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Vendredi 19 juillet 2013

USA : DETROIT DANS L’IMPASSE 

Jefferson County, Alabama, San Bernardino ou Stockton, à la liste des villes américaines en faillite vient de s’ajouter Detroit, l’ancien fleuron industriel situé dans le Michigan. Sa dette s’élève à $18,5 milliards selon des données fournies par la ville. « Laissez-moi être franc : Detroit est ruinée » a annoncé le gouverneur de l’état, Rick Snyder. Quatrième plus grande ville du pays avec 1,8 millions d’habitants à l’époque du boom économique des années 50,  elle compte aujourd’hui 685.000 âmes. La chute des  recettes fiscales et le départ des entreprises en masse ont entrainé l’écroulement des finances. Et l’explosion de la dette. « Detroit ne peut tout simplement plus lever assez de revenus pour assumer ses obligations ».  La mise en faillite est l’unique solution pour permettre à Détroit de redevenir stable et viable » selon Rick Snyder. Le coup de grâce est porté à Detroit, capitale de l’industrie automobile, célèbre pour avoir été  le berceau des géants Ford, Chrysler et General Motor. Absence d’éclairage public dans certains quartiers, deux tiers des ambulances hors-service, dizaines de milliers de bâtiments abandonnés et violence, « Detroit est aujourd’hui la coquille vide d’une métropole autrefois florissante » selon Kevyn Orr, expert en faillite appelé par le gouverneur.

RUSSIE : AFFAIRE NAVALNY ACTE II, LA LIBERATION

Alors que le tribunal de Kirov annonçait hier la condamnation d’Alexeï Navalny à 5 ans de prison, l’opinion publique n’a pas tardé à réagir. Dès  la lecture du verdict des groupements se sont formés dans tout le pays ; par milliers, les manifestants ont envahi les rues pour demander la libération des condamnés. L’avocat et opposant au  régime de Poutine et son co-accusé, Pyotr Ofitserov, sont libres. Des douzaines de protestataires ont été arrêtés à Moscou et Saint Pétersbourg. Alors que Navalny été condamné à 5 ans de prison et $15.000 d’amende, Ofitserov écopait de 4 ans pour détournement de fond. Fervent blogueur, Navalny était devenu  l’un des adversaires les plus dangereux pour le régime de Moscou,  n’hésitant pas à traiter Poutine de « voleur » et les membres de son parti de « groupe d’escrocs ». Navalny s’était déclaré candidat pour les élections à la mairie de Moscou  prévues le 8 septembre prochain. Libres, les deux hommes préparent à présent l’appel du jugement. Navalny annonçait aux journalistes son intention de retourner à Moscou,  « nous allons en discuter avec l’équipe et les volontaires mais pour l’instant je serai candidat, je ne pars pas à la retraite ».

CAMBODGE : RETOUR D’UN EXILÉ VOLONTAIRE

Pardonné par le roi Sihamoni, le leader de l’opposition cambodgien Sam Rainsy est de retour dans son pays. Résidant en France depuis 2009, Rainsy s’était exilé de son plein gré pour éviter de purger une peine de 11 ans de prison, condamnation considérée par certains comme politique. Attendu  par la foule et les membres de son parti, le Cambodia National Rescue Party, Sam Rainsy a embrassé le tarmac de l’aéroport de Phnom Penh. « Je suis très content. Je suis revenu pour sauver la nation avec vous tous » a-t-il adressé à ses supporters avant de se rendre au Parc de la liberté de la capitale où il était attendu pour un discours. Le banquier éduqué en France compte à présent mener à bien une campagne politique contre Hun Sen, premier ministre en poste depuis 28 ans et leader du Cambodian Party’s People, C.P.P, parti à la tête du pays depuis 1979.

SOMALIE : LIBERATION DE DEUX OTAGES

Libres ! Deux employées de Médecins sans Frontières (M.S.F) ont été libérées deux ans après leur enlèvement dans le camp de réfugiés de Dabaad situé au  Nord-est du Kenya près de la frontière somalienne. Montserrat Serra et Blanca Thiebaut avaient été enlevées le 13 octobre 2011 alors que le Kenya venait d’envoyer un contingent militaire en Somalie pour tenter de freiner l’avancée des militants d’al-Shabaab. Deux touristes, une anglaise et une française, avaient été kidnappées quelques jours plus tôt sur la côte kenyane. « Toutes les deux sont saines et sauves, prêtes à rejoindre leurs proches le plus tôt possible » annonce M.S.F qui n’a fourni aucun détail sur les conditions de détention et de libération des 2 femmes attendues ce jour à Madrid pour une conférence de presse.

AUSTRALIE : HOMME SERPENT VS SHARK

Alors qu’une attaque de requin provoquait il y a quelques jours la mort d’une jeune fille sur  l’île de la Réunion,  des chercheurs australiens pensent avoir trouvé la solution pour protéger surfeurs et baigneurs des squales. La Société Shark Attack Mitigation Systems (S.A.M.S) annonce la mise au point d’une combinaison de plongée faisant office de camouflage. L’accoutrement n’est pas la première invention de ce genre. Existe déjà le Shark Shocker, qui produit un champ électro-magnétique perturbant les sens de l’animal ou encore le Shark Repellent permettant au surfeur de libérer une substance chimique sur le requin. La combinaison agit tout autrement : elle confronte le requin à ses propres peurs. Quid de ses faiblesses ? Les animaux toxiques, comme le poisson scorpion ou le serpent de mer à robe blanche et noire qu’il sait non-comestible et dangereux. Incapable de discerner les couleurs, le requin peut néanmoins reconnaitre les motifs et les formes. Ainsi, dans une combinaison  bigarrée rappelant le manteau  de son ennemi, le requin confond le surfeur avec un serpent de mer. A ce jour, les combinaisons n’ont été testées que sur les requins tigres. Selon la S.A.M.S, le port de la combinaison devrait réduire de manière « signifiante » les attaques de requins. Comme bon nombre d’experts, le professeur Chris Lowe, reconnaît que les attaques restent rares. « Nous avons de très faibles chances d’être mordus ». Avec ou sans combinaison.

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