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Mercredi 20 février 2013

Tunisie : Démission d’Hamadi Jebali

Le Premier Ministre tunisien membre du parti Ennahda, Hamadi Jebali, a présenté hier soir sa démission après que sa proposition de former un gouvernement de technocrates avait été rejetée par son parti : « L’échec de mon initiative ne signifie pas l’échec de la Tunisie ou l’échec de la révolution », a-t-il déclaré en référence aux révoltes de 2011 qui ont conduit au départ du dictateur Ben Ali. Depuis le 6 février et l’assassinat de l’opposant et avocat des droits humains, Chokri Belaïd, la Tunisie est en proie à un soulèvement populaire. Les partisans de Belaïd ont accusé les islamistes d’Ennahada de l’avoir assassiné, ce qu’Ennahda a toujours nié. Le parti islamiste, arrivé en tête des élections législatives d’octobre 2011, avec 43% des voix, a refusé d’abandonner ses postes-clé (Intérieur, Affaires Etrangères, Justice). Son président, Rached Ghannouchi, a toujours insisté sur la légitimité électorale du parti. Il a également affirmé son souhait de voir Jebali rester au pouvoir. Ghannouchi doit rencontrer le Président tunisien, Moncef Marzouki, aujourd’hui.

Démission du gouvernement bulgare

Le Premier Ministre bulgare de centre-droit, Boiko Borisov, a annoncé la démission de son gouvernement. Voilà deux semaines que des manifestations contre les prix trop élevés de l’énergie se déroulent en Bulgarie. Les manifestants demandent la renationalisation des entreprises énergétiques. Hier soir, les affrontements avec les forces de police ont fait 14 blessés : « Je ne participerai pas à un gouvernement sous lequel la police bat le peuple (…) chaque goutte de sang est une honte pour nous », a déclaré Borisov. La popularité du Premier Ministre a chuté ces derniers mois. Jusque là, la Bulgarie, l’un des pays les plus pauvres de l’Union Européenne, pouvait se prévaloir d’une certaine stabilité au regard de ses voisins roumain, serbe ou grec. Lundi, Borisov a renvoyé le Ministre des Finances salué pour son sens de la discipline fiscale à l’étranger, mais impopulaire dans son pays. Il a aussi menacé de révoquer la licence accordée à l’entreprise énergétique tchèque CEZ pour cause d’irrégularités dans ses contrats, tout en se disant opposé à une renationalisation. Ces mesures n’ont pas suffi. Le Parlement doit voter demain sur la démission. On ignore encore si les élections législatives, prévues en juillet, seront avancées.

Irlande : Excuses aux femmes-esclaves des laveries de Madeleine

Le Taoiseach (le Premier Ministre), Enda Kenny, a présenté les excuses de l’Irlande à toutes les femmes détenues dans les laveries de Madeleine, une institution de l’Eglise catholique où les femmes étaient traitées comme des esclaves – elles travaillaient sans être payées et étaient souvent maltraitées. Plus de 10 000 femmes y ont été emprisonnées jusque dans les années 1980, parfois simplement parce qu’elles étaient des mères célibataires. Ces femmes méritent « la reconnaissance pour laquelle elles se sont battues depuis si longtemps », a déclaré Kenny devant le Dáil Eireann (le Parlement). Ces excuses interviennent deux semaines après la publication d’un long rapport expliquant comment les femmes étaient maltraitées à l’intérieur des laveries. Kenny avait alors refusé de présenter les excuses de l’Etat irlandais, provoquant la colère des groupes de survivantes. Hier soir, le Taoiseach a annoncé la mise en place de compensations pour les 800 femmes toujours vivantes. La compensation comprendra des services de conseil, des soins de santé et des paiements individuels.

Kenya : Menaces contre un juge de la Cour Suprême

Le Chief Justice Willy Mutunga, qui préside la Cour Suprême du Kenya, a reçu une lettre le menaçant de « conséquences terribles » si la Cour interdit au candidat Uhuru Kenyatta de se présenter à l’élection présidentielle du 4 mars prochain. Vendredi dernier, la Cour Suprême a statué qu’elle n’avait pas le pouvoir d’annuler la candidature de Kenyatta, bien qu’il soit inculpé pour crimes contre l’humanité devant la Cour Pénale Internationale de La Haye pour les violences qui ont suivi l’élection contestée de 2007, où plus de 1000 personnes sont mortes. Différents groupes voulaient que la Cour Suprême annule sa candidature, mais elle a refusé. Kenyatta et le Premier Ministre en exercice, Raila Odinga, sont les favoris de la prochaine élection présidentielle, l’actuel Président, Mwai Kibaki, se retirant après deux mandats. Mutunga a déclaré que la lettre de menaces émanait du groupe des Vétérans Mungiki, interdit à la suite de son implication dans les violences de 2007. Il a déclaré que les juges ne seraient pas les otages d’une « cabale de rétrogrades ».

Premiers profits pour Disneyland Hong Kong

Pour la première fois depuis son ouverture en 2005, le parc d’attraction Disneyland d’Hong Kong, en Chine, enregistre un bénéfice de €10,5m ($14m). Le parc est détenu à 52% par le gouvernement chinois, et 48% par Walt Disney. Le profit s’explique par l’expansion du parc, longtemps le plus petit des parcs d’attraction de Disney, avec seulement trois « territoires » lors de son ouverture, Fantasyland, Tomorrowland et Adventureland, une offre insuffisante pour que les visiteurs reviennent.  En 2011 et 2012, deux nouveaux espaces ont ouvert, l’un inspiré du film Toy Story, l’autre de l’univers Wild West. Cette année, un espace appelé Mystic Point devrait voir le jour. Le nombre de parcs d’attraction a explosé en Chine avec des imitations de Disneyland. Plus d’une centaine de parcs ont ouvert en 2012, un phénomène décrit comme une « frénésie des parcs d’attraction ». A Shanghai, Walt Disney et son partenaire local investissent €3mds ($4mds) dans un espace de 4km2 qui inclura un parc d’attraction et deux hôtels et ouvrira en 2015.

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