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Mercredi 31 juillet 2013

Elections au Zimbabwe : Accusations de fraude

6,4 millions de Zimbabwéens se rendent aux urnes aujourd’hui pour des élections municipales, législatives, et surtout présidentielles. L’actuel Président, Robert Mugabe, au pouvoir depuis 33 ans, espère décrocher un nouveau mandat, tandis que son principal adversaire, l’actuel Premier Ministre, Morgan Tsvangirai, du Mouvement pour un changement démocratique, l’accuse de fraude électorale. Les listes électorales n’ont été accessibles aux citoyens que lundi, et nombre d’entre eux n’ont pas pu vérifier si leur nom était inscrit.
Selon l’International Crisis Group, le pays est mal préparé aux élections : “Le pays a précipité le processus et n’a pas assez investi dans la construction d’institutions stables et intègres qui permettraient des résultats rendant possible un accord politique acceptable par tous.” Mugabe a déclaré qu’il se retirerait en cas de défaite, mais les craintes de violence post-électorale sont réelles.
Les deux candidats en lice partagent le pouvoir depuis 2008, lors d’un accord imposé par l’Afrique du Sud : 200 partisans de Tsvangirai, arrivé en tête avec 47% des suffrages, avaient été tués lors des élections de 2007, conduisant le pays à une situation de crise et d’impasse politique. Les résultats des élections du 31 juillet s’annoncent serrés et le risque de manipulation, élevé. Mugabe, l’auteur de la réforme agraire de 2000 qui a exproprié les anciens colons, continue de symboliser la défense des droits des populations locales dans un pays – la Rhodésie du Sud – qui n’a obtenu son indépendance du Royaume-Uni qu’en 1980.

€11mds manquent à la Grèce

Il manque €11mds au second “plan de sauvetage financier” de la Grèce, relève le Fonds Monétaire International (F.M.I.) dans son rapport trimestriel sur la dette grecque. L’institution internationale enjoint aussi les pays de la zone euro à effacer les prêts consentis à la Grèce, soit €7,4mds, pour ramener la dette grecque à un niveau acceptable. Le montant à effacer pourrait même être plus élevé. La plupart de la dette grecque est aujourd’hui détenue par les pays de la zone euro ; on s’attend à ce qu’elle atteigne cette année 176% du P.I.B. du pays.
C’est la première fois que le F.M.I. envisage explicitement un effacement de la dette grecque si élevé, juste deux mois avant les élections allemandes. La recommandation risque de mettre dans l’embarras la chancelière Angela Merkel et son parti chrétien-démocrate. D’autres pays du Nord de l’Europe, comme la Finlande ou les Pays-Bas, sont aussi peu réceptifs à l’idée d’un effacement partiel de la dette grecque.
Le rapport du F.M.I. souligne que le manque d’argent pour la Grèce concerne aussi 2015 : la Grèce aura besoin de €5,6mds additionnels. Pour l’instant, son financement est assuré pour les 11 prochains mois, à compter d’août 2013.

XKeyscore (NSA) permet d’avoir accès à toutes les données d’un utilisateur sur internet

Un programme top secret de la National Security Agency (N.S.A.), XKeyscore, permet aux analystes de l’agence américaine d’avoir accès sans autorisation préalable à un vaste ensemble de données et métadonnées d’utilisateurs d’internet (emails, historiques des chats, historique des recherches). C’est ce que confirment les documents remis par le lanceur d’alerte, Edward Snowden, et décryptés par le quotidien britannique, The Guardian.
Ces informations sont révélées alors que se déroulent devant le Sénat américain l’audition de responsables de la sécurité américaine. Elles confirment les déclarations les plus controversées faites par Snowden dans son interview vidéo au Guardian, le 10 juin : “Assis à mon bureau, je peux mettre sur écoute n’importe qui, vous, votre expert comptable, un juge fédéral ou même, le Président, pourvu que j’aie l’adresse email personnelle”, avait-il déclaré. Ces propos avaient été démentis par des responsables américains.

La Serbie renvoie son Ministre des Finances

Pour éviter des élections anticipées, facteur d’instabilité pour le pays qui cherche à rejoindre l’Union Européenne (U.E.) et a en cours la signature de contrats importants, le gouvernement serbe a fait le choix de se séparer de son Ministre des Finances, Mladjan Dinkic, et du parti Régions Unies de Serbie (R.U.S.), qui participe à la coalition au pouvoir. Le Premier Ministre Adjoint, Aleksandar Vucic, qui dirige le principal parti de la coalition au pouvoir, le Parti Progressiste Serbe, a accepté cette proposition, faite par le Premier Ministre, Ivica Dacic.
Mais le départ de Dinkic, qui repositionne plus à gauche le gouvernement, risque d’inquiéter les investisseurs, qui surveillent de près la dette publique et le déficit budgétaire du pays.

Les pilleurs de tombes exploitent le chaos qui règne en Egypte

L’héritage culturel de l’Egypte est menacé. Des pilleurs de tombes, parfois très bien armés, tirent avantage de la situation politique chaotique du pays pour piller ses tombes et leurs richesses archéologiques. Si l’Egypte a toujours dû faire face à ce problème, la situation a empiré depuis la révolution de janvier 2011, ce dont témoigne le Conseil Suprême des Antiquités (S.C.A.). En janvier 2011, le musée égyptien du Caire avait été pillé. Aujourd’hui, des policiers ont été placés à côté de certains tombeaux pour capturer les voleurs, comme à Dashur, mais ceux-ci arrivent avec des armes automatiques. Avec le temps, ils se sont enhardis.
Même si la lutte contre la destruction de l’héritage culturel devrait être la priorité du gouvernement égyptien, celui-ci a d’autres problèmes à régler aujourd’hui, avec l’instabilité de la situation politique. La S.C.A. elle-même doit faire face à des problèmes matériels, comme les coupures d’électricité. Les objets dérobés sont irrémédiablement perdus : car pour les réclamer, il faut pouvoir prouver qu’ils ont été enregistrés comme volés en Egypte. Or un inventaire correct des objets volés paraît très improbable, étant donnée la vitesse à laquelle opèrent les pilleurs.

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