Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

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Mercredi 19 juin 2013

Afghanistan : Boycott des négociations avec les Etats-Unis en signe de protestation

Le gouvernement afghan a annoncé la suspension de ses négociations avec les Etats-Unis sur l’accord bilatéral de sécurité qui doit être mis en place après le retrait des troupes de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (O.T.A.N.) en 2014. Cette suspension s’explique par l’ouverture de négociations directes entre Washington et les Taliban au Qatar. Le Président afghan, Hamid Karzai, y voit « une contradiction entre ce que les Etats-Unis disent et ce qu’ils font à propos du processus de paix afghan » ; il souhaite que le processus de négociations avec les Taliban soit « afghanisé », c’est-à-dire mené par l’Afghanistan. Les Taliban ne reconnaissent pas la légitimité du gouvernement en place. Ils ont appelé leur représentation au Qatar « émirat islamique d’Afghanistan » : « Une telle entité n’existe pas », a estimé Karzai. Celui-ci redoute d’être marginalisé par des négociations directes entre Etats-Unis et Taliban.

Somalie : 15 morts après une attaque d’al-Shebab contre un bâtiment de l’ONU

Au moins 15 personnes ont été tuées lors de la bataille qui a permis aux forces somaliennes et à celles de l’Union Africaine de regagner le contrôle d’un bâtiment des Nations Unies après une attaque du bâtiment par le groupe armé al-Shebab. Ban Ki-moon, en visite en Chine, s’est dit « choqué » par l’attaque, qui a causé la mort de quatre membres du Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.). La capitale somalienne a été l’objet de nombreuses attaques – attentats-suicide, explosions à la voiture piégée, tirs de mortiers, coups de feu – ces derniers mois, bien que la situation se soit apaisée il y a quelques semaines. Les islamistes al-Shebab contrôlaient la majorité de la zone côtière de Mogadishu jusqu’à l’abandon de leurs positions en août 2011. En décembre 2012, l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) a annoncé la réinstallation de ses équipes en Somalie, suivie des ambassades comme celles de la Turquie ou du Royaume-Uni. 17 000 troupes de l’Union Africaine combattent aux côtés des troupes somaliennes contre les rebelles al-Shebab. L’attentat qui a eu lieu ajourdh’ui montre à quel point la situation demeure fragile.

Fukushima : Taux élevés de radioactivité dans les eaux souterraines de la centrale

Des substances très radioactives (strontium 90 et tritium) ont été découvertes dans les eaux souterraines au pied des réacteurs de la centrale de Fukushima. Cette découverte intervient au moment où l’opérateur de la centrale, Tepco (Tokyo Electric Power Company), cherche à obtenir du gouvernement japonais l’autorisation de déverser dans l’océan Pacifique de l’eau contaminée faiblement radioactive faute de place pour continuer à la stocker. Chaque jour, le refroidissement des réacteurs produit 400 tonnes d’eau hautement contaminée. Tepco, qui a déjà stocké 300 000 tonnes d’eau contaminée, manque aujourd’hui de place. L’opérateur espère pouvoir purifier 250 tonnes d’eau par jour à partir de septembre pour pouvoir la relâcher dans le Pacifique, une mesure à laquelle les pêcheurs s’opposent.

Cybersurveillance : Obama tente de rassurer Merkel

En visite en Allemagne, le Président américain, Barack Obama, a tenté de rassurer la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos du programme de cybersurveillance mis en place par la National Security Agency (N.S.A.) et impliquant des géants technologiques américains (Facebook, Yahoo, Apple…) : « Il s’agit d’un système circonscrit et étroit, qui a pour but de protéger notre peuple (…) Les entorses à la vie privée ont été strictement limitées », a-t-il déclaré. Le sujet a été soulevé par Merkel qui a jugé « nécessaire d’en discuter ». Obama a également nié que l’Allemagne soit utilisée comme base de lancement pour des drones, ces engins volants sans pilote humain. Il a ainsi voulu démentir une information relayée par les media allemands.

Nouveaux efforts pour quantifier le coût du carbone

L’administration Obama tente à nouveau de chiffrer précisément, en dollars, l’impact des gaz à effet de serre, dans un contexte politique – américain notamment – où il n’y a pas de consensus sur le réchauffement climatique et la façon de lutter contre. L’enjeu consiste à transcrire des estimations approximatives en un facteur mathématique. La nouvelle tentative prend appui sur une première, appelée « coût social du carbone » qui calcule, en dollars par tonne, le coût que les émissions de gaz carboniques vont imposer aux générations futures. L’objectif est de pouvoir appliquer ce modèle de calcul lorsque le gouvernement propose un ensemble de réglementations, comme celles sur l’essence ou sur des standards énergétiques. Plusieurs écueils subsistent encore : comment évaluer les dommages comme l’augmentation du niveau des mers ? Comment évaluer l’augmentation de la probabilité de catastrophes naturelles comme l’ouragan Katrina ? A combien chiffrer la disparition d’une espèce ? La mise en place d’un modèle mathématique fiable est perçue comme un moyen de trouver un consensus sur le sujet.

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