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Vendredi 26 juillet 2013

Manifestations pro- et anti-Morsi en Egypte

Des millions de personnes sont attendues dans les rues en Egypte pour manifester leur soutien au chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sisi, qui a demandé à ce que lui soit par là donné un “mandat” pour faire face aux violences qui se sont multipliées dans le pays depuis l’éviction du Président Mohamed Morsi, le 3 juillet. Les partisans de Morsi manifestent eux aussi.
Morsi a été placé en détention par le tribunal du Caire qui estime que l’ancien chef de l’Etat s’est rendu “complice” d’attaques contre la police égyptienne menées par le Hamas palestinien, à l’époque d’Hosni Moubarak. Morsi est également soupçonné d’avoir organisé avec le Hamas des évasions de prison, dont la sienne, en 2011, alors qu’il était détenu à la suite de manifestations contre Moubarak. Le Hamas a critiqué ce placement en détention préventive. Morsi était jusque là détenu dans un lieu secret. L’ordre d’arrestation produit aujourd’hui est le premier document officiel sur son statut devant la justice depuis son éviction.
L’armée égyptienne a annoncé qu’elle recourrait à la force en cas de débordements violents.

Tunisie : Grève générale après l’assassinat de Brahmi

Le plus grand syndicat tunisien, l’Union Générale Tunisienne du Travail (U.G.T.T.), dont Mohammed Brahmi, l’opposant politique assassiné hier dans la capitale, était proche, a appelé à une grève générale pour protester contre “le terrorisme, la violence et les assassinats”. Tous les vols vers et en provenance de la Tunisie ont été annulés. Hier, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants rassemblés pour dénoncer ce deuxième assassinat d’un dirigeant politique cette année.
Les manifestants ont défilé en appelant à “la fin du règne des Frères Musulmans”. Le parti islamiste Ennahda est proche de cette confrérie pan-arabe islamiste. Ses partisans ont appelé à des contre-manifestations de soutien aujourd’hui.
Socialiste et musulman pratiquant, partisan d’un nationalisme panarabe, Brahmi n’avait pas la même stature politique que Chokri Belaïd, assassiné le 6 février dernier, et n’était pas un critique aussi farouche du parti islamiste au pouvoir, Ennahda. Cette situation fait dire à certains qu’Ennahda n’est pas derrière son assassinat.
De son côté, le Ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a annoncé aujourd’hui que Brahmi a été tué avec la même arme que celle utilisée contre Belaïd, un 9mm automatique venu de Libye. Il a accusé le salafiste ultra-conservateur, Boubacar Hakim, d’être derrière cet assassinat. L’homme est par ailleurs recherché pour trafic d’arme en provenance de Libye. Brahmi a reçu 14 coups de feu dans sa voiture.

ONU : Critique de la politique d’asile de l’Australie

L’accord entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée (P.N.G.) à propos des demandeurs d’asile a été critiquée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (U.N.H.C.R.). Selon cet accord, les demandes d’asile seront examinées par la P.N.G. et les migrants y seront renvoyés si leur demande est jugée recevable. Mais le système d’examen des demandes d’asile de la P.N.G. présente “des inconvénients significatifs”, juge le U.N.H.C.R. Le système de P.N.G. ne présente pas de “garanties suffisantes” en termes de protection des réfugiés. L’U.N.H.C.R. a également dénoncé des conditions de détention inadéquates par rapport aux exigences internationales. Certains demandeurs d’asile ont été violés et torturés dans les centres de détention.
L’accord entre l’Australie et la P.N.G., l’Australia’s Regional Resettlement Arrangement, annoncé la semaine dernière par le Premier Minsitre australien,Kevin Rudd, a été présenté comme “un message très clair aux trafiquants humains d’arrêter d’envoyer des gens par bateau en Australie”. Mais les détracteurs de cette politique accusent l’Australie de fuir ses responsabilités et de confier le problème de l’accueil des réfugiés à un pays en voie de développement.
Chaque année, plusieurs milliers de personnes tentent de gagner les côtes australiennes par bateau. En 2012, 278 bateaux sont arrivés, avec 17 202 passagers. En 2013, juqsu’à la date du 16 juillet, 218 bateaux ont gagné l’Australie, avec 15 182 passagers.

Incertitude sur les élections présidentielles au Mali le 28 juillet

27 candidats sont en lice pour les élections présidentielles qui se déroulent dimanche au Mali, six mois après l’intervention française et alors que le Nord du pays n’est toujours pas stabilisé. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (U.N.H.C.R.), 527 000 personnes sont toujours déplacées dans des camps au Mali ou dans les pays voisins. La grande majorité d’entre eux ne pourra pas voter. Plus de 6,7 millions de cartes électorales biométriques ont été produites à partir de listes électorales établies entre 2009 et 2011 : la plupart des gens âgés de 18, voire 19 ans, ne pourront donc pas voter.
L’excitation est cependant palpable dans le pays : alors que la participation n’avait pas dépassé 35% lors des précédentes élections, certains s’attendent à une participation de plus de 50% cette fois-ci. Les favoris, dont les moyens sont les plus importants, sont Ibrahim Boubakar Keita et Soumaila Cisse. Deux inconnues de taille pèse sur ces élections : l’attitude de l’armée, qui pourrait donner sa préférence à “IBK” qui n’a jamais critiqué le coup d’Etat d’avril 2012, et la position des religieux, dont certains ont également appelé à voter pour Keita. Reste à savoir quelle sera leur influence sur la population.
La commission électorale indépendante du pays a dénoncé les insuffisances du système. Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a qualifié le processus électoral d’”imparfait”, tout en appelant les Maliens à respecter les résultats des élections. Si aucun candidat n’émerge dimanche, un deuxième tour sera organisé le 11 août.

Arrestation d’activistes opposés à la fracturation hydraulique dans le West Sussex

Des activistes britanniques opposés à la fracturation hydraulique ont été arrêtés par la police. Ils formaient une chaîne humaine afin de bloquer pour le deuxième jour consécutif une route près du site de Balcombe, dans le Sussex Ouest, en Angleterre, pour empêcher la livraison de matériel permettant de commencer les opérations d’exploration pétrolière. Un autorisation a été donnée la semaine dernière par l’Agence Environnementale et le Ministère de l’Energie à l’entreprise Cuadrilla. Le chiffre de neuf activistes arrêtés a été donné. “Les gens sont vraiment choqués que l’escalade ait été si rapide”, a commenté l’un des activistes, membre du groupe Frack Off (“Non à la fracturation hydraulique”). 75 policiers ont participé aux arrestations.

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