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Vendredi 6 septembre 2013

NSA : Contourner les systèmes de protection des données sur internet

Ce sont les dernières révélations à propos de l’Agence de Sécurité Américaine (N.S.A.) et de son homologue britannique, le G.C.Q.H. (Government Communications Headquarters). Elles sont faites à partir des documents transmis par l’ancien agent, Edward Snowden, au journaliste Glenn Greenwald et à la documentariste Laura Poitras. Greenwald et Poitras sont encore en train d’exploiter toutes les informations qui leur ont été communiquées sur le sujet.
Selon ces dernières informations, qui sont rendues publiques conjointement sur les sites du Guardian, du New York Times et de Propublica, les agences de sécurité américaine et britannique ont mis en oeuvre des programmes de déchiffrement qui permettent de contourner les systèmes de chiffrement mis en place par les entreprises pour assurer la protection des données de leurs utilisateurs, comme les données bancaires ou les données médicales.
Les documents de la N.S.A. analysés révèlent aussi que l’Agence a travaillé de concert avec des entreprises technologiques pour introduire des failles dans leurs sytèmes de protection des données, lui permettant ainsi d’avoir accès à des informations que les utilisateurs pensent être protégées.
Enfin, les documents montrent que les agences de sécurité ont réussi à imposer de nouvelles normes en matière de chiffrement et de protection des données, participant à l’élaboration des normes de sécurité édictées aux développeurs.

Les Pays-Bas doivent indemniser les proches pour le massacre de Srebrenica

C’est une décision historique qu’a rendu la Cour Suprême des Pays-Bas en ordonnant à l’Etat d’indemniser les proches des victimes pour le meurtre de musulmans bosniaques, lors du massacre de Srebrenica, en 1995. Historique, car elle pose que les pays qui fournissent des troupes pour les missions des Nations Unies peuvent être tenus responsables de leur conduite. “Ceux qui participent aux missions des Nations Unies ne sont pas toujours couverts par un drapeau de l’O.N.U.”, s’est félicité l’avocate des familles bosniaques.
La décision rendue par la Cour Suprême concerne trois hommes : les proches accusaient les troupes néerlandaises de ne pas les avoir protégés alors qu’ils avaient trouvé refuge dans un bâtiment des Nations Unies pour échapper aux troupes serbes bosniaques commandées par le Général Ratko Mladic qui ratissaient la région, le 11 juillet 1995. 8000 hommes avaient été exécutés. Le Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie a jugé que ce massacre constituait un crime contre l’humanité, et Mladic doit aujourd’hui en répondre.
Serbrenica reste un événément traumatisant dans l’histoire politique récente des Pays-Bas : les troupes avaient été accusées de lâcheté et d’incompétence. En 2002, le gouvernement avait reconnu sa responsabilité politique dans le désastre qu’avait été la mission des Nations Unis, et avait démissionné.

G20 : Etats-Unis et Russie restent en désaccord sur la Syrie

Alors que s’achève aujourd’hui le sommet de deux jours du G20 à Saint-Pétersbourg, que les dirigeants des 20 pays les plus puissants économiquement se sont entretenus hier soir de la situation en Syrie, et que les Présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Barack Obama, ont également eu un échange en tête-à-tête sur Damas, les positions restent irréconciliables.
Lors d’une conférence de presse aujourd’hui, Poutine a estimé qu’il était “contre-productif” de déstabiliser la situation en Syrie.
Barack Obama, lui, a indiqué que les participants au G20 étaient “unanimes” sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, et que la plupart des dirigeants présents en attribuaient la responsabilité au Président syrien, Bachar al-Assad.
De son côté, Poutine a décrit l’utilisation des armes chimiques comme “une provocation de la part de militants qui cherchent à recevoir un soutien de l’extérieur”.
Chine et Russie s’opposent depuis le début à une intervention militaire en Syrie, et refusent de voter une résolution au Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) qui autoriserait une telle opération. Les deux pays ont souligné à maintes reprises le caractère illégal d’une intervention en Syrie sans accord du C.S.N.U.

Cambodge : L’opposition se prépare à manifester samedi

Voilà près de six semaines que les élections législatives ont eu lieu au Cambodge, et elles ont vu le recul historique du parti du pouvoir, passé de 73 à 55 sièges à la Chambre des Députés, selon les résultats non officiels. Plusieurs groupes d’observation ont dénoncé la fraude électorale et les pressions exercées sur les électeurs. Les résultats officiels doivent être annoncés dimanche.
Dans un pays marqué par des années de guerre civile, l’opposition avance avec prudence pour faire entendre sa voix. Elle prévoit une manifestation de trois heures samedi, sur la place réservée aux manifestations, et insiste sur le caractère non-violent du rassemblement : “Nous ne voulons pas la révolution, nous ne voulons pas le bagarre, nous voulons seulement la justice”, expliquait à des partisans Kem Sokha, le Vice-Président du parti d’opposition, le Parti de la Sauvegarde Nationale du Cambodge. L’opposition a organisé deux “répétitions” de cette manifestation cette semaine, pour entraîner ses partisans à réagir face aux arrestations et aux mauvais traitements infligés par la police.
Certaines ONG des droits humains sont sceptiques sur les possibles effets d’une telle manifestation : “Vous prétendez renverser le gouvernement avec une manifestation de trois heures ?”, a demandé le Président du Centre des Droits Humains Cambodgien, Ou Virak. D’autres chercheurs rappellent que l’opposition n’était pas prête à exercer le pouvoir et qu’elle a présenté nombre de candidats inexpérimentés aux élections du 28 juillet. Mais malgré des résultats controversés, les élections législatives semblent avoir délié les langues dans les villages où habitants et responsablse politiques locaux tiennent des discours plus critiques sur le pouvoir central.

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