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Jeudi 13 juin 2013

Turquie : Proposition de référendum et « ultime » avertissement

Le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a proposé hier la tenue d’un référendum pour déterminer le sort du parc de Gezi, l’un des symboles des manifestations contre le gouvernement depuis le 31 mai. Alors que la proposition de référendum semble indiquer une volonté de conciliation, Erdogan l’a accompagnée d’un discours toujours plus ferme : « Nous n’avons pas répondu aux poings par les poings. A partir de maintenant, les forces de sécurité répondront différemment. Cette question sera réglée d’ici 24 heures ». La proposition de référendum a été faite après la rencontre d’Erdogan avec des manifestants à Ankara. Des milliers de manifestants ont regagné la place Taksim, à Istanbul, qui avait été nettoyée par la police mardi soir et dans la nuit. Ils ont critiqué le double mouvement d’Erdogan. Certains ont également dénoncé la proposition de référendum comme une tentative pour confiner les mouvements de protestation à un débat sur l’avenir du parc, alors que les mobilisations portent sur la politique menée par le gouvernement. Le Parlement européen a, lui, adopté une résolution non contraignante où il « déplore les réactions du gouvernement turc et du Premier Ministre » face aux manifestations. Le texte a été vivement critiqué par Erdogan.

Syrie : Des enfants utilisés comme armes ou boucliers humains

Depuis le début de la guerre civile en mars 2011, des milliers d’enfants ont été tués. Ces conclusions ressortent du rapport annuel de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) sur les enfants dans les conflits armés, portant sur 21 pays où les enfants sont victimes de violence. En Syrie, les forces gouvernementales et les forces rebelles utilisent les enfants pour commettre des attentats suicide ou comme boucliers humains, relève l’étude. « Ils sont tués, mutilés, recrutés, détenus et torturés. » L’O.N.U. a également annoncé que le nombre de morts en Syrie s’élève officiellement à 93 000. Pour la première fois, le Mali, où les enfants composent plus de la moitié de la population de 15,8 millions d’habitants, a été ajouté à cette « liste de la honte ». En plus de l’enrôlement des garçons âgés de 12 à 15 ans, les groupes armés sont accusés de violence sexuelle « à grande échelle et systématique » contre les filles, depuis janvier 2012. Point positif : des milliers d’enfants ont aussi été relâchés par les groupes armés en 2012. Le Népal et le Sri Lanka ont été retirés de la « liste de la honte ».

Egypte : L’armée récuse la possibilité d’une intervention militaire contre l’Ethiopie

Un conflit oppose l’Ethiopie et l’Egypte sur la construction du barrage hydro-électrique de la Renaissance sur le Nil bleu, en Ethiopie. La construction a commencé il y a deux ans, mais ce n’est que le mois dernier que le cours du fleuve a été détourné, provoquant la colère de l’Egypte qui craint une perte de son approvisionnement en eau. Faisant suite aux propos tenus par le Président égyptien, Mohammed Morsi, qui a déclaré que « toutes les options [étaient] ouvertes », mais qu’il n’appelait pas à la guerre, l’armée a indiqué qu’il n’était pas temps d’intervenir : « Il est trop tôt pour engager l’armée sur cette question qui n’est pas militaire, pour l’instant. » De son côté, le porte-parole du Ministère éthiopien des Affaires étrangères a déclaré que l’Ethiopie était ouverte au dialogue, mais n’accepterait aucune demande d’arrêt ou de report de la construction du barrage. A la fin du XIXe siècle, un accord avait été signé entre les puissances coloniales sur les eaux du Nil ; l’un des accords reconnaît les droits de l’Egypte sur le fleuve et interdit la construction de barrages et de projets d’irrigation sans l’accord du Caire. Le geste de l’Ethiopie va à l’encontre de cet accord.

Zimbabwe : Dissensions sur la date de l’élection présidentielle

Le Premier Ministre zimbabwéen, Morgan Tsvangirai, a rejeté le plan proposé par le Président, Robert Mugabe, consistant à organiser les élections présidentielles le 31 juillet. Il accuse son rival d’avoir enfreint la Constitution et de fomenter une crise politique. Par un décret présidentiel, Mugabe a outrepassé le Parlement et mis en œuvre une modification des lois électorales. Il tente d’avancer la tenue des élections présidentielles, arguant que le gouvernement d’unité nationale – dont l’unité est factice – n’a que trop duré. De son côté, Tsvangirai estime que l’élection ne peut avoir lieu avant le 25 août. Il demande une réforme des media avant les élections, afin que tous les partis candidats y aient accès, et l’adoption d’un code de conduite pour que l’armée et la police ne puissent intervenir dans les élections. Il y a cinq ans, les élections, contestées, s’étaient accompagnées de meurtres, d’intimidations et de violences.

Ayesha Farooq, première pilote de combat au Pakistan

Pour la première fois, une femme va être pilote d’un avion de combat au Pakistan. Ayesha Farooq est l’une des 25 femmes qui sont devenues pilotes dans l’armée de l’air pakistanaise depuis dix ans. Cinq autres femmes sont pilotes de combat, mais elles doivent encore passer les derniers examens pour être qualifiées pour le combat. « Je ne sens aucune différence. Nous faisons la même chose, nous avons la même précision lorsque nous bombardons », a dit la jeune femme de 26 ans en se comparant à ses collègues masculins. Un nombre toujours grandissant de femmes a rejoint l’armée pakistanaise récemment : l’attitude à l’égard des femmes évolue. « A cause du terrorisme et de notre situation géographique, c’est très important que nous restions en état d’alerte », juge Farooq, en faisant référence aux milices talibanes.

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