Nos éditions quotidiennes, dans leur forme actuelle, prendront fin le 31 décembre 2013.

Nous faisons le point sur les 18 derniers mois et le modèle actuel d'Evening Edition. Merci de votre soutien.

Jeudi 1 novembre 2012

Extension de l’Etat d’Urgence en Tunisie après les Attaques d’Islamistes

Le président tunisien, Moncef Marzouki, a annoncé aujourd’hui l’extension de l’état d’urgence en Tunisie à trois mois, jusqu’à fin janvier 2013. Depuis janvier 2011 et le renversement du régime du dictateur Ben Ali, l’état d’urgence n’a jamais été instauré ou prolongé pour une durée supérieure à 30 jours. L’extension à trois mois intervient en réponse à une vague d’attaques islamistes menées hier dans la capitale. Depuis septembre et une attaque contre l’ambassade des Etats-Unis revendiquées par des Salafistes, le gouvernement s’est engagé à lutter contre les violences islamistes. Mais l’extension de l’état d’urgence à trois mois suggère une détérioration de la sécurité en Tunisie. L’opposition accuse le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, d’être incapable d’enrayer la violence commise par les Salafistes, une branche radicale de l’Islam sunnite. Chose inédite, les policiers ont manifesté ce matin pour dénoncer les attaques dont ils se disent victimes et demander plus de moyens. Le Ministre de l’Intérieur a par ailleurs annoncé l’arrestation de quatre hommes accusés de préparer l’enlèvement de Juifs tunisiens pour en tirer une rançon.

Amnesty International : Violation des Droits Humains par le Nigeria dans sa Lutte contre Boko Haram

Dans un rapport publié aujourd’hui, l’ONG Amnesty International dénonce les atrocités commises par le Nigeria dans sa lutte contre les islamistes de Boko Haram qui cherchent à établir la loi islamique – la charia – dans le Nord du pays. Depuis 2009, les attaques menées par la secte ont fait des centaines de morts et constituent la principale menace pour la sécurité du premier pays producteur de pétrole en Afrique. Les forces de sécurité du gouvernement sont accusées de disparitions forcées, de torture, d’exécutions sommaires, d’incendies et de détention hors de tout cadre juridique. « La population vit dans un climat de peur et d’insécurité : elle est menacée par les attaques de Boko Haram et exposée aux violations des droits humains perpétrées par les forces de sécurité étatiques qui devraient la protéger », a déclaré le Secrétaire Général d’Amnesty International, Salil Shetty. Dans son rapport, l’ONG demande au gouvernement du Nigeria de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population contre les campagnes de terreur menées par Boko Haram dans le Nord et le Centre du pays mais « dans les limites fixées par la loi ». Le Nigeria rejette les accusations formulées par l’ONG.

Syrie : Propositions Chinoises pour Arrêter la Spirale de Violence

La Chine a indiqué avoir proposé de nouvelles initiatives pour mettre fin à la spirale de violence, lors de la visite de l’envoyé spécial des Nations Unies et de la Ligue Arabe, Lakhdar Brahimi, hier à Beijing. Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a évoqué « la mise en place d’un cessez-le-feu région par région et  phase par phase, et l’instauration d’une instance gouvernementale de transition ». Comme la Russie, la Chine a par trois fois bloqué une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui imputait à Bachar el-Assad la responsabilité des violences. Critiquée par des pays arabes pour son peu d’empressement à condamner les massacres, elle s’efforce aujourd’hui de montrer sa bonne volonté. « La Chine a toujours maintenu le principe d’une résolution pacifique du problème syrien. Les forces anti-gouvernementales doivent conclure la paix par le dialogue, et non par l’intervention armée », a commenté Guo Xian’gang, chercheur à l’Institut Chinois des Etudes Internationales, un think tank du gouvernement. Depuis le début du conflit, en mars 2011, le Centre de documentation des violations des droits humains en Syrie dénombre au moins 32 000 morts. La dernière tentative de cessez-le-feu, pour la fête du sacrifice fin octobre, a échoué.
Syria

Embuscade contre un Gardien de Prison en Irlande du Nord, Tensions Ravivées

En Irlande du Nord, la sécurité et la classe politique attribuent aux dissidents républicains catholiques, partisans d’un rattachement de la partie Nord de l’île à la République d’Irlande, le meurtre d’un gardien de prison, survenue ce matin sur l’autoroute M1, alors que l’homme se rendait à son travail. Les circonstances de l’embuscade, terme actuellement employé, sont encore en cours d’élucidation. Nombre de dissidents républicains sont incarcérés dans la prison de Maghaberry, où David Black travaillait. Ce lieu de détention sous haute sécurité focalise le mécontentement des prisonniers républicains et des républicains radicaux de Continuity IRA, qui prétendent incarner aujourd’hui la véritable branche armée républicaine ; ces radicaux sont en désaccord avec la stratégie d’apaisement du Sinn Fein. La mort de Black éveille la crainte de voir se produire d’autres attentats. Le dernier meurtre d’un gardien de prison par les paramilitaires remonte à 1993.

Droit de Vote à 16 Ans en Argentine

La chambre basse du Parlement argentin a adopté hier soir l’abaissement de la majorité électorale de 18 à 16 ans, par 131 voix contre 2, après le départ de plusieurs membres de l’opposition. L’élargissement du corps électoral, qui concerne un million de personnes, devrait favoriser le parti de la présidente au pouvoir, Cristina Fernandez de Kirchner, lors des élections législatives de mi-mandat de 2013. Cristina Fernandez n’a pas encore exclu une modification de la Constitution, demandée par ses partisans, afin de pouvoir se présenter à un troisième mandat, en 2015. Les élections législatives de 2013 constitueront un test. Depuis sa réélection l’an dernier avec un score de 54%, la présidente membre du parti péroniste a vu sa popularité chuter à 25% en raison de la détérioration de la situation économique ; mais aucune figure d’opposition convaincante n’a jusqu’à présent émergé. L’opposition voit dans l’abaissement du droit de vote une mesure populiste et une manoeuvre électorale. Le vote reste obligatoire en Argentine uniquement pour les électeurs qui ont entre 18 et 70 ans.

 

Share on Twitter    Share on Facebook