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Vendredi 23 août 2013

Explosions mortelles à Tripoli (Liban)

A la fin des prières du vendredi, deux explosions ont retenti à Tripoli, au Nord du Liban, l’une à la mosquée al-Taqwa, l’autre à la mosquée al-Salam, à cinq minutes d’intervalle. Au moins 27 personnes sont mortes et près de 350 ont été blessées. Deuxième ville du pays, Tripoli compte environ 200 000 habitants. C’est l’une des villes où les tensions entre communautés religieuses peuvent être particulièrement vives. Une forte communauté alawite y côtoie des Sunnites, majoritaires. La guerre civile qui se déroule en Syrie a accru les tensions inter-confessionnelles. La mosquée al-Taqwa est fréquentée par une figure importante de l’Islam sunnite au Liban, le cheik Salem Rafii. On ne sait pas encore s’il était présent sur place au moment des attentats.
Toujours au Liban, Israël a confirmé avoir tiré sur une base militante en réponse au lancement de quatre roquettes contre son territoire, quelques heures plus tôt. C’est la première attaque aérienne d’Israël contre le Liban depuis la guerre menée en 2006 contre le Hezbollah. La cible touchée par l’Etat hébreu appartenait à l’Organisation de Libération de la Palestine (O.L.P.) et se trouvait à Naameh, à quelques kilomètres au Sud de la capitale, Beyrouth. L’O.L.P. a nié toute implication dans les tirs de roquette, qui ont par ailleurs été revendiqués par un groupe islamiste lié à al-Qaïda, le bataillon Ziad al-Jarrah.

Viol collectif d’une photojournaliste à Mumbay (Inde)

Le crime a eu lieu hier à la tombée du jour, alors que la photojournaliste réalisait un reportage avec un collègue masculin à Lower Parel, dans un ancien complexe de l’industrie textile, un quartier où se côtoient des appartements de luxe et des bâtiments désaffectés. Elle a subi un viol collectif tandis que son collègue était retenu et battu. La victime a été transportée à l’hôpital où elle est traitée pour de multiples blessures. Cinq hommes sont soupçonnés par la police d’avoir violé la photojournaliste. L’un d’eux a été arrêté et la police recherche toujours les quatre autres.
L’affaire rappelle celle du viol collectif d’une étudiante en médecine de 23 ans, en décembre dernier, qui avait suscité colère et mobilisation dans la population, d’autant plus que Mumbai est censée être une ville relativement sûre pour les femmes. Le crime a provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux.

OMS : Inondations mortelles au Soudan

“Les fortes pluies et les inondations au Soudan ont affecté la vie et la propriété de quelque 65 957 familles, soit 320 000 personnes”, alerte l’Organisation Mondiale de la Santé. Près de 50 personnes en sont mortes ce mois-ci, précise l’organisation internationale. Ces données sont rendues publiques alors que de violentes bourrasques frappent la capitale, Khartoum, aujourd’hui. Celle-ci a connu sa pire inondation depuis 25 ans.
Le Nil Bleu a vu son cours augmenter. D’après l’Agence France Presse, le fleuve a balayé près d’un kilomètre de terres agricoles à l’Est de la capitale, mais des digues de sable ont été construites. Selon l’O.M.S., l’un des principaux risques sanitaires est lié à l’effondrement de 53 000 latrines à fosse.

UNHCR : Appel au bon sens dans le débat sur l’immigration en Australie

“Le débat sur ces questions, non seulement en Australie mais dans d’autres régions du monde, repose malheureusement souvent, non sur la réalité, mais sur les perceptions, les préjugés et d’autres aspects”, a déclaré le chef du Haut Commissariat sur les Réfugiés des Nations Unies (U.N.H.C.R.), Antonio Guterres, qui a appelé au “bon sens”.
Cette intervention survient à l’approche des élections législatives, qui se tiennent le 7 septembre et pour lesquelles les sondages prédisent la victoire de la coalition conservatrice de Tony Abbott. Dans son programme consacré à l’immigration, le candidat a promis à ses électeurs de rétablir des lois plus dures sur le droit d’asile, pour empêcher les demandeurs d’asile de s’installer définitivement dans le pays. L’homme politique a prévu de confier à un commandant militaire la responsabilité d’une opération baptisée “frontières souveraines”, qui n’octroierait aux 30 000 demandeurs d’asile ayant le statut de réfugié qu’un visa temporaire. Cela impliquerait un éventuel retour dans leur pays d’origine dans le futur.
Le gouvernement travailliste de Kevin Rudd, en place actuellement, a récemment été rappelé à l’ordre par la commission des droits humains des Nations Unies pour les mauvais traitements infligés à 46 réfugiés, dont 42 Tamouls du Sri Lanka, considérés par les autorités australiennes comme représentant un risque potentiel pour la sécurité du pays.

Arrestation du Général congolais Dabira en France

Les faits remontent à 1999 : alors que la guerre civile au Congo-Brazzaville prend fin, Congo-Brazzaville et République Démocratique du Congo (R.D.C.) signent un accord permettant le retour des réfugiés qui avaient gagné Kinshasa (R.D.C.). Le retour se fait par la navette fluiviale, le Beach, qui effectue les liaisons Kinshasa-Brazzaville. Mais une fois à Brazzaville, des jeunes hommes soupçonnés d’avoir appartenu à une milice privée antigouvernementale, sont emmenés dans des camps et disparaissent.
Le Général congolais Norbert Dabira a été interpellé aujourd’hui en France et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Mais il a été mis en examen pour crimes contre l’humanité dans “l’affaire des disparus du Beach”.
En 2005, Dabira faisait partie des 15 officiers supérieurs et cadres qui n’ont pas été inquiétés, à l’issue d’un procès au Congo. Le tribunal avait reconnu la disparition de 85 personnes, mais sans pouvoir en expliquer la cause.
“Je suis totalement innocent”, a déclaré Dabira à l’Agence France Presse, qui a précisé son intention de ne pas quitter la France durant l’enquête.

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