux soulignent que l’Iran a continué à accroître ses capacités d’enrichissement d’uranium durant ces derniers mois.

Philippines : La crise des otages se poursuit

Dans le Sud des Philippines, l’affrontement entre une faction rebelle qui a pris en otage plus de 100 civils, et l’armée, se poursuit. Aujourd’hui, le Président Benigno Aquino III a rendu visite aux troupes et aux 150 000 déplacés de la région. “Nous n’avons pas d’échéance, mais nous avons des étapes décisives”, a-t-il déclaré aux journalistes. “S’ils blessent les otages, déclenchent des incendies ou franchissent d’autres lignes qu’ils ne doivent pas franchir, nos forces de sécurité sauront quoi faire ; elles ont reçu des instructions”.
Depuis le début de la crise, lundi, 22 personnes sont mortes, 52 ont été blessées, et 19 membres de la faction rebelle se sont rendus ou ont été capturés.

Inquiétude du gouvernement espagnol face à la chaîne humaine catalane

Le 11 septembre, jour de la fête nationale de la Catalogne, des milliers de personnes ont formé une chaîne humaine de 480 km de long pour attirer l’attention sur la question de l’indépendance de la région. Certains souhaitent que la Catalogne devienne indépendante, d’autres veulent, dans un premier temps, qu’un référendum soit organisé sur cette question. Selon un sondage cité par The Economist, un peu plus de 50% des Catalans réclament l’indépendance, mais 80% sont favorables à l’organisation d’un référendum. Le Premier Ministre, Mariano Rajoy, membre du Parti Populaire, de centre droit, a toujours refusé l’organisation d’un référendum.
Les membres du gouvernement espagnol ont reconnu le succès de la chaîne humaine  : “Je mentirais si j’affirmais que cet événement ne me préoccupe pas et ne m’attriste pas”, a ainsi déclaré le Ministre des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo. D’autres ont cherché à minimiser l’importance de la participation en rappelant qu’une “majorité silencieuse” était restée chez elle, mais le porte-parole du gouvernement catalan a enjoint à Madrid de tenir compte de l’ampleur de la mobilisation et d’organiser un référendum.

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