Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

Nous faisons le point sur les 18 derniers mois et le modèle actuel d'Evening Edition. Merci de votre soutien.

Jeudi 7 mars 2013

Les liens du Pentagone et des centres de torture en Irak

Un documentaire qui résulte de 15 mois d’enquête menée par le quotidien britannique The Guardian et BBC Arabic révèle les liens entre le Pentagone et les centres de torture en Irak. Le but était d’étouffer l’insurrection sunnite, en s’appuyant sur les milices chiites pour créer des forces paramilitaires. Le Ministère de la Défense américain a envoyé un vétéran des « guerres sales » d’Amérique Centrale en Irak pour mettre en place des centres de torture et de détention. « Ces unités ont mis en œuvre les pires actes de torture durant l’occupation américaine, et accéléré la descente du pays dans la guerre civile », écrit The Guardian. Le Colonel James Steele, épaulé du Colonel à la retraite James H. Coffman, ont travaillé à la mise en place de ces centres qui ont bénéficié d’un financement américain à hauteur de plusieurs millions de dollars. Coffman rapportait directement au directeur de la CIA, le Général Petraeus, dont il était « les yeux et les oreilles sur le terrain », tandis que Steele rapportait directement à Donald Rumsfeld, alors Ministre de la Défense des Etats-Unis. L’enquête a été rendue possible par la publication des câbles militaires par Wikileaks. C’est la première fois que David Petraeus, qui a dû démissionner de la CIA pour adultère l’an dernier, est directement mis en cause dans des violations des droits humains systématiques en Irak.

21 observateurs de l’ONU capturés par des rebelles syriens

21 observateurs de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.), en poste sur le plateau du Golan, à la frontière entre la Syrie et Israël, ont été capturés hier par des rebelles syriens. L’opération a été revendiquée par les Brigades des Martyrs de Yarmouk, qui demandent « le retrait des forces du régime de Bachar el-Assad des environs du village de Jamla ». Depuis 1974 et l’occupation par Israël des hauteurs du Golan, les forces de maintien de la paix de l’O.N.U. surveillent le cessez-le-feu sur le plateau. Cette capture représente la menace la plus directe contre l’O.N.U. depuis le début de la guerre civile, il y a bientôt deux ans. Les ravisseurs accusent les observateurs de l’O.N.U. de collaborer avec le régime syrien, en voulant chasser les rebelles de Jamla. Les observateurs capturés sont majoritairement de nationalité philippine. Des négociations sont en cours pour leur libération. La capture a été largement condamnée.
Syria

CORRECTION : Une précédente version indiquait à tort que l’O.N.U. était présente sur le plateau du Golan depuis 1967.

Somalie : « Mes violeurs ont été récompensés », dit Barake

Dans sa première grande interview depuis son acquittement, la Somalienne Lul Ali Osman Barake dénonce la justice de son pays. Après avoir accusé des militaires de viol collectif à son encontre, elle avait été condamnée à un an de prison, avant d’être finalement acquittée. Un journaliste indépendant qui l’avait interviewée en janvier, Abdiaziz Abdinur Ibrahim, est toujours derrière les verrous. « La victime a été arrêtée au lieu des violeurs ; les violeurs ont donc été récompensés », déclare la jeune femme âgée de 27 ans, qui poursuit : « Aucune femme victime en Somalie ne se sentira capable de parler. Les victimes de viol garderont le silence, chez elles, et ne parleront à personne. » Barake, qui s’en remettait à la justice de son pays, s’est vu reprocher de ternir la réputation de la police et des militaires. Ce n’est qu’après que son histoire eut suscité une indignation internationale qu’un juge de cour d’appel l’a acquittée, pour preuves insuffisantes. Barake, qui a souhaité témoigner à visage découvert pour inciter d’autres femmes à faire de même, a également mis en garde contre l’intimidation des journalistes : « Les journalistes en Somalie prendront cela [l’arrestation d’Ibrahim] comme un message. Ils s’écarteront des victimes. »

Corée du Nord : Menace d’une frappe nucléaire préventive contre les Etats-Unis

Alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) doit adopter un quatrième volet de sanctions contre la Corée du Nord, en réponse au test nucléaire réalisé par Pyongyand le 12 février, le régime nord-coréen a menacé les Etats-Unis d’une « frappe nucléaire préventive pour détruire les bastions des agresseurs », accusant Washington de vouloir déclencher contre elle une guerre nucléaire. La Corée du Nord n’est toutefois pas considérée comme en mesure de produire une tête d’ogive assez petite pour être installée sur un missile susceptible d’atteindre les Etats-Unis. Depuis plusieurs semaines, la rhétorique agressive de la Corée du Nord s’est durcie contre Washington. Les sanctions qui doivent être adoptées aujourd’hui prévoient de rendre plus difficile pour Pyongyang l’accès à des fonds nécessaires pour mener à bien ses programmes militaires illégaux. Les transactions financières qui pourraient contribuer au programme devraient également être gelées.

Google et l’exploitation minière de la Lune

Google offre une bourse de €15m ($20m) à la première entreprise de fonds privés qui enverra un robot sur la lune et en explorera la surface en déplaçant au moins 500 mètres de terre, et transmettra une vidéo haute définition à la Terre, d’ici 2015. Alors que les explorations spatiales ont souvent consisté à atteindre des destinations lointaines, le défi proposé par Google déplace l’objectif et met en avant l’exploitation minière. 25 entreprises sont candidates.

Share on Twitter    Share on Facebook