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Jeudi 12 septembre 2013

Rapport de l’ONU sur les armes chimiques attendu lundi

Selon la France, le rapport des inspecteurs des Nations Unies sur l’attaque à l’arme chimique qui a fait près de 1500 morts le 21 août dans la banlieue Est de Damas devrait être rendu public lundi. Ce rapport ne devrait pas imputer explicitement la responsabilité du massacre à l’un des deux camps en particulier, d’après plusieurs diplomates occidentaux cités par l’agence de presse Reuters.
Mais les informations factuelles contenues dans le rapport pourraient permettre au Secrétaire Général des Nations Unies, Ban ki-Moon, très critique du régime du Président syrien, Bachar el-Assad, d’en conclure à une responsabilité du régime de Damas.
De son côté, le Président russe, Vladimir Poutine, a publié hier une tribune dans le New York Times pour rappeler son opposition à des frappes américaines en Syrie : “Personne ne doute que des armes chimiques aient été utilisées en Syrie. Mais on a toutes les raisons de croire qu’elles ont été utilisées, non par l’armée syrienne, mais par les forces de l’opposition, pour provoquer l’intervention de leurs soutiens étrangers, qui se rangeraient ainsi aux côtés des fondamentalistes”, écrit-il.
Les rebelles syriens ont, eux, formellement rejeté la proposition russe de placer sous contrôle international les armes chimiques syriennes.

Zone euro : La BCE dotée de nouveaux pouvoirs pour superviser les banques

Les parlementaires européens ont voté aujourd’hui en faveur d’une plus grande délégation de pouvoirs à la Banque Centrale Européenne (B.C.E.) pour lui permettre de superviser les banques de la zone euro (17 pays). La supervision porte sur 6000 banques. Le vote constitue l’une des dernières étapes vers l’établissement d’une union bancaire, qui implique, en plus d’une supervision bancaire unique, une autorité unique de résolution des conflits et un schéma unique de garantie des dépôts. Ce projet ambitieux est destiné à prévenir d’autres crises dites “de la dette souveraine” comme celle que connaît actuellement la zone euro.
La B.C.E. devrait commencer ses travaux de supervision d’ici un an, après avoir embauché les personnes nécessaires et mis en place les dispositifs. Le vote du Parlement européen doit permettre à la B.C.E. de passer en revue la comptabilité des banques en matière de prêts pour déterminer si leurs réserves sont suffisantes pour faire face à des risques de non remboursement de crédit.
Mais la mise en place d’un mécanisme de supervision bancaire soulève des questions de souveraineté. L’Allemagne notamment craint une centralisation excessive des pouvoirs.

Goldman Sachs inspectée sur les horaires de travail

La banque Goldman Sachs de Zurich a reçu l’attention toute particulière d’inspecteurs du travail venus vérifier qu’elle ne faisait pas travailler ses employés à des horaires indus et qu’elle n’enfreignait pas ainsi le droit du travail. Cette visite fait suite aux plaintes déposées il y a deux semaines par l’un des syndicats de la banque. Le Bureau zurichois de l’Economie et du Travail (A.W.A.) a confirmé une inspection destinée à déterminer si la banque tenait le compte du nombre d’heures travaillées par ses employés. Il n’a pour l’instant pas indiqué quelles étaient ses conclusions, l’enquête n’étant pas terminée.
Depuis plus d’un an, employeurs et employés suisses s’affrontent pour savoir si les entreprises peuvent cesser d’enregistrer le nombre d’heures travaillées par leurs employés les plus haut placés et qui ont un fort degré d’autonomie.
Cette inspection intervient alors que le secteur bancaire, dans la City à Londres tout particulièrement, fait l’objet de vives critiques sur son culte excessif du travail après la mort d’un stagiaire de Bank of America, le mois dernier.

Kenya : Découverte d’une source d’eau dans la région de Turkana

Une source d’eau a été découverte dans la région aride de Turkana, au Nord du Kenya. D’après le gouvernement, cette source pourrait subvenir aux besoins d’approvisionnement en eau du pays pendant 70 ans. Les sources d’eau ont d’abord été repérées grâce à des satellites et des radars. Une autre source avait été trouvée en Namibie, l’Etat d’Afrique le plus sec.
Les sources découvertes contiennent 250mds de mètres cube d’eau. Le Ministre de l’Environnement, Judi Wakhungu, a indiqué que le Kenya utilisait actuellement trois milliards de mètres cube d’eau par an. Le gouvernement espère que l’eau sera disponible d’ici un mois. Elle doit d’abord servir à approvisionner les populations locales, qui sont souvent des nomades vivant de l’élevage et vulnérables au manque d’eau.
L’eau devrait aussi être utilisée à des fins d’irrigation et à des fins industrielles. Des réserves de pétrole importantes ont été découvertes l’an dernier dans la région. La responsable de l’ONG Les Amis du Lac Turkana a déploré que le gouvernement n’associe pas davantage les populations locales dans la gestion de l’eau.
Selon l’UNESCO, 17 millions de Kenyans, sur les 41 millions d’habitants du pays, n’ont pas accès à l’eau potable.

La France refuse d’extrader un ex-colonel rwandais, mais le remet en liberté

La Cour d’Appel de Douai, dans le Nord de la France, a rejeté la demande d’extradition du colonel Laurent Serubuga, que Kigali accuse d’avoir participé au génocide des Tutsis en 1994. Il était à l’époque chef de cabinet adjoint dans l’armée rwandaise. Il avait été arrêté fin juillet en France en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par le Rwanda qui souhaite le juger pour crimes contre l’humanité et génocide. 800 000 personnnes, principalement Tutsis, sont mortes dans le génocide rwandais de 1994.
Le tribunal français a jugé qu’à l’époque des faites, les crimes contre l’humanité et le génocide n’étaient pas punis par la loi au Rwanda, et que Serubuga ne pouvait donc pas être jugé rétroactivement pour des crimes qui n’étaient pas dans le code pénal, en vertu de la non rétroactivité de la peine plus sévère en droit pénal français.
Les avocats des deux parties ont tout deux indiqué s’attendre à cette décision.

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