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Mardi 23 juillet 2013

Immigration : la CEDH condamne Malte

Dans deux affaires concernant des migrants africains entrés illégalement sur l’île de Malte et détenus, la Cour Européenne des Droits Humains (C.E.D.H.) a condamné le petit pays européen à des amendes. Dans la première affaire, une femme somalienne ayant fait une fausse couche en 2011 dans le centre de détention de Lyster doit recevoir €33 000 ($43 600) de réparation. Malte a été condamné au titre des articles 3 (“interdition de peines ou traitements inhumains ou dégradants”) et 5 § 1 et 4 (“droit à la liberté et à la sûreté”, “toute personne victime d’une arrestation ou d’une détention dans des conditions contraires aux dispositions de cet article a droit à réparation”) de la Convention Européenne des Droits Humains. La Cour a jugé que le centre de détention manquait de personnel féminin, n’offrait pas suffisamment d’accès à l’air libre, ne permettait pas d’exercice physique pendant des durées trop longues et fournissait une alimentation de qualité insuffisante. Malte n’a pris aucune mesure pour la renvoyer chez elle ni revoir ses conditions de détention. Le deuxième migrant, venu du Sierra Leone, doit recevoir €27 000 ($35 600) au total. Malte a été condamné au titre de l’article 5 § 1 et 4. Sa détention a été jugée arbitraire, les autorités maltaises n’ayant pas statué sur son cas suffisamment tôt : entré illégalement en avril 2011, il est resté en détention jusqu’en mars 2013. Avec Lampedusa en Italie, Malte est l’un des principaux points d’entrée des migrants venus d’Afrique.

Mutilation génitale féminine : 30 millions de femmes exposées

Plus de 30 millions de femmes risquent une mutilation génitale dans les dix prochaines années, a révélé une étude de l’UNICEF (le Fonds des Nations Unies pour la protection de l’enfance). Les probabilités d’exposition sont moins élevées que par le passé, mais restent étendues. “Le défi aujourd’hui est de laisser les filles et les femmes, les garçons et les hommes, prendre clairement position [contre les mutilations génitales] et déclarer qu’ils veulent que cette pratique nocive soit abandonnée“, a déclaré l’une des responsables de l’UNICEF, Geeta Rao Gupta. L’étude de l’agence des Nations Unies prend appui sur 20 années de données concernant 29 pays en Afrique et au Moyen-Orient. Si la probabilité d’une mutilation génitale a diminué depuis 30 ans au Kenya, en Tanzanie, au Bénin, en République Centrafricaine, en Irak, au Liberia ou au Nigeria, elle reste très répandue ailleurs (Somalie, Guinée, Djibouti, Egypte, Tchad, Gambie, Mali, Sénégal, Soudan, Yémen). Souvent pratiquée pour garantir la virginité des filles avant le mariage, l’excision entraîne, en plus de souffrances extrêmement pénibles, des saignements, des infections, des problèmes urinaires, et des risques d’infertilité et de bébés morts-nés. Aujourd’hui, plus de 125 millions de femmes et de filles ont subi des mutilations génitales, bien que la pratique soit condamnée par les pays où elles se déroulent.

Al-Qaida revendique les attaques contre les prisons irakiennes

L’Etat islamique d’Irak et du Levant, la branche irakienne d’Al-Qaida, a revendiqué l’attaque des prisons d’Abu Ghraib et de Taji survenue dimanche et qui a entraîné la libération de plus de 200 prisonniers. Selon le correspondant d’Al Jazeera en Irak, c’est l’un des plus sérieux défis posés par Al-Qaida à Baghdad : “C’est un groupe qu’il pensait avoir démantelé”, a indiqué le journaliste. L’attaque, fruit de plusieurs mois de préparation, intervient un an après l’annonce faite par les islamistes qu’ils allaient prendre pour cible le système judiciaire. Selon le Ministre de la Justice irakien, 260 prisonniers ont été libérés par l’attaque ; sur les 500 initialement évadés, 150 ont été repris. Plus de 50 personnes, dont 26 gardes et policiers irakiens ont été tués dimanche dans l’attaque menée grâce à des attentats-suicide et la complicité de certains gardiens. Les poursuites continuent : les policiers irakiens tentent toujours de recapturer les détenus évadés, dont certains sont des personnalités éminentes du groupe terroriste.

Tepco critiquée pour sa reconnaissance tardive des fuites à Fukushima

La Tokyo Electric Power Company (Tepco), l’entreprise qui exploite la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée à la suite d’un tsunami en mars 2011 au Japon, a reconnu pour la première fois l’existence de fuites d’eau contaminée dans la mer. La publication officielle des informations a été lente et “c’est très regrettable”, a jugé le Ministre de l’Industrie, Toshimitsu Motegi. L’Autorité de Régulation Nucléaire, une instance plus indépendante mise en place après la catastrophe de Fukushima, avait elle aussi alerté sur les fuites d’eau contaminée, mais l’entreprise avait refusé de reconnaître le problème, indiquant simplement qu’elle allait réaliser plus de tests. A Fukushima, les employés continuent d’injecter de l’eau froide dans le réacteur, alors que la température devrait y être bien inférieure à 100° C, et un bassin supplémentaire pour stocker les eaux contaminées a été ajouté. Pour le correspondant de la BBC, la situation actuelle est la preuve que Tepco ne sait pas exactement ce qui se passe à l’intérieur du réacteur.

Mort au rat dans des boulettes de viande en Chine

Un touriste chinois ayant consommé des brochettes de viande achetées dans la rue a dû se rendre à l’hôpital à la suite d’une douleur intestinale. Les analyses ont révélé que les brochettes ingurgitées contenaient de la mort au rat et qu’il ne s’agissait donc pas de brochettes de boeuf ou de mouton, comme c’est en principe le cas, mais de brochettes de rat, qui avait été empoisonné. Les traces de Bromadiolone – un anticoagulant – ont été retrouvées dans le sang du jeune homme. L’an dernier déjà, le journal Le Soir de Pékin avait rapporté les propos d’un médecin qui disait, sur son compte weibo (le twitter chinois), que plusieurs de ses patients avaient dû être soignés pour avoir consommé des brochettes de chien, chat, rat ou serpent.

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