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Mardi 7 mai 2013

Pakistan : Attentats contre les candidats aux législatives

Alors que doivent se dérouler au Pakistan des élections législatives samedi prochain, un nouvel attentat contre un candidat islamiste a fait cinq morts et de nombreux blessés dans le Nord-Est du Pakistan, à Hangu. Sayed Janan, le candidat visé, a survécu. L’explosion intervient au lendemain d’une autre explosion lors d’un rassemblement du même parti, qui a fait 25 morts. Les Taliban pakistanais ont revendiqué l’attentat d’hier, qui visait non le parti islamiste, ont-ils dit, mais un ancien allié du Parti du Peuple Pakistanais – le parti du Président Zardari -, candidat pour le parti islamiste. Les Taliban ont multiplié les attentats contre les partis politiques qu’ils considèrent comme trop libéraux, pour les empêcher de faire campagne : les élections « ne servent que les intérêts des infidèles et des ennemis de l’Islam », estiment-ils. En tout, 70 personnes sont mortes dans des attentats contre les partis politiques. Ils ont cependant plutôt épargné les partis religieux de droite, ou le parti d’Imran Khan, qui appelle à tirer sur les drones américains. Le Parti du Peuple Pakistanais, au pouvoir actuellement, est le premier parti civil à remplir un mandat complet de cinq ans, dans un pays marqué par les coups d’Etat militaires. Le principal parti d’opposition, emmené par Nawaz Sharif, qui a été Premier Ministre à deux reprises, a promis de venir à bout des problèmes économiques du pays, et appelle, lui, à une nouvelle approche vis-à-vis des Taliban et de l’armée.

Syrie : La Turquie condamne les frappes israéliennes

« Les frappes aériennes qu’Israël a conduites sur Damas sont parfaitement inacceptables. Il n’y a aucune raison, aucun prétexte qui peut excuser cette opération », a déclaré le Premier Ministre turc, Tayyip Erdogan, qui considère que ces tirs donnent au Président syrien, Bachar el-Assad, une occasion en or pour cacher « le génocide à Baniyas ». De nombreux activistes sont rassemblés dans cette ville côtière, où au moins 62 combattants ont été tués par les troupes du gouvernement ce week-end. Israël soutient que les frappes de vendredi et dimanche étaient destinées à stopper la livraison d’armes de l’Iran au Hezbollah libanais, et non une intervention dans la guerre civile syrienne. Hier et aujourd’hui, des roquettes tirées du territoire syrien ont atterri sur le plateau du Golan, occupé par Israël, en signe de représailles. Dans le même temps, le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a infléchi la politique de construction de nouveaux logements dans les colonies israéliennes : d’après l’ONG Peace Now, qui surveille les opérations de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem Est, il n’y en a pas eu depuis mars 2013, date de la visite du Président américain, Barack Obama, ce qui peut être interprétée comme un signe de soutien aux efforts américains pour ranimer les négociations avec les Palestiniens.

Libye : Démission du Ministre de la Défense

Le Ministre de la Défense libyen, Mohammed al-Barghathi, a démissionné pour protester contre le siège fait par des hommes armés devant les Ministères de la Justice et des Affaires étrangères pour réclamer une loi qui bannisse les personnalités politiques au pouvoir sous le dictateur Kadhafi. « Je ne serai jamais capable d’accepter que la politique puisse être soumise au pouvoir des armes », a déclaré Barghathi. Dimanche, le Parlement a adopté la loi demandée par les combattants. Barghathi avait été commandant de la force aérienne de Benghazi avant de prendre sa retraite en 1994. La loi d’isolement politique, adoptée dimanche, se serait appliquée à lui. Elle pourrait concerner entre 40 et 200 députés, et le Premier Ministre. Kadhafi a été démis et tué lors d’un soulèvement en octobre 2011, après avoir régné sur la Libye pendant plus de 40 ans. Certains craignent que l’adoption de la loi, à la demande d’hommes des milices, ne rende ceux-ci plus audacieux : ils ont pris de plus en plus de pouvoir et sont aujourd’hui plus visibles que les forces de sécurité du gouvernement.

Des drones pour observer la nature

Des drones sont actuellement utilisés par des agences nationales et des universités publiques américaines pour observer certains animaux dans la nature, comme les grues, ou les mammifères marins qui se trouvent dans des canyons étroits. Connu pour son utilisation controversée dans les opérations militaires, le drone a trouvé une utilisation scientifique qui s’avère décisive, aux dires de certains de ses utilisateurs. Le drone ainsi réutilisé – le Raven (Corbeau), dont la largeur est d’1,50 mètres, et qui coûte €190 000 ($250 000) – permet de compter les grues, ou tout autre espèce animale, de manière beaucoup plus précise que le système anciennement utilisé, qui obligeait les scientifiques à embarquer à bord d’un petit avion ou d’un hélicoptère.

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