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Vendredi 22 février 2013

Tunisie : Ali Larayedh nommé Premier Ministre

Rached Gannouchi, le président du parti Ennahda, a confié au Ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, la charge de former un nouveau gouvernement d’ici deux semaines. Depuis l’assassinat, le 6 février, de l’opposant politique, Chokri Belaïd, et la démission, mardi, du Premier Ministre, Hamadi Jebali, après qu’Ennahda avait refusé sa proposition de former un gouvernement de technocrates, la Tunisie connaît une situation instable. Le parti islamiste Ennahda est majoritaire à l’Assemblée Constituante Nationale, (89 sièges sur 217), suivi du parti du Président, le Congrès pour la République (29 sièges). Celui-ci a annoncé qu’il participerait à un gouvernement formé par Ennahda. Ali Layaredh, membre d’Ennahda, est accusé par les libéraux d’avoir échoué à enrayer la violence islamiste contre les partisans d’une société laïque. Mais il est respecté pour les mesures qu’il a prises contre les militants islamistes accusés d’être liés à Al-Qaida. Il est perçu comme un partisan d’une ligne dure qui refuse toute participation politique des partis liés à l’ère de l’ancien dictateur Ben Ali, une période où il a passé 15 ans derrière les barreaux. De son côté, Hamadi Jebali reste Secrétaire Général d’Ennahda. L’instabilité politique a suspendu les négociations pour un prêt de €1,35mds ($1,78mds) du Fonds Monétaire International.

Choléra en Haïti : l’ONU refuse d’indemniser les victimes

Le porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies, Martin Nesirky, a annoncé hier que les demandes de compensation pour les 8000 personnes mortes du choléra n’étaient « pas recevables », en vertu d’une convention de 1946 sur l’immunité de l’organisation internationale pour ses actions. L’épidémie de choléra, qui a éclaté fin 2010 en Haïti, a été introduite, aux dires de certains, par des intervenants de l’ONU venus du Népal. L’ONU n’a jamais reconnu sa responsabilité, arguant qu’il était impossible de porter une accusation si précise. En novembre 2011, l’association l’Institut pour la Justice et la Démocratie en Haïti, basée à Boston, a fait parvenir au siège des N.U. une pétition demandant un minimum de €76 000 ($100 000) pour les familles de chaque personne morte du choléra et au moins €38 000 ($50 000) pour chaque victime. Le coût total pour l’ONU avait été évalué à plus d’€76m ($1md). Dans le même temps, l’ancien président haïtien, Jean-Claude Duvalier, doit comparaître devant la justice de son pays : il est accusé d’abus de droits humains pour avoir fait emprisonner, torturer et tuer plusieurs milliers d’Haïtiens lorsqu’il était au pouvoir, entre 1971 et 1986.

Bahreïn : Troisième mort en une semaine

Un manifestant frappé à la tête par une cartouche de gaz lacrymogène lancée par la police bahreïni la semaine dernière au cours de manifestations, est mort. Mahmood Aljazeeri est la troisième personne à mourir lors des manifestations anti-gouvernementales en une semaine. La violence a repris à l’occasion du deuxième anniversaire du soulèvement manqué du rond-point de la Perle, le 14 février. Les opposants, qui demandent une réforme du régime, dirigé par une minorité sunnite, dans un pays à majorité chiite, accusent les policiers d’utiliser de manière inappropriée les cartouches de gaz lacrymogène : la police lance les cartouches directement sur les manifestants au lieu de leur faire décrire un arc de cercle. Selon Al-Wefaq, le principal groupe d’opposition, Aljazeeri est la cinquième personne à mourir de cette façon depuis le début des hostilités. Le gouvernement bahreïni a engagé l’ancien chef de la police de Miami, John Timoney, il y a deux ans, pour l’aider à améliorer ses méthodes policières. Timoney a indiqué l’an dernier que la règle était de lancer la cartouche de gaz lacrymogène en arc de cercle ou de la faire rouler à terre, mais de ne pas l’utiliser comme arme léthale.

Troupes américaines en Afghanistan : Panetta dément les propos de l’Allemagne

« Le Secrétaire à la Défense américain [Leon Panetta] a annoncé sur les Etats-Unis conserveraient entre 8000 et 12 000 troupes en Afghanistan » après le 2014, a déclaré le Ministre de la Défense allemand, Thomas de Maizière, donnant ainsi la première information officielle sur le nombre de troupes qui resteront en Afghanistan. Cette information a été démentie par Léon Panetta, qui l’a qualifiée d’ « inexacte » : « Nous avons en effet discuté toute une série de possibilités à propos des forces de l’OTAN », a-t-il indiqué. « Le Président [Barack Obama] passe en revue les options ». La plupart des troupes internationales doivent quitter l’Afghanistan d’ici la fin 2014. En décembre 2012, environ 102 000 troupes de l’OTAN servaient en Afghanistan, venues de 50 pays différents, selon la Force Internationale de Sécurité et d’Assistance de l’OTAN. Parmi elles se trouvaient 66 000 troupes américaines. De son côté, le Secrétaire Général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré que des progrès avaient été faits dans le transfert des responsabilités de sécurité aux forces locales afghanes, qui mènent aujourd’hui 80% des opérations de sécurité.

Corée du Nord : Ouverture de l’accès internet sur mobile

L’opérateur téléphonique nord-coréen, Koryolink, prévoit de rendre accessible le service 3G, qui permet notamment d’aller sur internet, aux visiteurs et aux résidents étrangers. Selon l’entreprise de télécom égyptienne, Orascom, partenaire de Koryolink, plus d’un million de Nord-Coréens utilisent les téléphones mobiles, sur une population de 25 millions. Mais le nouveau service ne leur sera pas accessible. Le gouvernement nord-coréen a autorisé pour la première fois les visiteurs étrangers à apporter leurs propres téléphones dans le pays en janvier 2013. Avec le système actuel, l’accès à internet pourrait « très facilement » être mis en place pour les Nord-Coréens, avait jugé le Président exécutif du Conseil d’Administration de Google, Eric Schmidt, en visite dans le pays en janvier. Le régime ne souhaite pas pour l’instant relâcher son contrôle.

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