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Mardi 5 mars 2013

Syrie : Le gouverneur de Raqa fait prisonnier par les rebelles

Les rebelles syriens se sont emparés de la ville de Raqa, qui n’est pas aussi stratégique que Homs mais se trouve sur la route qui relie la Turquie à l’Irak. Selon l’Observatoire Syrien des Droits Humains (O.S.D.H.), des combats se déroulent encore entre rebelles et forces du régime, qui contrôlent encore certaines zones de la ville. Le gouverneur de la ville, Hassan Jalili, a été capturé par les rebelles. Le groupe d’opposants qui a pris la ville est composé de différentes tendances parmi les insurgés syriens, dont le Front al-Nusra et l’Armée Syrienne Libre. Vingt rebelles et un civil au moins ont été tués, ainsi qu’un nombre encore inconnu de soldats du régime. Les forces de Bachar el-Assad bombardent la ville.
Syria

Deux bus réservés aux Palestiniens incendiés

Depuis hier, Israël a mis en place un système de bus pour les Palestiniens. Ces bus sont réservés aux travailleurs palestiniens qui se déplacent de la Cisjordanie à Israël ; Aujourd’hui, deux de ces bus ont été incendiés par des assaillants non identifiés dans la ville de Kfar Qassem, près de la ligne verte qui sépare la Cisjordanie de l’Etat hébreu. Le système de bus uniquement palestiniens a été dénoncé comme raciste par les autorités palestiniennes et par des ONG israéliennes des droits humains : « C’est une politique raciste de ségrégation », a déclaré le Ministre adjoint du travail, Assef Said. Le syndicat des travailleurs palestiniens a dénoncé une « mesure raciste » qui fera des bus des cibles faciles pour les colons extrémistes. L’Etat hébreu se défend de tout racisme : les nouvelles lignes de bus doivent « remplacer les opérateurs clandestins qui transportent les travailleurs à des tarifs trop élevés », a déclaré le Ministre des transports israélien. Mais des media israéliens indiquent que le service a été mis en place après les plaintes de colons juifs arguant que les contraindre à prendre les mêmes bus que les Palestiniens revenait à les exposer à un risque pour leur sécurité.

La Corée du Nord menace de mettre fin à l’armistice de 1953

La Corée du Nord a menacé de mettre fin à l’armistice qui régit depuis la fin de la Guerre de Corée, en 1953, ses relations avec les Etats-Unis et la Corée du Sud et s’apparente plus à une trêve qu’à un traité de paix. Voilà plusieurs semaines que le régime de Pyongyang a durci le ton vis-à-vis de la communauté internationale, ce dont il rend responsables les Etats-Unis, qui veulent lui imposer des sanctions après le dernier test nucléaire qu’il a conduit le 12 février. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies (C.S.N.U.) doit se réunir aujourd’hui pour autoriser des sanctions supplémentaires. Depuis plusieurs semaines, les Etats-Unis et la Chine – allié historique de la Corée du Nord – négocient les termes de la résolution. Pékin s’est toujours opposé à des sanctions trop fortes contre son allié voisin qui représente une zone tampon entre ses frontières et celles de la Corée du Sud, alliée des Etats-Unis. La Chine a déclaré qu’elle aspirait à une « péninsule dépourvue de nucléaire » et soutient la condamnation par le C.S.N.U. des tests nucléaires nord-coréens mais souhaite des sanctions atténuées.

Controverse sur deux frappes de drones au Pakistan

Début février, deux frappes de drones ont été reportées dans la ceinture tribale, au Nord-Est du Pakistan, provoquant la mort de neuf personnes, dont deux commandants d’Al Qaida. Mais selon un article du New York Times citant des responsables américains, ces attaques n’étaient pas le fait des Etats-Unis : « Nous n’avons eu aucune activité de ce type depuis janvier », a déclaré la source, anonyme en raison de la confidentialité qui touche aux drones. Si cette version est correcte, cela signifie que le Pakistan, qui, à l’époque où les Etats-Unis ont commencé à utiliser les drones sur son territoire, en revendiquait les attaques pour éviter de reconnaître cette intrusion américaine sur son sol, accuse désormais aujourd’hui faussement les Etats-Unis afin de masquer ses propres opérations sur son territoire. « Les Pakistanais peuvent ainsi jouer sur les deux tableaux », explique le New York Times. « Ils condamnent publiquement les frappes, tout en en supportant d’autres, comme l’attaque qui a tué le leader Taliban pakistanais, Baitullah Mehsud en 2009. » La controverse à propos de ces frappes suggère aussi la manipulation des rapports sur les frappes des drones à l’œuvre, note le N.Y.T. Le gouvernement pakistanais accuse le N.Y.T. de « distorsion des faits ».

€450m saisis dans un raid anti-mafia

La police italienne a saisi des biens d’une valeur de €450m ($590m) et arrêté 20 personnes lors de raids contre la mafia, à la suite d’une enquête commencée en 2008 et centrée sur les activités de tourisme. Parmi les biens saisis se trouvent des entreprises et des villages de vacances, dont une partie est située en Calabre, dans le Sud de l’Italie. Sur le plan politique, le Président italien, Giorgio Napolitano, envisage de former un gouvernement de technocrates si Pierluigi Bersani, à la tête de la coalition de centre-gauche qui a remporté les élections législatives des 24 et 25 février derniers à la Chambre des Députés, échoue à former un gouvernement. Au Sénat, la coalition de centre-droit est arrivée en tête dans la région la plus peuplée, la Lombardie. Or, si la prime de majorité est attribuée sur une base nationale à la Chambre des Députés, elle l’est sur une base régionale au Sénat. Le grand vainqueur des élections, le Mouvement Cinq Etoiles du comique génois, Beppe Grillo, a dit à plusieurs reprises son refus de participer à une coalition.

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