Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

Nous faisons le point sur les 18 derniers mois et le modèle actuel d'Evening Edition. Merci de votre soutien.

Lundi 6 mai 2013

Syrie : Le gouvernement menace Israël de représailles

Israël a effectué deux raids aériens en Syrie, l’un dans la nuit de jeudi à vendredi, l’autre dans la nuit de samedi à dimanche, pour prévenir la livraison d’armes du gouvernement syrien au groupe chiite islamiste du Hezbollah, basé au Liban. Le gouvernement syrien a qualifié ces raids de « déclaration de guerre » et menacé de représailles. Sans confirmer directement les frappes israéliennes, l’ancien Ministre de la Défense israélien, Shaul Mofaz, a déclaré : « La politique qui consiste à prévenir la livraison d’armement significatif au Hezbollah est fondée. Sinon, nous risquons de devoir y faire face ici, en Israël. » Le Président égyptien, Mohamed Morsi, a condamné l’attaque, qu’il a qualifiée d’illégale. En janvier déjà, Israël avait procédé à des frappes aériennes près de Damas. Selon le directeur de l’Institut d’Etudes sur la Sécurité Nationale de Tel Aviv, Amos Yadlin, avec ces frappes, Israël a aussi envoyé un message à l’Iran, accusé de mettre en œuvre un programme nucléaire à des fins militaires que l’Etat hébreu dénonce. Dans le même temps, la procureure générale pour la Commission d’Enquête sur la Syrie de l’Organisation des Nations Unies, Carla Del Ponte, a déclaré que les indices selon lesquels les rebelles ont utilisé du gaz sarin, une arme chimique interdite par les conventions internationales, se multiplient : « Il y a des soupçons forts et concrets, mais pas encore de preuve irréfutable », a-t-elle souligné. Les rebelles syriens ont nié toute utilisation d’arme chimique.

Malaisie : Appel à la manifestation après les résultats des législatives

Le leader de l’opposition, Anwar Ibrahim, a appelé ses supporters à organiser des manifestations après les résultats des élections législatives qui ont vu la victoire de la coalition Barisan National (B.N.), avec 133 sièges sur les 222 du Parlement. L’alliance emmenée par Anwar Ibrahim a, elle, remporté 89 sièges. Il s’agit du résultat le plus serré depuis l’indépendance du pays. Le Barisan National, au pouvoir en Malaisie depuis 1957, n’a pas réussi à regagner sa majorité des deux tiers à l’assemblée, mais est néanmoins arrivé en tête, en dépit des sondages qui pouvaient laisser penser à une victoire de son adversaire. D’où l’appel à manifestation. Anwar Ibrahim a accusé les autorités de rejeter les « véritables aspirations des Malaisiens qui veulent la réforme », et la Commission électorale de « complicité de crime pour fraude ». Le mode de scrutin avantage les zones rurales, soutiens traditionnels du Barisan National. Selon certaines sources non confirmées, la coalition B.N. n’a pas remporté la majorité du vote populaire.

Allemagne : Ouverture d’un procès de néo-nazis

A Munich, en Allemagne, s’ouvre aujourd’hui le procès de membres présumés d’une cellule néo-nazie accusée de meurtres racistes contre dix personnes, dont huit Turcs, un Grec et une policière, entre 2000 et 2007, ainsi que de deux explosions dans un quartier d’immigrés de Cologne, et de 15 braquages de banques. : Beate Zschaepe et quatre autres personnes sont considérées comme les seuls survivants d’un groupe néo-nazi, le Nationalsozialistischer Untergrund (N.S.U.) : « En raison de ses dimensions historique, sociale et politique, le procès du N.S.U. est l’un des plus importants dans l’histoire allemande de l’après-guerre », estiment les avocats de l’une des victimes. Le procès est entouré de controverse car, pendant plusieurs années, la police a imputé les crimes à la mafia turque. L’existence du groupe d’extrême-droite n’a été révélée qu’en novembre 2011, après le suicide de deux de ses membres fondateurs.

Inde et Chine : Accord sur le retrait des troupes à la frontière

L’Inde et la Chine ont signé hier soir un accord sur le retrait de leurs troupes à la frontière, dans la région de Ladakh, sur l’Himalaya. L’Inde accusait les troupes chinoises d’empiéter de 19 km sur son territoire, depuis le 15 avril. La Chine niait toute incursion. Le gouvernement indien, emmené par le Parti du Congrès, vertement critiqué par le parti d’opposition nationaliste hindou pour sa réponse faible face aux Chinois, a refusé de dévoiler les détails du retrait et les concessions qu’il a dû faire pour signer l’accord. Pour un professeur d’études chinoises de l’université de Jawaharlal Nehru, « les Chinois ont gagné la partie. Ils ont fait passer le message qu’il s’agit là d’un territoire disputé. » Dans les années récentes, l’Inde a tenté de remédier à la faiblesse de sa position en lançant des programmes de construction de routes, que la Chine a vus d’un mauvais œil. Pour de nombreux analystes, l’incursion chinoise avait pour but d’empêcher l’Inde d’améliorer le peu d’infrastructures qu’elle a de son côté de la frontière. Les deux pays se disputent différentes zones à la frontière de l’Himalaya, où ils se sont affrontés dans un bref conflit en 1962.

1ère arme fabriquée avec une imprimante 3D

La première arme fabriquée entièrement à partir d’une imprimante 3D – une imprimante qui permet de fabriquer des objets -, a été utilisée aux Etats-Unis lors d’un tir d’essai. L’arme a été fabriquée par l’entreprise américaine Defense Distributed. Le principe est que l’imprimante produit toutes les composantes, qui sont en plastique, à l’exception de la gâchette, en métal. Defense Distributed a prévu de rendre accessibles les modèles en ligne. Les militants anti-armes ont critiqué le projet, qui permet de se procurer plus facilement des armes. De son côté, l’agence européenne Europol surveille de près les utilisations faites des imprimantes 3D.

Share on Twitter    Share on Facebook