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Mardi 11 juin 2013

Parc de Gezi : Nouvelle charge contre les manifestants

La police turque a délogé les manifestants rassemblés au parc de Gezi à Istanbul, quelques heures après l’appel du Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan, à la dispersion. Elle a fait de même sur la place Taksim, voisine du parc de Gezi et symbole des manifestations qui se déroulent depuis deux semaines contre le gouvernement. Sur la place Taksim, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour faire disparaître tous les signes d’ « occupation » érigés par les manifestants. Parmi ceux-ci, certains ont lancé des pierres et des cocktails Molotov. « Ce n’est pas un endroit à occuper », a déclaré le Premier Ministre en parlant du parc de Gezi. « Une manipulation a lieu, et le parc de Gezi sert de prétexte », a-t-il poursuivi. Il accuse des extrémistes anti-gouvernement d’instrumentaliser une partie de la population contre lui. Il a réaffirmé sa volonté de fermeté et avertit qu’il ne ferait plus preuve de tolérance.

Programme d’espionnage américain : Réaction virulente de l’UE

Les autorités américaines ont reconnu l’existence d’un programme secret de cyberespionnage par l’accès aux données d’entreprises privées comme Google, Facebook et Skype. Ce programme, appelé PRISM, a permis à la National Security Agencty (N.S.A.) américaine d’avoir accès aux données de citoyens non américains qui utilisent les services de ces entreprises. Les autorités européennes sont maintenant interpelées : pourquoi avoir laissé Washington espionner leurs citoyens selon des procédures illégales dans l’Union Européenne ? Lors d’un débat virulent au Parlement européen, des députés ont demandé le réexamen des accords donnant accès aux documents financiers et de voyage des citoyens européens, aux Etats-Unis. « Nous devons faire marche arrière et le dire clairement : la surveillance massive de nos concitoyens n’est pas ce que nous voulons », a déclaré un parlementaire vert allemand, Jan Philipp Albrecht. Le Parlement européen considère une refonte de sa législation de protection des données, vieille de près de 20 ans, et donc antérieure à internet. Une première discussion doit avoir lieu début juillet.

Iran : Le candidat réformiste quitte la course à la présidentielle

Six candidats restent en lice pour les élections présidentielles iraniennes qui doivent se tenir vendredi 14 juin. Lundi, Gholam-Ali Haddad-Adel, candidat conservateur, avait annoncé son retrait. C’est désormais au tour de Mohammad Reza Aref, seul candidat réformiste. Son geste intervient après l’envoi d’une lettre de l’ancien Président réformiste, Mohammad Khatami : « Il disait qu’il n’était pas sage pour moi de rester dans la course », a indiqué Aref. Les appels à son retrait s’étaient multipliés ces derniers jours pour laisser le champ libre au candidat modéré, Hassan Rowhani. Le vote qui aura lieu vendredi est le premier depuis 2009, où des manifestations de masse avaient éclaté après l’échec des réformistes et des résultats contestés.

DSK : Le procureur demande l’abandon des charges

Le procureur de Lille a demandé l’abandon des charges pour proxénétisme contre Dominique Strauss-Kahn (D.S.K.), l’ancien directeur du Fonds Monétaire International (F.M.I.). Il estime que les preuves de son implication dans un réseau de prostitution basé dans cette ville du Nord de la France ne sont pas suffisantes. Dominique Strauss-Kahn a admis avoir participé à des soirées à caractère sexuel avec des prostituées. En mai 2011, il avait été accusé d’avoir violé une femme de chambre à New York, mais les poursuites avaient été abandonnées. Il avait également été accusé de tentative de viol contre une écrivaine française, Tristane Banon. Dans l’affaire du Carlton de Lille, il est actuellement en liberté sous caution (€100 000). Les juges doivent trancher le mois prochain.

Pilule du lendemain : L’administration Obama arrête le blocage

L’administration Obama a décidé d’arrêter d’essayer d’empêcher la mise à disposition de la pilule du lendemain sans ordonnance, en n’allant pas devant la Cour Suprême, après un jugement d’un Cour d’Appel qu’elle anticipe en sa défaveur. Les organisations féministes défendant le droit à disposer de son corps avaient poursuivi le gouvernement devant le justice afin d’élargir le droit d’accès à la pilule du lendemain. Elles ont salué l’annonce faite comme une étape significative, mais restent vigilantes sur les conditions de sa mise en œuvre. La décision du gouvernement risque de mettre en colère les opposants aux droits des femmes. Le Président américain, Barack Obama, lui-même avait émis des doutes sur une mise à disposition plus large de la pilule du lendemain sans ordonnance, en pensant notamment à ses deux filles.

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