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Mardi 16 octobre 2012

Défense de Karadzic devant le T.P.I.Y.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, comparaît aujourd’hui devant le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (T.P.I.Y.), à La Haye. Il risque la prison à perpétuité. L’ancien leader est poursuivi pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité durant la guerre de Bosnie (1992-1995) où 100 000 personnes ont trouvé la mort. L’accusation de génocide concerne le massacre de Srebrenica, qui, en 1995, avait causé la mort de 7000 hommes et garçons musulmans en Bosnie, devenant ainsi le plus grand massacre en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Radovan Karadzic est également poursuivi pour le siège de la ville de Sarajevo (12 000 morts). Il a été arrêté en 2008 dans un bus à Belgrade après 13 années de vie dans la clandestinité. Il nie les actes dont il est accusé, estimant qu’il devrait plutôt être « récompensé » pour ce qu’il a fait : « J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour arrêter la guerre et soulager les souffrances humaines », a-t-il déclaré aujourd’hui à La Haye. Pour se défendre, Radovan Karadzic bénéficiera de 300 heures, et compte appeler 300 témoins. En juin, il a été acquitté de l’accusation de génocide contre les populations non serbes des municipalités de Bosnie. L’ancien commandant militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, comparaît lui aussi à La Haye.

Attentat de Benghazi : Clinton Reconnaît sa Responsabilité

La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a reconnu sa responsabilité dans les failles de sécurité qui ont permis l’attentat de Benghazi, en Libye, dans lequel l’ambassadeur américain et trois diplomates ont trouvé la mort le 11 septembre dernier : « J’assume la responsabilité » des attaques, a déclaré la cheffe de la diplomatie américaine, prenant soin d’exonérer le président américain, Barack Obama, et son vice-président, Joe Biden : « J’ai la charge d’un ministère de plus de 60 000 personnes (…) Le président et le vice-président ne sont pas au courant des décisions spécifiques sur la sécurité. Ils sont là pour apprécier les menaces, les risques et les besoins que nous avons, et pour prendre des décisions en conséquence. » Le camp républicain n’a eu de cesse de pointer les failles de sécurité des Démocrates. La question a ressurgi le 11 octobre lors du débat qui a opposé Joe Biden à son adversaire républicain Paul Ryan. Le candidat républicain Mitt Romney rappellera certainement ces manquements dans le deuxième débat qui doit l’opposer ce soir à Barack Obama. A trois semaines du scrutin, les candidats sont donnés au coude à coude dans les sondages depuis la mauvaise performance du président sortant, le 3 octobre, à Denver.

U.E. : Google Doit Améliorer ses Politiques de Confidentialité

Les autorités européennes de protection des données ont indiqué à Google qu’il ne protégeait pas suffisamment la vie privée de ses utilisateurs. Conduite pour le compte des pays de l’Union Européenne par la Commission Nationale Informatique et Liberté (C.N.I.L.) française, une autorité administrative indépendante chargée de la protection de la vie privée, l’enquête a montré que Google ne donnait pas assez d’information à ses utilisateurs sur les données collectées, leur combinaison et leur utilisation : Google doit donner « une information plus claire » et « offrir aux utilisateurs un meilleur contrôle de la combinaison de données entre les nombreux services » proposés, a indiqué la C.N.I.L. dans un communiqué. L’entreprise californienne doit également modifier « les outils utilisés afin d’éviter une collecte excessive de données ». Le 1er mars 2012, Google fusionnait les politiques de confidentialité de 60 de ses services, entraînant l’ouverture d’une enquête de la C.N.I.L. Google a entre trois et cinq mois pour procéder aux modifications, faute de quoi, les régulateurs européens engageront des sanctions, a précisé la présidente de la C.N.I.L., Isabelle Falque-Pierrotin.

Schäuble Evoque un Plan de Réforme de l’U.E.

Juste avant le début du conseil européen jeudi à Bruxelles, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, montre qu’il est déterminé à réformer durablement l’Union européenne (U.E.) : « Nous devons maintenant faire un pas décisif en direction d’une union fiscale qui ira au-delà des propositions faites jusqu’à présent », a-t-il déclaré lundi soir. Schäuble souhaite donner au commissaire européen aux affaires économiques et monétaires un rôle aussi important que celui du commissaire à la concurrence, qui peut prendre des décisions sans l’accord des autres commissaires. Concernant les budgets des Etats membres, le commissaire aux affaires économiques et monétaires aurait un droit de veto si les projets qui lui sont soumis sont par trop déficitaires. Enfin, le Parlement, seul organe démocratique de l’U.E., devrait être associé en amont aux projets d’envergure. Prises séparément, ces mesures n’ont rien de nouveau. Leur force vient désormais de l’importance que leur accorde Wolfang Schäuble, qui en a informé au préalable les quatre hommes les plus importants de la zone euro, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de l’eurogroupe, Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi. La mise en œuvre des réformes implique une modification des traités européens. Elle pourra sans doute difficilement se faire à 27. Cela renforce l’idée d’une construction européenne à deux vitesses, avec les pays de la zone euro d’un côté, au nombre de 17 aujourd’hui, et le reste des pays de l’U.E. Cette idée, défendue par Herman Van Rompuy en juin 2012, est portée par le premier ministre britannique David Cameron, qui s’y est dit favorable le 7 octobre.

Fin des Permis de Sortie pour les Cubains

Cuba a annoncé aujourd’hui la fin des permis de sortie pour ses citoyens qui désirent se rendre à l’étranger. Seuls seront requis un passeport et un visa. La mesure doit entrer en vigueur le 14 janvier 2013. Les Cubains pourront également rester jusqu’à 24 mois à l’étranger sans renouveler leurs papiers, contre 11 mois actuellement. Ces nouvelles dispositions ne s’adressent cependant pas aux personnes hautement qualifiées, comme les médecins. Les opposants au régime risquent eux aussi de ne pas pouvoir profiter de cet allègement des restrictions. Cette mesure, annoncée au moment du 50ème anniversaire de la crise des missiles de Cuba qui avait failli provoquer une guerre nucléaire entre les Etats-Unis et l’Union soviétique en octobre 1962, s’inscrit dans une timide politique d’ouverture mise en place par Raul Castro, frère de l’ancien président Fidel Castro, depuis son arrivée au pouvoir, en 2008.

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