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Lundi 12 août 2013

Nouvelles violences contre les Rohingya musulmans en Birmanie

Pour la troisième fois en deux mois, la police birmane a ouvert le feu sur les Rohingya musulmans de l’Etat Rakhine, au Nord-Ouest du pays, vendredi. Les affrontements ont commencé à la suite de dissensions à propos du cadavre d’un pêcheur Rohingya retrouvé sur le rivage. Selon les habitants des villages autour de Sittwe, la capitale de l’Etat, au moins deux personnes ont été tuées et plus d’une douzaine d’autres blessées. Selon le journal d’Etat, La Nouvelle Lumière de Birmanie, les personnes impliquées n’ont souffert que des “blessures mineures”.
Ces affrontements rappellent les tensions entre bouddhistes et musulmans Rohingya qui avaient fait 192 morts l’an dernier, et provoqué le déplacement de 140 000 personnes, principalement des Rohingya. Les activistes dénoncent les politiques d’apartheid mises en place par le gouvernement, qui relèguent les Rohingya musulmans dans des camps de déplacés internes.
L’Etat Rakhine est l’une des régions les plus pauvres du pays, mais se trouve située stratégiquement. Dans le port de Sittwe, l’Inde finance un projet d’aménagement portuaire et routier de €161m ($214m). De la ville de Kyaukphyu, à 105 km du Sud-Est de Sittwe, des gazoducs et oléoducs approvisionnent le Nord-Ouest de la Chine voisine. Ces deux projets témoignent du positionnement stratégique croissant de la Birmanie dans la région, auquel s’ajoutent les rumeurs de richesse minière de l’Etat Rakhine.
Les violences des Rohingya – majoritaires dans cet Etat – contre la police sont considérées par les activistes comme une réponse aux mesures imposées par le gouvernement : celui-ci a annoncé la mise en place d’une limitation des naissances à deux enfants par famille pour les Rohingya – une violation des droits humains selon les Nations Unies. Le gouvernement tente aussi de recenser les Rohingya apatrides comme Bengalais, alors même qu’ils affirment vivre dans la région depuis des décennies.

Les pro-Morsi appellent à manifester contre les menaces de dispersion

Voilà plus d’un mois qu’ils ont mis en place deux camps de sits-in pour dénoncer l’éviction du Président, Mohamed Morsi, par l’armée du Général Abdel Fattah al-Sisi, le 3 juillet dernier. Les islamistes partisans de Morsi réclament toujours le retour du Président, élu le 30 juin 2012. Les autorités égyptiennes ont annoncé le nettoyage des camps : en réponse à ces avertissements, les pro-Morsi appellent à un renforcement de leurs positions et à une mobilisation accrue. La dispersion des camps, “c’est une menace qu’ils ont déjà agitée il y a 15 jours”, juge l’un des pro-Morsi cité par Reuters. Les envoyés de l’Union Européenne, des Etats-Unis et de certains Etats arabes voisins pressent le gouvernement par intérim d’éviter le recours à la violence. Les pro-Morsi ont appelé demain à une “marche d’un million d’hommes” – bien que des femmes et des enfants participent aux rassemblements – contre ce qu’ils considèrent un coup d’Etat militaire.

Le comité électoral cambodgien confirme la victoire du parti au pouvoir

Ce sont les pires résultats pour le Parti du Peuple Cambodgien (C.P.P.) et le Premier Minsitre, Hu Sen, au pouvoir depuis 28 ans. Mais le comité électoral a confirmé qu’il était malgré tout à nouveau arrivé en tête lors des élections législatives du 28 juillet, remportant 3,2 millions de voix, contre 2,9 millions pour le parti d’opposition. L’allocation des 123 sièges du Parlement doit encore être annoncée.
L’opposition continue de dénoncer la fraude électorale et les irrégularités du scrutin. Son leader, Sam Rainsy, a demandé qu’une commission indépendante examine les résultats, une requête rejetée par le gouvernement, qui a renforcé depuis la sécurité dans la capitale, Phnom Penh. Le parti d’opposition a déposé une plainte contre les résultats, comme la loi lui en laisse la possibilité. “Le Parti de la Sauvegarde Nationale du Cambodge (C.N.R.P.) souhaite résoudre le problème pacifiquement et nous voulons suivre une procédure qui convienne à tout le monde”, a annoncé le porte-parole du parti, ajoutant que les manifestations seraient une solution de dernier recours.
Le Premier Ministre, Hu Sen, 60 ans, avait dans un premier temps annoncé vouloir rester au pouvoir jusqu’à 90 ans ; il est revenu sur cette déclaration et ne souhaite plus conserver son poste que jusqu’à ses 74 ans.

Assassinat d’une leader syndicaliste à Marikana

Une leader syndicaliste du Syndicat National des Mineurs (N.U.M.), à la mine de Marikana, en Afrique du Sud, a été tuée ce matin. Ce meurtre, commis “de sang-froid” selon le N.U.M. a provoqué la colère du syndicat. Il survient près d’un an jour pour jour après que des violences policières avaient provoqué la mort de 34 mineurs à Marikana, le 16 août 2012 – les plus meurtrières depuis la fin de l’Apartheid en 1994. On ignore encore si le meurtre d’aujourd’hui est lié aux tensions entre le N.U.M. et son rival, l’Association des Mineurs et du Syndicat de la Construction, qui s’est formé l’an dernier.

Les défis posés par les volcans à l’Indonésie

Samedi, l’éruption du Mont Rokatenda, à l’extrêmité Est de l’archipel indonésien, a provoqué la mort de cinq personnes. En trois ans, c’est la cinquième éruption volcanique sérieuse. Fin 2010, l’éruption du mont Merapi avait causé la mort de 350 personnes. L’archipel d’Indonésie, l’une des économies les plus dynamiques de la planète, se trouve sur l’arc de feu du Pacifique et chevauche près de 130 volcans en activité – plus que n’importe quel autre pays. Dans la majorité de l’archipel, les capacités logistiques et techniques pour faire face aux éruptions sont insuffisantes, et les populations mal préparées. Beaucoup d’agriculteurs préfèrent vivre à proximité des volcans, où la terre est plus fertile et les pluies plus fréquentes. A ces considérations s’ajoutent des croyances religieuses ou mystiques attachées aux volcans.

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