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Jeudi 25 avril 2013

Mali : L’ONU vote sur l’envoi d’une force de maintien de la paix

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit voter une résolution pour créer une nouvelle force de maintien de la paix au Mali, la Minusma, forte de 12 600 troupes, dont 6000 soldats d’Afrique de l’Ouest déjà présents. La résolution a été proposée par la France qui intervient au Mali depuis janvier. La Minusma doit être déployée début juillet, avant les élections nationales. La France, qui est intervenue pour aider le régime de Bamako à chasser du Nord du pays les islamistes qui en ont pris possession en avril 2012, à l’occasion de l’instabilité provoquée par un coup d’Etat, a commencé à retiré ses quelque 4000 troupes ce mois-ci, tout en souhaitant que les Nations Unies prennent le relais. Le projet de résolution ne dit pas si la Minusma aura pour mission de combattre les groupes liés à al-Qaeda. Mais une force française de 1000 soldats restera sur place et interviendra « en soutien aux éléments de la Minusma lorsque celle-ci fera face à une menace imminente et sérieuse ». La mission de l’ONU sera une extension de la force d’Afrique de l’Ouest, l’Afisma, déjà en place au Mali et dont les compétences ont été mises en cause : un officier du Pentagone l’a décrite il y a quelques semaines comme « une force complètement incapable ».

Russie : Première amende contre une ONG « agent étranger »

Golos, une ONG qui surveille le déroulement des élections en Russie, est la première ONG à être soumise à une amende en vertu d’une nouvelle loi controversée adoptée en novembre. Un tribunal de Moscou a jugé que Golos avait omis de se déclarer comme « agent étranger » après avoir reçu des fonds de l’étranger, ce qu’impose la nouvelle loi. L’ONG doit payer une amende de €6300 ($9500). Golos a déclaré avoir rendu l’argent – un prix pour son travail en faveur des droits humains – dès sa réception, et nie être impliquée dans des activités politiques. Elle a reçu par le passé de l’argent de l’agence de développement américaine, USAID, mais affirme que ce n’est plus le cas. En 2011, l’ONG avait grandement contribué à exposer les fraudes massives lors des législatives, par le biais d’une « carte des fraudes » postée en ligne. USAID a été chassée de Russie en septembre 2012 après avoir été accusée de chercher à « influencer les processus politiques à travers ses bourses », dont le montant s’élève à €2,3mds ($3mds).

Le Président serbe présente ses « excuses » pour le massacre de Srebrenica

Le Président serbe, Tomislav Nikolic, s’est excusé personnellement pour la première fois pour le massacre de Srebrenica qui avait causé la mort de 8000 musulmans en 1995. Il n’est cependant pas allé jusqu’à reconnaître le caractère génocidaire de ce massacre. « Je m’agenouille et je demande pardon pour la Serbie, pour le crime commis à Srebrenica », a-t-il dit dans une interview à la télévision nationale bosniaque. Des milliers de Bosniaques, principalement des musulmans, avaient été tués par des soldats serbes durant la guerre en ex-Yougoslavie, entre 1992 et 1996. Après son élection en mai dernier, Nikolic avait provoqué l’émoi dans la région en refusant de reconnaître que le massacre de Srebrenica était un génocide, en dépit du verdict de deux cours internationales : « Il n’y a pas eu de génocide à Srebrenica », avait-il déclaré. Nikolic est depuis cinq ans l’un des principaux dirigeants du parti radical serbe, un parti ultra-nationaliste qui a toujours nié les crimes commis par les forces serbes pendant la guerre d’ex-Yougoslavie. En 2010 déjà, le Parlement serbe avait produit une déclaration condamnant le massacre de Srebrenica, et le prédécesseur de Nikolic, Boris Tadic, avait présenté ses excuses aux victimes du massacre en 2005.

Attentats de Boston : Le F.B.I. pointé du doigt

La C.I.A., l’agence du renseignement extérieur, affirme avoir demandé le placement sous surveillance de Tamerlan Tsarnaev, l’aîné des deux frères responsables des attentats de Boston. L’agence avait été prévenue par la Russie qui en avait d’abord informé l’agence du renseignement intérieur, le F.B.I., laquelle avait conclu que Tsarnaev ne présentait pas de danger. A la suite des informations fournies par la Russie, la C.I.A. a placé Tsarnaev sous surveillance : les autorités américaines devaient être informées de son éventuel retour après un séjour à l’étranger. Or si le F.B.I. a bien été mis en courant du départ de Tsarnaev pour la Russie en janvier 2012, le Bureau n’a pas été informé de son retour. Le F.B.I. se trouve ainsi sous le feu de la critique.

Amazon vs l’Amazonie : bataille sur les extensions de nom de domaine

Les gouvernements du Pérou et du Brésil s’opposent à une demande du géant américain du commerce en ligne, l’entreprise Amazon, qui veut prendre possession des noms de domaine en .amazon. Selon ces gouvernements, un tel usage empêcherait d’utiliser le nom « amazon » pour promouvoir la protection de l’environnement, celle des droits des habitants et l’intérêt public. Le monde des noms de domaine est sur le point de connaître une petite révolution, avec sa plus grande expansion depuis les débuts d’internet, il y a 30 ans. L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l’organisme américain qui joue un rôle clé dans la gouvernance du cyberespace, a reçu des demandes pour des centaines de nouveaux noms de domaine, en plus des 22 existants (en .com, .fr, .tk), comme .shop, .song, .book. D’autres objections ont été exprimées, comme celle de l’Argentine contre la marque de vêtements d’activités de plein air, Patagonia, qui veut déposer le nom de domaine en .patagonia. Les discussions sur le sujet ont été suspendues. Les prochaines sur les noms de domaine controversées auront lieu en juillet. Les premiers nouveaux noms de domaine devraient entrer en usage d’ici la fin de l’année.

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