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Jeudi 22 août 2013

Accord entre le parti Ennahda et l’UGTT pour ouvrir des négociations

“Nous allons bientôt sortir de cette crise. Nous acceptons sur le principe l’initiative de l’U.G.T.T. (Union Générale Tunisienne du Travail) d’ouvrir le dialogue“, a déclaré le Président du parti au pouvoir Ennahda, Rached Ghannouchi, aux journalistes, à l’issue d’une réunion avec le principal syndicat tunisien. Depuis un mois, le pays est paralysé par des manifestations et des demandes de démission du gouvernement. Le parti islamique Ennahda, qui gouverne à la tête d’une coalition dont font partie deux partis laïques minoritaires, a fait l’objet d’accusations de la part de l’opposition qui lui reproche de vouloir imposer un agenda religieux au pays, de faire des concessions aux salafistes islamistes et d’être incapable de proposer une politique économique crédible.
La fédération de l’U.G.T.T. a proposé que le gouvernement démissionne et qu’un gouvernement intérimaire soit mis en place d’ici l’organisation de nouvelles élections. Ennahda a jusqu’ici refusé, avant d’accepter aujourd’hui. Les partis d’opposition n’ont pas fait de commentaire pour l’instant.
La Tunisie a élu le 23 octobre 2011 une assemblée constituante chargée d’écrire une nouvelle constitution dans un délai d’un an, mais cette échéance n’a pas été respectée en raison de discussions interminables entre islamistes et partis de l’opposition. Quatre mois ont ainsi été consacrés à la question de savoir s’il fallait mentionner la charia – le code moral et légal de l’Islam – dans le texte. Ennahda a finalement accepté de laisser cette mention de côté.
Pèse aussi sur la Tunisie le poids des événements égyptiens.

Armes chimiques en Syrie : Prudente réaction du CSNU

Après les accusations d’attaque à l’arme chimique de civils et de rebelles par le gouvernement du Président Bachar el-Assad, la France a déclaré que, si elles étaient avérées, ces attaques nécessitaient qu’on y répondre “avec force”, mais le Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a exclu toute intervention au sol. Hier, les opposants syriens ont accusé le régime d’avoir tué près de 1300 personnes dans un massacre à l’arme chimique.
Alors que les pays occidentaux cherchent à permettre l’accès au site aux inspecteurs des Nations Unies, arrivés sur place dimanche, le Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.), réuni en urgence hier soir, a réagi avec une grande prudence : il a demandé que soient vérifiées les accusations et que soit mis en place un cessez-le-feu.
Le Ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a critiqué la tiédeur du C.S.N.U. en disant : “Toutes les lignes rouges ont été franchies, mais le Conseil de Sécurité des Nations Unies persiste à ne pas prendre de décision. C’est une responsabilité pour les parties qui ont tracé ces lignes rouges, et pour nous tous.” Il y a un an déjà, le Président américain, Barack Obama, parlait de l’utilisation des armes chimiques par le régime comme d’une “ligne rouge” qui ne devait pas être franchie et qui justifierait un soutien actif à l’opposition.

Ouverture du procès de Bo Xilai en Chine

C’est aujourd’hui que s’ouvre à Jinan, dans l’Est de la Chine, le procès de l’ancien homme fort de Chongqing (Sud-Ouest) Bo Xilai, pour corruption. L’homme politique charismatique et flambeur est devenu le symbole de la lutte contre la corruption en Chine. Accusé d’abus de pouvoir, de corruption et de détournement de fonds, Bo Xilai n’a pas été mis en cause pour l’usage de la torture qu’il a ordonnée à plusieurs reprises contre ses opposants. Bo Xilai s’est défendu, niant les accusations dont il fait l’objet.
Le procès est soigneusement mis en scène par les autorités. Les abords du tribunal ont été fermés, le tribunal a publié des photos du prévenu, et la salle d’audience est interdite aux journalistes étrangers. Mais la cour a diffusé sur le réseau social Weibo (équivalent de Twitter en Chine) une retranscription de l’audience de la première journée.

L’oligarche kazakh Ablyazov reste en France

Accusé d’un détournement de fonds de €4,5mds ($6mds), l’oligarche kazakh, Mukhtar Ablyazov, en prison en France depuis juillet, devrait y rester. L’homme d’affaires est accusé par l’Ukraine, la Russie et le Kazakhstan d’avoir détourné en 2009 de l’argent de la banque qu’il dirigeait, BTA, et demandent à la France son extradition. Aujourd’hui, le juge français a rejeté la demande de liberté conditionnelle, mais n’a pas encore statué sur l’extradition. Ablyazov dénonce des accusations à motif politique. Selon son avocat, la demande de liberté conditionnelle a été rejetée “pour son propre bien” : “Les menaces contre Ablyazov et les considérations selon lesquelles il est plus en sécurité en prison qu’à l’extérieur sont les motivations de la décision du tribunal de rejeter sa demande de mise en liberté sous caution”.

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