Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

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Jeudi 28 mars 2013

Des réfugiés syriens auraient été expulsés de Turquie

Les autorités turques ont annoncé l’expulsion d’au moins 600 réfugiés syriens d’un camp à la frontière entre les deux pays, après des affrontements avec la police militaire turque lors de manifestations contre les conditions de vie dans le camp. Le Ministre turc des Affaires étrangères a nié l’expulsion, indiquant que seulement 50 à 60 personnes étaient retournées en Syrie volontairement. Les manifestations dans le camp ont eu lieu après la mort d’un enfant dans un feu du camp abritant 25 000 réfugiés. Les feux accidentels sont fréquents dans les camps, et de nombreux réfugiés, notamment des enfants, en sont morts. La Turquie accueille actuellement 200 000 réfugiés syriens. Quelque 70 000 autres Syriens vivent dans des maisons qu’ils ont louées en Turquie. Les Nations Unies ont ouvert une enquête pour déterminer si la Turquie avait enfreint les lois internationales sur le droit d’asile. Dans le même temps, au moins 15 étudiants ont été tués et 20 autres blessés lorsque des tirs de mortier ont atterri sur la cantine de la Faculté d’Architecture à Damas.
Syria

Thaïlande : Début des négociations avec les rebelles musulmans

Les autorités thaïlandaises et les rebelles musulmans ont commencé des pourparlers de paix pour mettre fin à près d’une décennie d’affrontements dans l’extrême Sud du pays, au moment même où de nouvelles violences ont causé la mort de cinq personnes. « L’objectif principal aujourd’hui est de réduire la violence », a déclaré le négociateur en chef pour les autorités thaïlandaises. Les discussions prévues ne doivent durer qu’un jour et rassembler à la même table le gouvernement et le Barisan Revolusi Nasional (B.R.N.), le Front de Révolution Nationale, un groupe musulman séparatiste qui opère dans le Sud du pays. Juste avant le début des négociations, une explosion a eu lieu dans la province de Narathiwat, au Sud de Bangkok, provoquant la mort de trois soldats qui patrouillaient, et en blessant cinq autres. « Nous y voyons l’œuvre de militants locaux qui cherchent à discréditer les pourparlers de paix en cours à Kuala Lumpur », a déclaré l’un des commandants de la zone. Ailleurs dans la même province, un tir a causé la mort de deux civils bouddhistes. Le B.R.N. a probablement une influence très limitée sur les autres groupes séparatistes. Depuis une décennie, 5300 personnes sont mortes dans ce conflit qui oppose les provinces à majorité musulmane de Thaïlande au reste du pays.

Livraison d’armes légères à la Somalie

Le gouvernement somalien espère la livraison d’armes légères d’ici deux mois, après l’annonce par les Nations Unies de la levée partielle de l’embargo imposé à ce pays. La levée de l’embargo, bien que sujet de préoccupation dans un pays connu pour son instabilité, a été justifié par la volonté d’aider les forces de sécurité à lutter contre les militants d’Al-Qaeda. « Nous en prenons la responsabilité pleine et entière. Le monde entier nous regarde », a déclaré le Président somalien, Hassan Sheikh Mohamud. « Nous ne sommes pas préoccupés par l’approvisionnement, mais par la gestion de cet approvisionnement ». Le Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) a imposé un embargo sur les armes à la Somalie en 1992, un an après le déclenchement de la guerre civile, lorsque les seigneurs de la guerre ont chassé du pouvoir le dictateur Mohamed Siad Barre. En 2012, le pays a tenu ses premières élections depuis 1991. Il est toujours sujet aux attaques menées par les militants islamistes al-Shebaab d’un côté, et par les pirates de l’autre. Le Président a lui-même réchappé d’un attentat-suicide à Mogadishu deux jours après son entrée en fonction en septembre. Les attaques des pirates ont chuté depuis 2011, date à laquelle une flotte internationale a entrepris de patrouiller pour protéger le trafic maritime. Mohamud souhaite mettre en place une amnistie pour favoriser la sortie de la piraterie.

La jeune Pakistanaise Malala Yousafzai signe un contrat d’édition de €2m

La Pakistanaise, Malala Yousafzai, qui a survécu à une attaque de Taliban contre elle en octobre en raison de ses positions pour l’éducation des filles, a signé un contrat de €2m ($3m) avec une maison d’édition britannique, Weidenfeld and Nicolson. Aujourd’hui âgée de 15 ans, Malala vit désormais à Birmingham, au Royaume-Uni, avec sa famille. Le livre, intitulé Je suis Malala, doit sortir à l’automne. « J’espère qu’[il] atteindra des gens dans le monde entier, de façon à ce qu’ils réalisent combien il est difficile pour certains enfants d’avoir accès à l’éducation. Je veux raconter mon histoire, mais cette histoire sera aussi celle des 61 millions d’enfants qui ne reçoivent pas d’éducation. Je veux participer à une campagne qui donne à chaque garçon et à chaque fille le droit d’aller à l’école. C’est un droit fondamental », a expliqué la jeune femme. Depuis l’attentat dont elle a été victime le 9 octobre 2012, le 12 juillet a été désigné comme jour de Malala, et un fonds Malala a été créé pour favoriser l’éducation et l’empowerment des filles au Pakistan et dans le monde.

Le Nigéria dans la course spatiale

Le Nigéria mène actuellement l’un des programmes spatiaux les plus ambitieux du continent africain, dans l’espoir que le projet, qui s’appuie sur la mise en orbite de satellites, facilite la gestion de la production agricole. Ce programme a débuté en 2003 ; mais le premier satellite lancé a disparu dans l’espace. Le pays compte maintenant trois satellites en orbite, tous trois construits en Chine. Ils ont permis d’améliorer les télécommunications et la couverture internet du pays. Le Nigéria a également eu recours à une technologie britannique, qui permet de fournir aux agences gouvernementales des données qui facilitent la prévision. Les satellites rendent possible le suivi des récoltes et du climat dans le pays, de façon à pouvoir assurer une sécurité alimentaire sur le long terme. Ils garantissent aussi une surveillance du delta du Niger, où des marées noires ont provoqué des catastrophes écologiques. Le projet ne fait cependant pas l’unanimité : pour qu’il soit vraiment utile, encore faut-il que les agences gouvernementales aient la capacité de traiter l’information délivrée.

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