Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

Nous faisons le point sur les 18 derniers mois et le modèle actuel d'Evening Edition. Merci de votre soutien.

Jeudi 31 janvier 2013

Egypte : Les dirigeants politiques renoncent à la violence

En Egypte, le cheikh Ahmed al-Tayyeb, qui dirige la prestigieuse université et mosquée al-Azhar, l’une des rares institutions encore perçues comme n’ayant pas pris parti dans un pays de plus en plus polarisé, a organisé une rencontre entre les chefs des différents partis politiques. Etaient présents des opposants progressistes, comme Mohamed El Baradei, mais aussi des représentants du parti du Président Morsi, comme Saad el-Katatni. Le cheikh Ahmed al-Tayyeb a affirmé qu’un dialogue national « dans lequel tous les éléments de la société égyptienne participent, sans exclusion, est le seul outil pour résoudre les problèmes et les différences ». Les participants ont signé un document attestant qu’ils renoncent à la violence, et se sont mis d’accord pour former un comité de politiciens venant de formations rivales pour déterminer un programme permettant des pourparlers. Depuis vendredi dernier, les affrontements ont repris entre les opposants du Président Morsi, qui l’accusent d’avoir trahi l’héritage de la révolution de 2011 en confisquant à son profit et à celui des Frères Musulmans tous les pouvoirs, et les partisans du Président, qui accusent leurs adversaires de ne pas respecter le choix démocratique.  Les prochains jours diront si l’engagement pris au niveau politique suffit à sortir l’Egypte de la crise politique, économique et sociale où elle est plongée depuis plusieurs mois.

Espagne : le Parti Populaire rejette les accusations de corruption

Le grand quotidien espagnol El Pais publie aujourd’hui des photographies d’extraits de comptes du Parti Populaire, le parti conservateur du Premier Ministre actuel, Mariano Rajoy. Ces extraits, venant des livres de compte conservés par les anciens trésoriers du parti, Luis Barcenas et Alvaro Lapuerta, montrent des paiements faits aux dirigeants du parti, et constituent une accusation de corruption. Selon le journal, Rajoy a reçu €25 200 ($34 000) chaque année entre 1997 et 2008. L’argent aurait été versé via Barcenas. Celui-ci a démissionné en 2009 et fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent. Les enquêteurs ont révélé récemment qu’il avait un compte en Suisse sur lequel s’étaient trouvés jusqu’à €22m ($30m). Jusqu’en 2007, les partis politiques espagnols étaient autorisés à recevoir des dons anonymes, pourvu que les dirigeants des partis en fassent état dans leurs déclarations d’impôt sur le revenu. Ces accusations jettent le doute sur la nature des contrats signés par le Parti Populaire lors du boom de la construction immobilière il y a quelques années. Le Parti de Rajoy nie les accusations, et indique « n’avoir aucune connaissance des notes manuscrites qui ont été publiées ni de leur contenu ». Il affirme que « la rémunération des plus hauts dirigeants du Parti a toujours été conforme à la loi et aux obligations fiscales ».

Russie : Critique des « frappes israéliennes » en Syrie

L’armée syrienne a confirmé que des frappes militaires israéliennes avaient touché un centre de recherche militaire au Nord-Ouest de Damas, mercredi, à Jamraya, faisant 2 morts et 5 blessés. Les dirigeants syriens et iraniens ont évoqué la possibilité de représailles. Le Ministre russe des Affaires étrangères a déclaré : « Si cette information est confirmée, il s’agit d’une attaque non provoquée sur des cibles d’un territoire souverain étranger, en violation claire de la Charte des Nations Unies. C’est inacceptable, quelles qu’en soient les motivations. » Les relations entre Israël et la Russie se sont améliorées ces dernières années, notamment sur le plan commercial et économique, mais Moscou reste une fidèle alliée du Président syrien, Bachar el-Assad, dont elle a refusé de dénoncer les agissements depuis le début de la guerre civile en mars 2011. L’information sur l’attaque israélienne survient alors qu’Israël vient de déplacer son système de défense anti-missile Dôme de Fer, au Nord du pays. Comme les Etats-Unis, l’Etat hébreu a exprimé à plusieurs reprises ses préoccupations face à l’arsenal d’armes chimiques et conventionnelles de la Syrie : il craint que cet arsenal ne tombe aux mains des groupes rebelles.

Mali : Le gouvernement prêt à négocier avec les rebelles du MNLA

Le Président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a déclaré qu’il était prêt à négocier avec les rebelles touaregs séparatistes du Nord. La France, qui a mené l’offensive pour reprendre le contrôle du Nord depuis le 11 janvier, a fait pression sur le gouvernement pour qu’il accepte la négociation et organise des élections nationales le plus vite possible. Traoré a déclaré que le Mouvement National de Libération de l’Azawad (M.N.L.A.) – du nom donné par les Touaregs au Nord du Mali – était le seul groupe avec lequel une négociation était envisageable, « à condition, bien sûr, que le M.N.L.A. renonce à toute revendication territoriale ». Dans le même temps se multiplient les mises en garde contre des exactions et des massacres commis par des membres de l’armée malienne contre les populations considérées comme Touaregs dans le Nord du pays, en représailles.

France : Lutter contre la pollution lumineuse

A partir du 1er juillet 2013, l’éclairage des commerces et des bureaux la nuit devra être restreint en France. Les éclairages à l’extérieur devront s’arrêter à partir d’1 heure du matin. Les lumières des bureaux devront être éteintes 1 heure après la départ des derniers employés. Des dérogations pourront s’appliquer pour les périodes des fêtes ou dans les zones touristiques. « L’un des grands objectifs, c’est un changement culturel, c’est-à-dire qu’on arrête avec le “toujours consommer plus d’énergie pour en produire plus” », a commenté la Ministre de l’Ecologie, Delphine Batho. Depuis le 1er juillet 2012, les restrictions lumineuses s’imposaient mais uniquement aux nouvelles enseignes. Les économies d’énergie prévues par la nouvelle disposition doivent permettre de diminuer de 250 000 tonnes la production de CO2, l’équivalent énergétique nécessaire pour alimenter en électricité 750 000 foyers français pendant un an.

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