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Mercredi 28 août 2013

UK : Projet de résolution présentée au CSNU pour une intervention en Syrie

Le Royaume-Uni doit présenter un projet de résolution au Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) pour une intervention militaire en Syrie. La résolution, présentée lors d’une réunion des cinq membres permanents de l’organisation internationale (Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, Chine, France), aurait pour but d’“autoriser les mesures nécessaires pour protéger les civils”, allusion aux victimes des armes chimiques.
Hier, le Vice-Président américain, Joe Biden, a déclaré qu’il n’y avait aucun doute sur l’utilisation par le régime de Bachar el-Assad d’agents neurotoxiques, c’est-à-dire d’armes chimiques, comme le gaz sarin. Biden est le plus haut responsable américain à accuser le gouvernement syrien de l’attaque aux armes chimiques qui a fait au moins 355 morts et plus de 1000 blessés dans la banlieue de Damas, le 21 août.
Alors que la Chine et la Russie se disent toujours opposées à une intervention occidentale en Syrie, la question du fondement juridique d’une telle intervention se pose plus que jamais. L’envoyé spécial des Nations Unies et de la Ligue Arabe en Syrie, Lakhdar Brahimi, a rappelé que “le droit international est clair : une action militaire doit être entreprise après une décision du C.S.N.U.”. Il a également reconnu que les éléments matériels suggéraient l’utilisation de “substances chimiques” pour tuer des centaines de civils. De son côté, le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a également appelé à une unité de la position du C.S.N.U. sur cette question. Il a ajouté que l’équipe chargée d’enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, qui a repris les inspections aujourd’hui, devrait avoir terminé son travail d’ici quatre jours.

HRW : Des enfants chercheurs d’or en Tanzanie pour survivre

“Sur le papier, la Tanzanie a une législation qui interdit le travail des enfants dans les mines. En pratique, le gouvernement a très peu fait pour les faire appliquer” : c’est ce que dénonce l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Employés dans des mines artisanales autorisées ou non autorisées, les enfants sont exposés aux risques d’effondrement, souffrent de problèmes musculo-squelettiques en raison des charges trop élevées qu’ils transportent, travaillent parfois jusqu’à 24 heures d’affilée, et sont exposés aux émanations de mercure, utilisé pour extraire l’or de la roche.
L’ONG a enquêté l’an dernier sur 11 sites miniers de Tanzanie, interviewant près de 200 personnes dont 80 enfants, âgés de huit à 17 ans. Elle reproche aussi à la Banque Mondiale et aux bailleurs de fonds de ne pas s’attaquer au problème.
La Tanzanie est le quatrième pays africain exportateur d’or. Malgré une baisse du cours de l’or sur les marchés, 5% du P.I.B. du pays repose sur l’exploitation minière, qui représente un tiers de ses exportations. 10% de l’or du pays provient de mines artisanales de petite taille. En 2011, l’exportation de minerais a rapporté €1,58mds ($2,1mds) à la Tanzanie. Les principales destinations de l’or tanzanien en provenance des petites mines sont les Emirats Arabes Unis, la Suisse, la Chine, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni.

Les écarts économiques entre Blancs et Noirs persistent aux Etats-Unis

Cinquante ans après la Marche sur Washington, une étape clé dans les revendications des droits civils, qui avait conduit 200 000 personnes dans la capitale américaine, cinquante ans après le discours de Martin Luther King “I have a dream”, les disparités économiques entre Blancs et Noirs ont peu changé aux Etats-Unis. “Assurément, la pauvreté a diminué pour tout le monde, mais de sorte que la proportion de Noirs qui sont pauvres, par rapport aux Blancs, est la même qu’il y a 50 ans”, estime William Darity Jr., qui enseigne l’économique politique à l’université de Duke.
Certes, la classe moyenne noire – définie comme les foyers qui gagnent plus de $100 000 par an, a été multipliée par cinq en 50 ans. Le pourcentage de Noirs de plus de 25 ans avec un diplôme de l’enseignement supérieur a plus que triplé.
Mais les écarts avec les Blancs restent similaires. En 1963, un foyer noir gagnait 55 centimes lorsqu’un foyer blanc gagnait un dollar. En 2011, un foyer noir gagne 66 centimes pour un dollar chez les Blancs. Le taux de chômage des Noirs, de près de 11% en 1963 et en 2012, est le double du taux de chômage des Blancs.
Les politiques publiques ne s’attaquent toujours pas à cette discrimination persistante. Le Président Barack Obama a privilégié les mesures destinées à améliorer l’accès des classes moyennes et populaires à l’université et à la sécurité sociale, refusant de mettre en place des politiques ciblées. Il considère la persistance des disparités économiques comme l’héritage d’une longue histoire de discriminations.

Le site du New York Times hacké

Le site web et le compte Twitter du New York Times ont été hackés hier soir, vers 21h30. Les problèmes d’accès se poursuivent aujourd’hui. Certains internautes ne peuvent accéder au site du journal américain, tandis que d’autres sont redirigés vers une page web affichant ce qui semble être le logo de l’Armée Electronique Syrienne.
Le New York Times, qui a indiqué être la cible d’une “attaque extérieure malfaisante”, n’a pas précisé qui en était l’auteur, mais l’Armée Electronique Syrienne a revendiqué l’attaque. On connaît peu de choses sur ce groupe de hackers, qui soutient le Président syrien Bachar el-Assad. Il est connu pour avoir déjà hacké les sites du quotidien britannique The Guardian, celui de l’agence Associated Press ou encore, le site du Washington Post.
Le New York Times a utilisé le site du groupe nytco.com pour tenir ses lecteurs informés et poster ses articles.

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