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Mercredi 4 septembre 2013

Poutine met en garde contre une action en Syrie

Dans une interview avec l’agence d’information Associated Press (A.P.), le Président russe, Vladimir Poutine a mis en garde contre une action unilatérale de l’Occident en Syrie, c’est-à-dire sans qu’une résolution ait été approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. S’il était toutefois avéré que le Président syrien, Bachar el-Assad, a utilisé des armes chimiques contre son peuple, la Russie “n’exclurait pas” de voter une résolution sur des frappes militaires punitives. Cette rhétorique marque une volonté de conciliation de Poutine, vis-à-vis notamment des Américains avec qui les relations sont tendues, à la fois sur la Syrie, mais aussi parce que le lanceur d’alerte, Edward Snowden, a trouvé refuge en Russie après avoir fui Hawaï et être passé par Hong Kong.
Reste à savoir quelles sont les preuves qui suffiraient à convaincre Poutine de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar en Syrie. Interrogé sur la question, le Président russe a répondu : “Il s’agirait d’éléments précis et détaillés comportant des preuves qui seraient manifestes et établiraient, au-delà de tout soupçon, qui a attaqué et quels moyens ont été utilisés”. Il a par ailleurs rappelé que les “preuves” présentées par les Américains sur l’Irak en 2002 s’étaient révélées être fausses. Le Président russe a aussi souligné qu’une attaque de Bachar contre son peuple lui paraissait “absurde” car les forces de l’armée syrienne avait repris du terrain, et attaquer dans ces conditions serait surtout le prétexte d’un accroissement des sanctions contre Damas.
Poutine a ajouté qu’il était pour l’instant “trop tôt” pour savoir ce que Moscou ferait si Washington lançait des frappes sur la Syrie. Le Président russe s’apprête à accueillir jeudi à Saint-Pétersbourg les dirigeants du G20 pour un sommet de deux jours.

Poutine cherche à rassurer sur le respect des droits des homosexuels en Russie

“Je vous assure que je travaille avec ces personnes, et que je leur remets parfois des récompenses honorifiques pour ce qu’elles ont pu accomplir dans différents domaines” : c’est en ces termes que le Président russe, Vladimir Poutine, a cherché à rassurer les défenseurs des droits humains, dans l’interview donnée à l’agence d’information Associated Press (A.P.).
En juillet, le Président russe a promulgué une loi qui bannit “la propagande des relations sexuelles non traditionnelles”, qui interdit de présenter de façon positive les relations homosexuelles aux mineurs, et expose les étrangers à 15 jours de prison ; ils peuvent aussi être expulsés du pays et soumis à une amende de 100 000 roubles (2 270€) pour “propagande à l’homosexualité”. La perspective des Jeux Olympiques (J.O.) de février 2014 à Sochi, une ville sur la Mer Noire, a attiré l’attention sur l’application de cette loi, vigoureusement critiquée depuis son adoption et soupçonnée d’utiliser des termes vagues pour pouvoir réprimer très largement toute manifestation publique de relation homosexuelle.
Plusieurs artistes ont refusé de se rendre en Russie pour dénoncer la situation qu’y subissent les homosexuels, du chorégraphe britannique Ben Wright au comédien américain Wentworth Miller.
Poutine a cherché à rassurer le Comité Olympique en indiquant que les athlètes venant à Sochi ne seraient pas inquiétés en raison de leur orientation sexuelle, mais il a, la semaine dernière, signé un décret interdisant toute manifestation dans la ville durant les J.O.

Manifestations en Roumanie contre le projet de mine à Rosia Montana

Depuis dimanche soir, des milliers de personnes manifestent tous les soirs à Bucarest pour dénoncer un projet de loi qui prévoit d’autoriser le début des travaux d’exploitation à Rosia Montana, un village des Carpates où se trouvent des réserves d’or et d’argent. Le site, censé permettre l’extraction de 300 tonnes d’or et 1200 tonnes d’argent, deviendrait la plus grande mine à ciel ouvert d’Europe.
Mais le projet soulève de nombreuses questions, à la fois sur la prise en charge des dégâts environnementaux par l’entreprise canadienne, Gabriel Resources, et sur le nombre d’emplois créés. Les manifestants estiment que les avantages économiques que pourrait en retirer le pays sont minimes par rapport aux risques encourus. Ils dénoncent l’utilisation de quantités considérables de cyanure pour extraire l’or.
En juin, l’ONG Europa Nostra qui veille à la préservation du patrimoine européen, avait élu Rosia Montana comme “l’un des sept sites les plus menacés” en Europe.

L’UE veut encadrer le système bancaire parallèle

“Nous avons mis en place un encadrement complet des banques et des marchés. Nous devons à présent nous attaquer aux risques présentés par le système bancaire parallèle. Ce système joue un rôle important dans le financement de l’économie réelle” : c’est par ces mots que le Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, Michel Barnier, a présenté un communication de la Commission européenne qui vise à encadrer les activités du système bancaire parallèle. Système d’intermédiation de crédit composé d’entités et d’activités extérieures au système bancaire classique, le système bancaire parallèle n’est pas soumis aux règles du système bancaire classique bien qu’il mène des activités de type bancaire.
Les fonds monétaires entrent dans cette catégorie. Ils permettent le financement à court terme d’établissements bancaires ou d’administrations. La Commission européenne souhaite une meilleure gestion de la liquidité de ces fonds, en les obligeant à avoir des réserves de fonds.

France et Allemagne rendent hommage aux victimes d’Oradour-sur-Glane

Pour la première fois depuis le massacre d’Oradour-sur-Glane, le 10 juin 1944, le Président allemand, Joachim Gauck, s’est rendu sur place pour rendre hommage aux victimes des Nazis, aux côtés de son homologue, François Hollande. “L’Allemagne que j’ai l’honneur de représenter est différente de celle qui hante nos mémoires”, a déclaré Gauck, qui a accepté l’invitation du Président français “avec un mélange de gratitude et d’humilité”.
Le 10 juin 1944, 642 personnes étaient mortes dans le village d’Oradour-sur-Glane, dans le Limousin, dont 205 enfants de moins de 15 ans, pour la plupart brûlés vifs dans l’église du village. Après la guerre, le Général de Gaulle avait décidé que le village ne devait pas être reconstruit afin de conserver la mémoire des atrocités nazies.

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