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Lundi 1 avril 2013

Escalade entre la Corée du Sud et la Corée du Nord

Le ton est encore monté entre les deux voisins de la péninsule coréenne. La Présidente sud-coréenne, Park Guen-hye, a déclaré aujourd’hui qu’elle prenait « très au sérieux » les menaces de Pyongyang, qui a affirmé samedi entrer dans « un état de guerre » avec la Corée du Sud. Hier, les Etats-Unis ont envoyé des avions de combat furtifs en Corée du Sud, tandis que la Corée du Nord a annoncé un renforcement de son arsenal nucléaire. « S’il y a une quelconque provocation contre la Corée du Sud et son peuple, il devra y avoir une réponse forte, sans considérations politiques », a déclaré Park Geun-hye. La Corée du Nord a multiplié les déclarations hostiles contre les Etats-Unis et son voisin du Sud, auxquelles les Etats-Unis ont répondu par un déploiement militaire accru. La République communiste est très mécontente des sanctions votées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à la suite du test nucléaire qu’elle a mené en février.

Soudan : Libération des prisonniers politiques

Le Président soudanais, Omar al-Bashir, a annoncé que tous les prisonniers politiques de son pays seraient libérés. Il a également assuré que son gouvernement s’engageait à un « dialogue national » avec tous les groupes rebelles. L’annonce intervient alors que les relations avec le Sud Soudan s’améliorent et que les tensions au Soudan se relâchent. Elle a été saluée par l’ONG des droits humains, Human Rights Watch, qui a dit espérer qu’elle conduirait à la fin des détentions arbitraires et de la torture qui prévalent en vertu de lois très strictes sur la sécurité nationale. L’annonce n’a pas été suivie de plus de précision et on ne sait pas combien de personnes seront libérées. L’incertitude demeure sur ce que le gouvernement entend par « prisonniers politiques », et si la libération inclura aussi les rebelles et les personnalités gouvernementales actuellement en procès et accusées d’avoir voulu organiser un coup d’Etat. Le mois dernier, Bashir, qui est arrivé à la tête du pays grâce à un coup d’Etat en 1989, a déclaré qu’il ne serait pas candidat aux prochaines élections en 2015, car le Soudan a besoin de « sang neuf ».

Les rebelles islamistes repoussés à Tombouctou

Des islamistes radicaux se sont infiltrés à Tombouctou, l’une des grandes villes du Nord Mali, où ils ont combattu les troupes françaises et maliennes avant d’être repoussés. C’est l’affrontement le plus violent depuis janvier – date du début de l’intervention française dans le pays -, les contre-offensives islamistes ayant surtout eu lieu autour de la ville de Gao. A Tombouctou, le combat a été précédé d’une attaque suicide à un checkpoint militaire samedi. L’attentat-suicide a permis de détourner l’attention des militaires et rendu possible l’infiltration de la ville par un groupe d’une quinzaine de djihadistes. Au moins un soldat malien et plus de 20 rebelles ont été tués. Les troupes maliennes ont ce matin fouillé les maisons à la recherche d’éventuels islamistes encore présents dans la ville. Le Mouvement pour l’Unicité et le Djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) a revendiqué la responsabilité des attaques. Les affrontements à Tombouctou montrent que le pays est encore loin d’être sécurisé. Jeudi dernier, lors d’une intervention télévisée, le Président français, François Hollande, a déclaré que la France avait atteint ses objectifs au Mali et que le retrait des troupes françaises commencerait fin avril : actuellement au nombre de 4000, les troupes françaises devraient atteindre 2000 en juillet, date des élections présidentielles et législatives, et 1000 à la fin de l’année.

Inde : Victoires des génériques et rejet du brevet demandé par Novartis

Les ONG de la santé ont salué la décision de la Cour Suprême indienne qui rejette la demande de brevet formulée par le géant suisse de l’industrie pharmaceutique, Novartis, pour son  médicament contre le cancer, Glivec. En pratique, cette décision signifie que les fabricants de génériques pourront continuer à vendre leurs produits moins chers que le Glivec en Inde, qui est aujourd’hui l’un des marchés pharmaceutiques dont la croissance est la plus forte au monde. Les brevets garantissent l’exclusivité des ventes d’un médicament pendant 20 ans en moyenne, date au-delà de laquelle d’autres entreprises peuvent proposer des copies du médicament original. Le Glivec coûte environ €2000 ($2600) par mois, alors que son équivalent générique ne coûte que €130 ($175) par mois. « La décision va sauver un grand nombre de vies dans les pays en voie de développement », s’est félicité l’ONG Médecins Sans Frontières. La décision ne signifie pas qu’aucun brevet ne sera accordé en Inde, mais que la pratique abusive, qui consiste à déposer plusieurs brevets pour un médicament, sera infléchie. Novartis a candidaté pour un nouveau brevet en 2006 pour sa nouvelle version du médicament, arguant qu’il était plus facile à absorber et qu’il s’agissait donc d’une innovation. Le nouveau médicament « n’a pas passé le test de nouveauté ou d’inventivité », a jugé la Cour Suprême.

Informations positives : Une meilleure circulation sur les réseaux sociaux

L’idée dans l’industrie des media que les mauvaises nouvelles attirent plus de téléspectateurs, d’auditeurs ou de lecteurs, est battue en brèche par l’utilisation des réseaux sociaux. Le psychologue social, Jonah Berger, de l’Université de Pennsylvanie, souligne que lorsqu’on partage un article avec ses amis sur les réseaux sociaux, on attache de l’importance à leur réaction, bien plus que ne le fait un producteur de journaux télévisés. On est aussi plus prompt à partager un article qui provoque une émotion forte chez soi-même (rire, colère) qu’un simple sentiment de tristesse.

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