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Vendredi 29 mars 2013

Au moins 19 morts dans des explosions en Irak

Des voitures piégées ont frappé quatre mosquées chiites à Bagdad, en Irak, et une autre à Kirkuk, à 300 km au Nord de la capitale, juste après la prière du vendredi ; on dénombre au moins 19 morts et 72 blessés. Les attentats n’ont pas encore été revendiqués, mais portent la marque de la branche irakienne d’Al-Qaeda. Selon les analyses officielles, une branche d’Al-Qaeda, l’Etat islamique d’Irak, se regroupe dans le désert à l’Ouest du pays, prenant appui sur la guerre et l’afflux de combattants islamistes qui luttent contre Bachar el-Assad dans la Syrie voisine. Une décennie après l’invasion américaine, les islamistes sunnites liés à Al-Qaeda multiplient les attaques contre les chiites. La violence n’atteint cependant pas les niveaux qu’elle avait en 2006 et 2007.  Aujourd’hui, les attentats s’inscrivent dans un contexte de crise politique où le Premier Ministre, Nouri al-Maliki, est en porte-à-faux avec de nombreux interlocuteurs politiques, dont les Kurdes, la plupart des groupes sunnites, mais aussi des factions de sa propre communauté chiite. La région de Kirkuk, avec des réserves pétrolières, est l’un des territoires les plus contestés.

Pas d’armement des rebelles syriens

L’envoyé spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a déclaré hier soir lors d’une interview sur la chaîne britannique Channel 4 News qu’armer les rebelles syriens n’était pas le bon moyen de mettre fin à la guerre civile qui ravage le pays depuis plus de deux ans : « Déverser plus d’armes pour l’opposition apportera plus d’armes au gouvernement et ne résoudra pas le problème », a-t-il expliqué en invitant la communauté internationale à accroître la pression diplomatique sur le régime de Bachar el-Assad. De son côté, le Président français, François Hollande, qui donnait hier une interview sur la chaîne de télévision France 2, est revenu sur la position française : alors que la France s’était dite disposée à armer les rebelles syriens il y a deux semaines, comme son voisin britannique, et en dépit de l’opposition des autres pays de l’Union Européenne, François Hollande a indiqué que l’armement des rebelles n’était plus à l’ordre de jour : il estime en effet qu’il n’y a pas de garantie suffisante que ces armes ne tombent pas aux mains d’organisations terroristes.
Syria

Italie : Toujours l’impasse politique

Pier Luigi Bersani, à la tête de la coalition de centre-gauche en Italie, n’est pas parvenu à former un gouvernement. Sa coalition est arrivée en tête des élections législatives du 25 février, mais n’a pas obtenu la majorité. Le Président italien, Giorgio Napolitano, dont le mandat arrive à terme mi-mai, rencontre les responsables politiques italiens aujourd’hui. Voilà maintenant un mois que la situation politique est bloquée en Italie, alors que le pays représente la troisième économie de la zone euro. Bersani a refusé l’exigence formulée par le leader du centre-droit, Silvio Berlusconi, de pouvoir choisir le successeur de Napolitano à la tête de l’Etat. Le leader du Mouvement Cinq Etoiles, le comique Beppe Grillo, dont le parti – souvent présenté comme « populiste de gauche » – est le vrai vainqueur des élections du 25 février, refuse de participer à un gouvernement dirigé par l’un des grands partis qu’il juge responsable de la crise économique. Désormais, Napolitano peut faire appel à une figure extérieure au monde politique pour diriger un gouvernement de technocrates, mais Berlusconi s’est dit opposé à cette option. Il peut aussi tenter de former une coalition transpartisane, avec le soutien des grands partis. Napolitano souhaite éviter d’organiser de nouvelles élections, notamment parce que la loi électorale, qui a rendu possible le blocage actuel, pourrait à nouveau conduire à des résultats similaires.

Pourquoi la nature est bénéfique pour l’esprit et le corps

Les environnements naturels nous permettent de recentrer notre attention, de diminuer le niveau de stress et de faciliter la guérison. Dans les années 1980, une étude réalisée dans un hôpital de banlieue en Pennsylvanie (Etats-Unis) avait montré que, toutes choses égales par ailleurs, les patients dont les chambres donnaient sur des arbres, guérissaient plus vite que ceux dont les chambres donnaient sur des murs de brique. Ceux-ci avaient besoin d’un jour de plus en moyenne, étaient plus déprimés et souffraient davantage. Au tournant du 20e siècle, William James, l’un des pères de la psychologie moderne, expliquait que l’attention humaine peut être soit volontaire – la lecture, la conduite -, soit involontaire : « Des choses étranges, en mouvement, des animaux sauvages, des choses brillantes, mignonnes, etc. » attirent notre attention involontairement. Selon la théorie de la restauration de l’attention, les environnements urbains sont fatigants car ils nous obligent à diriger notre attention sur des choses précises. A l’inverse, les forêts, les ruisseaux, les rivières, les lacs, les océans nous demandent très peu tout en attirant notre attention. Ces deux environnements sollicitent donc notre attention de façon différente, le premier épuise nos ressources mentales, tandis que le second les nourrit.

London vu du Shard

Loin des environnements naturels, la ville de Londres peut être appréhendée derrière son ordinateur, depuis le Shard, un gratte-ciel de la capitale britannique conçu par l’architecte Renzo Piano. Une visite virtuelle proposée par The Guardian.

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