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Lundi 5 août 2013

Procès Ergenekon en Turquie : un ancien chef de l’armée condamné à la prison à vie

Le Général turc Ilker Basbug et quelque 40 autres accusés ont été condamnés à des peines allant jusqu’à la prison à vie dans un procès qui dure depuis cinq ans en Turquie. On leur reproche d’avoir participé à un réseau terroriste appelé Ergenekon qui aurait comploté pour renverser le gouvernement, dirigé par Recep Tayyip Erdogan et le parti AKP.
Pour les détracteurs du Premier Ministre turc, c’est un règlement de compte et une façon pour Erdogan de se débarrasser de ses ennemis politiques. Pour les partisans d’Erdogan, le procès a permis d’évincer l’armée de la vie politique turque. Entre 1960 et 1997, l’armée a renversé quatre gouvernements en Turquie. Le Général Basbug a rejeté toutes les charges qui pesaient contre lui. Près de 275 personnes sont accusées dans ce procès qui repose sur l’idée d’un “Etat dans l’Etat” (“deep state”), composé de militaires, d’hommes d’affaires et de membres de la société civile qui tentent de renverser les gouvernements élus. Vingt-et-un accusés ont été acquittés pour l’instant.
Le procès se déroule dans un tribunal construit exprès pour l’occasion, dans le complexe sécuritaire de Silivri, à Istanbul. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser le millier de manifestants rassemblé pour protester contre le procès, considéré comme une façon de museler une opposition légitime et laïque.

Zimbabwe : Des partisans du MDC disent avoir été attaqués

A Harare, capitale du Zimbabwe, 11 partisans du Mouvement pour un Changement Démocratique (M.D.C.) de l’ancien Premier Ministre, Morgan Tsangirai, disent avoir été attaqués par des partisans du Zanu-PF, le parti du Président Robert Mugabe, arrivé en tête des élections qui se sont déroulées mercredi dernier. Le M.D.C. considère que les élections ont été truquées et le candidat présidentiel, Tsvangirai, a dit vouloir engager une action en justice. Selon les résultats officiels, Mugabe, 89 ans, l’a emporté avec 61% des voix tandis que Tsvangirai, 61 ans, n’a obtenu que 34% des voix. Le M.D.C. a aussi subi une défaite aux élections législatives, avec 49 sièges contre 158 pour le Zanu-PF.
Les élections ont eu lieu sous la surveillance de groupes d’observation. Le plus critique d’entre eux, le Réseau de Soutien des Elections au Zimbabwe (Z.E.S.N.), qui avait 7000 observateurs déployés, estime qu’en raison des problèmes d’inscription sur les listes électorales, près d’un million de personnes n’ont pas pu voter, principalement dans les villes, plutôt favorables à Tsangirai. L’un des neuf membres de la commission électorale a démissionné samedi pour dénoncer le déroulement des élections. Etats-Unis et Royaume-Uni ont de leur côté fait part de leurs doutes sur le bon déroulement des élections. Mais Jacob Zuma, le Président de l’Afrique du Sud, a félicité Mugabe. Et l’Union Africaine, qui avait 70 observateurs sur place, a jugé, dans son rapport préliminaire, ces élections “libres et crédibles”.
Mugabe dirige le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays d’avec le Royaume-Uni, en 1980. En raison de son rôle dans la lutte contre la puissance coloniale, il bénéficie d’une forte crédibilité dans de nombreux pays en Afrique. A l’inverse, depuis ses mesures d’expropriation des terres agricoles des anciens colons blancs, en 2000, ses relations se sont tendues avec un certain nombre de pays occidentaux.

Attaque d’un consulat indien en Afghanistan et spectre de tensions régionales croissantes

Samedi, des insurgés ont attaqué le consulat indien à Jalalabad, en Afghanistan. L’attaque, menée entre autres par deux hommes armés et un troisième qui a déclenché un détonateur, n’a pas fait de morts, mais a blessé 23 personnes. Elle a aussi détruit une mosquée, des habitations et des commerces qui se trouvaient à proximité du site visé.
“Cette attaque témoigne une fois de plus que la principale menace pour la sécurité et la stabilité de l’Afghanistan vient du terrorisme qui continue à opérer au-delà de ses frontières” : par ces mots, le Ministre indien des Affaires extérieures a suggéré l’implication des Taliban actifs au Pakistan. Inde et Pakistan cherchent tous deux à avoir une influence politique en Afghanistan, et cette rivalité risque d’aller croissant avec le retrait des forces de l’O.T.A.N. à la fin de l’année prochaine. Le Président afghan, Hamid Karzai, est perçu comme proche de l’Inde et opposé aux Taliban, que certains considèrent soutenus par l’Etat pakistanais. En 2008 et 2009, des attaques menées par les Taliban contre l’ambassade indienne à Kaboul avaient fait 50 morts. Karzai avait accusé le Pakistan de chercher à saper les relations indo-afghanes.
Les Taliban ont nié toute implication dans l’attaque de samedi.

Un petit pas pour moi, un pas de géant pour les robots

“Un petit pas pour moi, un grand pas pour les robots” : c’est ainsi que s’est exprimé le premier robot humanoïde envoyé par le Japon dans l’espace, Kirobo – un nom formé à partir des mots japonais qui signifient “espoir” et “robot”. Le robot est destiné à servir de compagnon à l’astronaute Koichi Wakata qui arrivera à la station spatiale internationale en novembre. Il communiquera avec d’autres robots sur terre. Pour les concepteurs du robot, le designer de robot Tomotaka Takahashi, de l’Université de Tokyo, l’annonceur Dentsu et le constructeur automobile Toyota Motor Corp., l’enjeu était de s’assurer que le robot pourrait bouger et parler là où il n’y a pas de gravité.

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