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Lundi 21 janvier 2013

Trafic de Rohingya en Thaïlande

Selon la BBC, les Rohingya qui fuient la Birmanie pour se rendre en Thaïlande sont parfois revendus à des trafiquants d’êtres humains par des policiers thaïlandais. Les Rohingya sont une minorité linguistique et religieuse (musulmane) de Birmanie, et parmi les plus persécutées selon les Nations Unies. Le viol et le meurtre d’une femme bouddhiste dans l’Etat Kachine, à l’Ouest de la Birmanie en mai, a déclenché de nouvelles vagues de violences contre les Rohingya. La BBC relate le cas d’un migrant Rohingya vendu par les autorités thaïlandaises à des trafiquants qui réclamaient $1300 (€977). De nombreux bateaux de Rohingya arrivent sur la côte thaïlandaise. Le 2 janvier, 73 hommes, femmes et enfants ont accosté et ont été embarqués dans un camion pour être reconduits à la frontière birmane mais leur voyage s’est arrêté avant. L’un des trafiquants a indiqué à la BBC que $50 000 (€37 600) avaient été payés aux autorités thaïlandaises par des trafiquants en Malaysie. Le gouvernement thaïlandais a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Syrie : l’opposition échoue à former un gouvernement

L’opposition syrienne réunie à Istanbul reporte à nouveau la formation d’un gouvernement de transition pour les zones contrôlées par les rebelles. Les différents membres de la Coalition Nationale Syrienne (C.S.N.) n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le nom d’un Premier Ministre. La formation d’un gouvernement est perçue comme une menace par certains membres du C.S.N., comme les Frères Musulmans dont l’influence diminuerait si un organe exécutif de taille plus petite était choisi. Cette tentative avortée révèle une fois encore les divisions entre les membres de l’opposition syrienne qui contrôle une partie du pays, mais n’est pas en mesure de fournir les services de base à la population. Cette situation ébranle le soutien d’une partie de la population aux rebelles.
Syria

Algérie : au moins 37 otages étrangers morts

Le siège du complexe gazier d’In Amenas par les forces armées algériennes a pris fin hier. Le Premier Ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a annoncé aujourd’hui que 37 étrangers sont morts. Ils étaient originaires du Royaume-Uni, des Etats-Unis, du Japon, de Norvège, de Roumanie, de Malaysie, des Philippines et de Roumanie. 29 militants islamistes ont été tués et 3 capturés vivants. Ce bilan n’est pas définitif. Selon les témoignages des rescapés, les preneurs d’otages n’étaient intéressés que par les étrangers.  Abdelmalek Sellal a également indiqué qu’un Canadien se trouvait parmi les militants islamistes. De son côté, Mokhtar Belmokhtar, le leader du groupe islamiste, a déclaré que l’attaque avait été préparée de longue date et a annoncé d’autres attaques à venir en Afrique.

FARC : fin du cessez-le-feu

Le cessez-le-feu unilatéral annoncé par les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) en novembre a pris fin hier comme prévu : « C’est avec regret que nous reprenons une guerre dont personne ne veut », a déclaré le chef des négociateurs des FARC, Ivan Marquez, ajoutant que son mouvement était prêt à un deuxième cessez-le-feu pourvu que le gouvernement annonce aussi une trêve de son côté. Depuis le 18 novembre se déroulent des pourparlers entre FARC et gouvernement colombien. Ce dernier a refusé d’instaurer un cessez-le-feu, considérant que les rebelles l’utiliseraient pour réarmer. Les deux parties sont d’accord sur le constat, celui d’une répartition inégale des terres, mais pas sur la façon de le régler. Le gouvernement souhaite une fin des négociations en novembre ; les rebelles jugent les enjeux trop complexes pour qu’une échéance soit clairement fixée. Le gouvernement colombien souhaite l’abandon par les FARC de leur combat armé, commencé en 1964. Depuis cette date, 600 000 personnes sont mortes dans les affrontements.

Explosion de rayons gamma au 8e siècle

L’an dernier, des chercheurs ont découvert que certains vieux cèdres du Japon contenaient un niveau particulièrement élevé de carbone 14 (radioactif) et que la glace de l’Antarctique contenait, elle, un niveau très élevé de béryllion 10. Ces deux substances sont présentes lorsque d’intenses radiations frappent les atomes dans l’atmosphère. Elles suggèrent qu’une explosion s’est déroulée dans l’espace et a frappé notre planète. Les scientifiques ont reconstitué qu’elle avait eu lieu entre 774 et 775, durant le Moyen-Age. Les causes de cette explosion ont fait l’objet de diverses hypothèses (supernova – explosion d’une étoile –, explosion dans le soleil). La dernière en date serait une collision entre des trous noirs. Cet événement ne survient qu’une fois tous les 10 000 ans dans une galaxie. Il est probable qu’à l’époque, nos ancêtres médiévaux n’aient rien senti. Aujourd’hui, si une telle collision se produisait à nouveau, son impact serait supérieur, car elle affecterait les satellites. Elle pourrait même détruire la couche d’ozone. Mais la probabilité en demeure « extrêmement faible », selon l’un des chercheurs signataire de l’étude.

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