Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

Nous faisons le point sur les 18 derniers mois et le modèle actuel d'Evening Edition. Merci de votre soutien.

Mercredi 1 mai 2013

Grève de la faim à Guantanamo : L’alimentation de force condamnée

100 prisonniers sur les 166 détenus à Guantanamo, la base américaine située sur l’île de Cuba, sont maintenant en grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention. La grève a commencé le 6 février, après une fouille des surveillants au cours de laquelle des exemplaires du Coran n’ont pas été manipulés correctement. Elle s’est étendue depuis. Des équipes médicales ont été acheminées sur place pour nourrir de force 21 de ces détenus, en leur insérant un tube dans le nez, qui descend jusqu’à leur estomac. Cette violation des droits humains a été dénoncée par l’Organisation des Nations Unies qui l’a qualifié de « torture ». Le Président américain, Barack Obama, a, lui, réaffirmé sa volonté de fermer Guantanamo : « L’idée que nous allons continuer à garder 100 individus dans un no man’s land à perpétuité » n’a aucun sens, a-t-il déclaré, réitérant un engagement qu’il avait pris lors de sa première campagne présidentielle. La fermeture de Guantanamo rencontre depuis des années l’opposition des parlementaires Républicains et de certains Démocrates. Dans le même temps, certains à gauche soulignent qu’Obama pourrait faire davantage pour les détenus en usant de son droit à lever les restrictions de transfert applicables aux détenus au cas par cas.

Hezbollah : Menace d’intervenir en Syrie

Le chef du groupe islamiste chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, basé au Liban, a pour la première fois reconnu l’engagement direct des troupes de son mouvement dans la guerre civile en Syrie, près de la frontière libanaise, et dans la défense du mausolée chiite de Sayeida Zeineb, au sud de Damas. Lors d’une intervention télévisée sur al-Manar, la chaîne télévisée du mouvement chiite libanais, il a évoqué une possible intervention de l’Iran et du Hezbollah dans le conflit. Il a réitéré son soutien au régime de Damas, qu’il juge menacé par des puissances qui veulent la destruction totale de la Syrie afin de pouvoir contrôler son pétrole et son gaz « La Syrie a de vrais amis dans la région, et le monde ne permettra pas que la Syrie tombe dans les mains des Etats-Unis ou d’Israël », a-t-il déclaré, en accusant les Occidentaux d’imputer au régime l’utilisation d’armes chimiques pour pouvoir intervenir dans le pays. La Coalition Nationale Syrienne (C.N.S.), l’une des principales forces d’opposition syrienne constituée, a dénoncé les « menaces » formulées par le chef du Hezbollah.

Manifestations du Premier Mai partout dans le monde

Des manifestations se déroulent aujourd’hui partout dans le monde à l’occasion du 1er mai, jour de la fête du travail et de mobilisation pour la défense des droits des travailleurs. Dans 80 pays du monde, le 1er mai est un jour férié. A Istanbul, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et policiers, les premiers réclamant l’accès au Square Taksim, fermé à la demande du gouvernement. Le site avait été le lieu d’un massacre le 1er mai 1977 où plusieurs douzaines de personnes étaient mortes dans des circonstances douteuses. A Phnom Pehn, au Cambodge, les travailleurs du textile ont défilé pour demander des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail. A Athènes, en Grèce, les syndicats des secteurs public et privé ont appelé à une grève de 24 heures pour dénoncer la politique d’austérité mise en place par le gouvernement. Celui-ci a prévu une augmentation d’impôts et une réduction des dépenses publiques pour se conformer aux exigences de ses bailleurs internationaux – Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne et Commission Européenne. En Espagne, où le chômage atteint 27%, plus de 80 manifestations sont prévues dans tout le pays.

UE : Restreindre l’accès du Bangladesh au marché européen et imposer des normes de sécurité

L’Union Européenne (U.E.) envisage de prendre des mesures commerciales contre le Bangladesh, qui bénéficie d’un accès préférentiel au marché européen pour son industrie textile, afin d’obliger Dacca à améliorer des normes de sécurité. Cette action est envisagée alors qu’un bâtiment abritant des industries textiles travaillant pour des entreprises européennes ou américaines s’est effondré la semaine dernière, faisant plus de 400 blessés parmi les travailleurs. L’accès privilégié aux marchés occidentaux et les salaires extrêmement bas dans l’industrie textile ($37 par mois, soit €28) ont fait de l’industrie textile de ce pays un secteur de premier plan ($19mds par an, €14mds), qui exporte 60% de ses produits vers l’Europe. Les mesures européennes pourraient s’inscrire dans le cadre du Système Généralisé de Préférences, un programme mis en place en 1968 par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, et qui donne au Bangladesh un accès non taxé et sans quota au marché européen dans le but d’augmenter ses revenus d’exportation. Mais l’adoption de ces mesures requiert l’accord des 27 pays membres et mettra du temps avant d’être effective. L’effondrement du bâtiment la semaine dernière est le troisième accident de la sorte en six mois.

Ouragan Sandy : 40mds de litres d’eaux non traitées dans les rivières

C’est l’un des effets à retardement de l’ouragan Sandy, qui a ravagé la côte Est des Etats-Unis en octobre 2012 : plus de 40mds de litres d’eaux non traitées (30%) ou partiellement traitées (70%) se sont déversé dans les rivières, les baies et les canaux des Etats de New York et du New Jersey. Alyson Kenward, la coordinatrice du rapport, réalisé par l’ONG Climate Central, a souligné que l’infrastructure actuelle des égouts « n’est pas pensée pour faire face à ce type d’ouragan ». Plusieurs infrastructures de la région ont montré leurs insuffisances : les dunes renversées, les lignes de métro et les tunnels inondés. Mais les centres de traitement des eaux, qui se trouvent pour la plupart à une très faible altitude, se sont révélées particulièrement vulnérables.

Share on Twitter    Share on Facebook