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Mercredi 17 juillet 2013

Egypte : un nouveau gouvernement sans les Frères Musulmans

Le gouvernement de transition égyptien a prêté serment hier, deux semaines après l’éviction du Président Mohamed Morsi. Le nouveau cabinet ne compte aucune personnalité membre des Frères Musulmans, le parti de l’ex-Président. Le porte-parole du nouveau Président par intérim avait pourtant annoncé que des postes leur seraient offerts. Les Frères Musulmans déclarent que rien ne leur a été proposé, et que dans tous les cas ils les auraient refusé. Ils accusent l’armée d’avoir commis un coup d’Etat et dénoncent ce nouveau gouvernement . “C’est un gouvernement illégitime, un Premier Ministre illégitime, un cabinet illégitime. Nous ne reconnaissons aucun de ses membres”, a déclaré Gehad El-Haddad, porte-parole des Frères Musulmans. Lundi, sept personnes ont été tuées et 17 policiers blessés dans des affrontements entre la police et des supporters de Mohamed Morsi.
Le nouveau gouvernement compte de nombreux ministres déjà présents dans de précédents cabinets. Il est principalement constitué de technocrates et de membres du Front du salut national. Le Président par intérim Adly Mansour a nommé Premier Ministre l’économiste Hazem el-Beblawi. Le général Abdel-Fattah el-Sissi, commandant en chef des forces armées, devient Premier vice-Premier Ministre et garde son portefeuille de la Défense. Il devient ainsi le numéro trois de l’exécutif égyptien. Trois femmes font partie de ce nouveau cabinet et occupent les Ministères de l’Information, de la Santé et de l’Environnement. Ce gouvernement fait partie du processus de transition politique mis en place par l’armée qui devrait mener à des élections législatives dans les six mois à venir.

Panama : un cargo nord-coréen transportant des armes pour Cuba intercepté

Le Panama a arraisonné un cargo nord-coréen en provenance de Cuba contenant des armes non-déclarées. Le Président de cet Etat d’Amérique Centrale, Ricardo Martelli, a annoncé cette découverte lors d’une intervention radiophonique, affirmant que la Corée du Nord était en violation du plusieurs sanctions émanant des Nations Unies. Parmi les 10 000 tonnes de sucre que transportait le bateau étaient notamment dissimulés deux missiles sol-air, des fusées en pièces détachées et deux avions de type Mig-21. Les autorités cubaines ont reconnu que ce chargement leur appartenait, précisant qu’il était constitué “d’armes défensives obsolètes” destinées à être réparées en Corée du Nord puis renvoyées à Cuba. ” Les accords souscrits par Cuba dans ce domaine reposent sur la nécessité de maintenir notre capacité défensive pour préserver la souveraineté nationale”, a déclaré le ministère cubain des Affaires Etrangères. Le Président Martelli a affirmé vouloir poursuivre l’inspection du navire. Pyongyang et la Havane pourraient encourir des sanctions internationales.

Un leader d’Al-Qaïda tué par un drone américain au Yémen

La branche yéménite d’Al-Qaïda a annoncé la mort du n°2 de l’organisation terroriste dans une attaque de drone américaine. L’annonce a été posté sur des sites militants, sans préciser la date du décès de Saeed al-Shihri. Le saoudien avait déjà été déclaré mort par deux fois avant que ces allégations ne soient démenties. Al-Shihri avait combattu en Afghanistan et passé six ans dans la prison de Guantanamo. De retour en Arabie-Saoudite en 2007, il s’était ensuite enfuit au Yémen pour rejoindre la branche locale d’Al-Qaïda. Dans l’une de ses dernières vidéos postée en avril sur Internet, le saoudien critiquait vivement l’Arabie Saoudite qui autorise les Etats-Unis à lancer des attaques de drone depuis le pays. Washington considère la branche yéménite comme la ramification la plus dangereuse de l’organisation terroriste, suite à son implication dans plusieurs attaques sur des cibles américaines.

Inde : violences suite à une intoxication alimentaire causant le décès de 22 écoliers

Des violences ont éclaté dans l’Etat indien de Bihar après qu’un repas contaminé servi dans l’école primaire du village de Dharmasati Gandamandan ait causé la mort de 22 enfants. Au cours des manifestations, quatre véhicules de police ont été incendiés. Les protestataires armés de bâtons ont bloqué les rues et les gares. Certains partis politique ont appelé à se mobiliser, mais leurs représentants ont été chassés des rues par les manifestants en colère.
Au total, 47 écoliers sont tombés malades suite à ce repas servi gratuitement à la cantine, et certains d’entre eux ont été conduits dans les hôpitaux des environs. Le nombre de morts pourrait s’accroître dans les prochains  jours. Selon un docteur de  l’hôpital local, un produit chimique présent dans certains pesticides pourrait être à l’origine du drame. “Quand nous avons examiné les enfants, nous avons observé une sévère congestion thoracique et leurs pupilles était dilatées”, déclare-t-il. “Ce sont les symptômes d’un empoisonnement aux organophosphorés.” Dans la plupart des Etats indiens, des repas sont fournis gratuitement dans les écoles aux enfants de familles démunies. Un programme ambitieux ayant pour objectif de lutter contre la malnutrition et d’augmenter l’assiduité en classe. Mais les conditions d’hygiène dans lesquelles sont préparés les repas sont souvent précaires. Une enquête vient d’être lancée par les autorités indiennes et 200 000 roupies (2566 euros) ont été offertes en compensation aux familles des enfants décédés.

Bientôt des organes humains produits grâce à une imprimante 3D ?

Imprimer des organes humains ne sera peut-être bientôt plus de la science-fiction. Plusieurs start-up travaillent déjà sur cette technologie qui pourrait révolutionner la médecine. Comme par exemple la société TeVido BioDevices située à Austin, au Texas, qui étudie la fabrication des prothèses mammaires à base de cellules humaines. Même si les premières avancées sont prometteuses, il faudra encore plusieurs années avant que cette technique ne soit suffisamment perfectionnée pour être commercialisée. Selon Linda Griffith, directrice du Centre de Recherche en Gynéco-Pathologie du MIT, aucune machine n’a encore permis une impression d’une définition suffisante pour pouvoir recréer un tissu humain. « Si vous imprimez une robe ou un pistolet, c’est assez facile de savoir rapidement s’ils fonctionnent », déclare Griffith. « Les tests nécessaires pour savoir si la bio-impression marche vont nécessiter beaucoup de temps et d’investissements ».

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